04.03.2012

Tutoriel Apprivoiser Facebook et 13 conseils pour protéger son identité numérique sur Internet

 

usager de l'espace multimédia devant l'ordinateurL’Espace Multimédia du Canton de Rocheservière (en Vendée) labellisé ERN (Espace Régional Numérique Pays de La Loire) propose en complément de son atelier d’initiation pour les publics au réseau social Facebook, un tutoriel de 5 pages (en pdf) pour comprendre et utiliser ce service en ligne : Apprivoiser Facebook.

 

13 conseils pour protéger son identité numérique sur Internet

 

Ce tutoriel Facebook s’attache au paramétrage et fonctions principales liées au compte profil créé. Il propose captures d’écran et éléments textuels explicatifs En fin de document, un aspect pédagogique intéressant permet de faire le point sur ce que recouvre le terme identité numérique sur Internet et délivre 13 conseils pour son identité numérique sur Internet.

 

Sommaire du tutoriel : Apprivoiser Facebook :

 

  • Présentation de Facebook
  • Créer son profil Facebook
  • L’interface Facebook
  • Les mises à jour du statut de votre mur
  • La messagerie personnelle
  • La page de votre profil
  • Les applications
  • Sécuriser son profil Facebook
  • Vie privée et identité numérique sur Internet
  • 13 conseils pour protéger son identité numérique sur Internet

Source

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03.03.2012

Surfer Prudent

 

L'association suisse, Action Innocence, a lancé en octobre 2011 le site SurferPrudent dont l'objectif est d'informer les jeunes sur les aspects positifs et négatifs de la navigation en ligne. La page d'accueil du site donne ainsi accès à huit grandes thématiques : réseaux sociaux, jeux, téléchargement, recherche d'informations, blogs, , tchats, téléphone portable et achats. Cette ressource représente également un réservoir d'informations non négligeable pour les adultes, les parents ainsi que les professionnels de l'éducation, de la santé et du social.

 

logo surfer prudentSuite aux constats effectués sur le terrain dans le cadre d'opérations de sensibilisation dans les établissements de Suisse romande, l'association Action Innocence a créé fin 2011 un nouvel outil baptisé SurferPrudent pour répondre aux besoins d'informations des plus jeunes et des moins jeunes en matière d'usage des TIC.

Huit thèmes principaux

Sur la page d'accueil au graphisme moderne et attrayant on distingue clairement 8 rubriques spécifiques formant un équivalent de sommaire : réseaux sociaux, jeux, recherche d'informations, blogs, téléchargement, tchats, téléphone portable, achats. Chacun de ces thèmes est présenté de manière synthétique : proposition d'une définition et présentation des avantages et des risques potentiels symbolisés par des "+" et des "-". Certaines sous-rubriques visibles au bas de chaque encadré permettent d'accéder à des contenus spécifiques et à des informations détaillées sur les données personnelles, les contenus choquants, le cyberharcèlement et autres problématiques sensibles et récurrentes sur Internet.

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02.03.2012

Le site du Musée du Louvre fait peau neuve

Le site du Musée du Louvre fait peau neuve avec une logique qui répond davantage aux besoins des internautes. Cette nouvelle mouture du site du Musée du Louvre accorde une place particulière aux visuels que ce soit des photos, des vidéos mais également les visites virtuelles de collections. La navigation au sein du portail a été revue via un moteur de recherche « loupe » disponible en permanence sur le menu de droite de chaque page, un espace personnel gratuit sur inscription et des ressources pédagogiques, pour les enfants et adolescents, les étudiants, enseignants et médiateurs.

Site du Musée du Louvre : ouverture sur les réseaux sociaux

Tout musée souhaite que son site Internet fasse le lien avec les visites non virtuelles. Pour le Louvre, cette ambition est clairement affichée. Dès la page d’accueil du site officiel du Musée du Louvre, l’internaute peut découvrir les actualités du musée, découvrir le fil Twitter et la page Facebook du célèbre lieu culturel et ainsi interagir et échanger avec le personnel du musée et les autres amateurs et professionnels du monde de l’Art.

Espace personnel Mon Louvre à créer

De larges vignettes invitent aux visites virtuelles et à la découverte d’oeuvres via un système de navigation fluide et ergonomique. Via le module « Mon Louvre », la création d’un espace personnel (sur simple inscription au site) permet d’organiser son artothèque d’oeuvres et de pages favorites.

Site du Musée du Louvre et pédagogie

L’onglet Enseignants donne accès à un contenu permettant d’organiser sa visite non virtuelle au sein du musée (formations, activités, réservations, visites commentées…). La rubrique Arts et Éducation s’intéresse quant à elle à mettre à disposition des ressources pédagogiques en ligne : dossiers multimédia interactifs, le Louvre raconté aux enfants, mini-sites d’expositions ou d’évènements ainsi que des Média Dossiers. Certains espaces Web seront prochainement alimentés en contenus ludiques et pédagogiques.

Source : NetPublic

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01.03.2012

Droit et photographie

Blog thématique

 

droit et photographieJoëlle Verbrugge, avocate et auteur-photographe, édite un blog original à la croisée de ces 2 thèmes : Droit et Photographie. Comme son nom l’indique, son auteur y publie des articles sur les aspects juridiques de la photographie. Parmi les points évoqués, on retrouve des préoccupations qui concernent les EPN et le grand public : quid du Droit à l’image et du Droit d’auteur sur Internet relatif aux clichés ?

 

Droit à l’image : des ressources et cas juridiques analysés

 

Outre, des contenus sur les 2 sujets précédemment cités, l’avocate Joëlle Verbrugge propose des analyses juridiques notamment de sites Internet qui diffusent de la photos… avec une interrogation plus générale et des réponses sur le point : diffusion en ligne : quelles conséquences juridiques ?

 

Le blog Droit et Photographie se veut tout à la fois informatif, didactique et porteur de conseils. Fait à souligner : il s’intéresse aussi bien au Droit français qu’au Droit belge. Quelques articles intéressants en ligne relatifs au Droit et à l’internet présents sur cet espace Web :

 

 

29.02.2012

Sécurité sur les réseaux sociaux : dossier Educaguide

securite sur les reseaux sociauxEduca.ch, serveur suisse de l’éducation (SSE) a publié en novembre 2011, un nouvel Educaguide : Safersurfing : Sécurité sur les réseaux sociaux (20 pages, en pdf) diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Ce dossier élaboré en collaboration avec la Prévention Suisse de la Criminalité est consacré aux réseaux sociaux privés (Facebook…) et aux questions de responsabilité sur Internet aussi bien pour les adultes que pour les adolescents.

L’Internet n’oublie jamais rien

L’Educaguide Safersurfing : Sécurité sur les réseaux sociaux reprend les éléments principaux de la campagne en ligne de la PSC « Netlog, Facebook and co : sûr et certain! » qui s’adresse aux enfants, adolescents, parents et aux professionnels du monde éducatif. Les éléments de prévention fournis par le dossier sont orientés vers des messages forts : l’Internet n’oublie jamais rien ; les informations circulent et peuvent être transformées en un rien de temps ; l’expérience virtuelle est aussi une réalité ;  sur Internet, on n’est jamais « rien qu’entre soi ». L’Educaguide définit aussi des termes concrets (et comment réagir) : la cyber-intimidation, la cyberaddiction…

Il est également proposé des liens vers des articles ressources et des suppléments d’information sur la page de présentation de l’Educaguide Safersurfing : Sécurité sur les réseaux sociaux.

Source : NetPublic

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14.11.2011

Le cloud computing : quelques exemples d'utilisation

Nuage
Économie numérique

Dans le cadre de notre dossier sur le cloud computing, nous avons réalisé une infographie détaillant les utilisations possibles du nuage au travers de quatre exemples : dans une start-up, dans une PME, à la maison et dans une mairie.

Nous vous proposons de la découvrir ci-dessous :

 

 

> En résumé :

Dans une start-up, le nuage permet de se concentrer sur le cœur de son activité. La start-up loue, en fonction de ses besoins, des capacités informatiques auprès d’un opérateur cloud et ne paie que ce qu’elle consomme : sa consommation s’adapte ainsi avec rapidité et flexibilité.

Dans une PME, le nuage permet d’avoir accès à de nombreux services logiciels sans pour autant avoir besoin d’investir dans des infrastructures informatiques spécifiques. Leur consommation est faite à la demande et est payée à l’usage.

A la maison, le nuage est déjà là, par exemple en consultant nos emails, en archivant des vidéos ou des photos sur le Web ou encore en discutant sur les réseaux sociaux.

Dans une mairie, le nuage permet de mettre très rapidement de nouveaux services à la disposition des citoyens, grâce à un catalogue d’applications en ligne qu’il suffit de choisir et de personnaliser pour pouvoir les utiliser.

« Nuage » public et privé, virtualisation ou open data… le vocabulaire associé au cloud computing peut sembler obscur. Voire le thème en lui même.

C’est pourquoi nous vous proposons un glossaire sur la question :

> Qu’est-ce que le cloud computing ?

Le cloud computing ou informatique en nuage consiste à fournir des capacités de traitement informatique sous la forme d’un service à la demande, auquel l’utilisateur accède grâce à une connexion Internet, sans avoir à gérer l’infrastructure sous-jacente. Les applications et les données ne se trouvent plus forcément sur un serveur informatique local mais dans un « nuage », composé de plusieurs serveurs distants interconnectés au sein de fermes de serveurs géantes.

> Quelle différence entre « nuage » public et privé ?

Un nuage est public quand il est opéré par des fournisseurs de services cloud. Le nuage public donne aux clients la possibilité de déployer et d’exploiter des applications en ne payant que pour les ressources utilisées.

Un nuage est privé quand il est déployé dans le centre de données du client – entreprise ou administration.

> Qu’est-ce que la virtualisation ?

C’est un procédé qui consiste à faire fonctionner sur un seul serveur physique plusieurs systèmes d’exploitation et leurs applications et à recréer ainsi plusieurs ordinateurs virtuels sur une même machine. La virtualisation, couplée à l’automatisation des tâches, sont à la base du cloud computing.

> Et l’open data dans tout ça ?

C’est la mise à disposition de données publiques sur des plateformes Internet dédiées. Guidée par des principes de transparence et de stimulation économique, l’ouverture des données conduit à la création de nouveaux services pour les citoyens ainsi que de nouvelles opportunités commerciales pour les entreprises.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

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Certes les avantages générés par le Cloud Computing en termes d’externalisation des traitements, de virtualisation des systèmes, voire de paiement à l’usage ne sont pas négligeables. On pourrait y ajouter l’ubiquité vis-à-vis des réseaux, ainsi qu’un déploiement rapide. Mais il n’en demeure pas moins trois risques majeurs que sont : le risque sécuritaire, le risque de perte de compétence, l’absence d’interopérabilité, lesquels à cette heure n’ont pas encore trouvés de solution satisfaisante

De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

ClipboardA.jpgQuels sont les freins à la virtualisation du poste de travail pour les services de l'état ? les réponses d'Evelyne Rogue, enseignante et référent numérique.

Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier du Monde Informatique à ce sujet

A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

31.10.2011

Quelques facteurs clefs de succès pour une politique d'opendata

opendata
Économie numérique

Nous poursuivons notre exploration de la galaxie opendata, entamée par un entretien avec Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris, qui nous a annoncé la future mise en ligne de jeu de données à Paris.

Nous avons interrogé deux acteurs clefs du mouvement opendata au Canada, David Eaves, qui a fortement contribué au lancement de la politique d'opendata à Vancouver, et Chris Moore, à la tête des systèmes d'information de la ville d'Edmonton. Et nous avons identifié, avec eux, quelques-uns des facteurs clefs de succès pour initier et développer une politique d'opendata pour des acteurs publics.

1. Une volonté politique forte

La scène se passe au conseil municipal de Vancouver, le 19 mai 2009. Dans une démarche alors totalement inédite, les élus de cette ville de 600 000 habitants de la côte ouest du Canada, s’accordent pour voter une « charte » solennelle, consacrant l’engagement de la ville à ouvrir ses données - elle est ici, au format PDF.

Onze « considérants », trois grands principes, et six actions à mener formalisent, noir sur blanc, l’une des politiques d’opendata les plus ambitieuses adoptées par une collectivité locale - elle a d'ailleurs été depuis imitée, notamment par la ville de Paris.

Explication de David Eaves, 35 ans, l’un des rédacteurs de cette charte, et un des « gourou » du mouvement opendata au Canada :

« L’un des objectifs était, à court terme, de consacrer un engagement permettant de lancer des travaux concrets, et d’aboutir à des réalisations rapidement. »

2. L’exemple par la preuve

Même les données les plus triviales en apparence peuvent trouver un intérêt immédiat pour la collectivité. Exemple avec l’application Van-Trash, qui propose aux habitants de Vancouver un système d’alerte pour les avertir du jour de passage des éboueurs dans leur secteur, sur une carte :

vantrash

Cela n’a l’air de rien en apparence, mais, à mesure que les habitants utiliseront ce système, l’efficacité des tournées programmées par la municipalité sera renforcée et cela lui évitera de devoir envoyer des « tournées » de ramassage des poubelles supplémentaires, et très coûteuses.

Décryptage de David Eaves :

« C’est le début d’un vrai cercle vertueux. Les politiques, en voyant ce genre d’applications, et les économies qu’elles peuvent permettre, sont incités à accélérer le processus. Plus de données, ce sont plus d’applications, donc plus de start-up mobilisées. Et, au final, de meilleurs services rendus au citoyen ! »

3. Mobiliser un écosystème

Tout cela suppose toutefois une condition de taille : la formation d’un écosystème de développeurs. C’est lui qui, en construisant des applications, jouera le rôle de médiation entre les citoyens et les données. Il s’agit donc à la fois d’une création de sens et de valeur.

« À Vancouver, la communauté opendata, qui préexistait à la politique municipale, a été mobilisée dès les premières réflexions, lors de la rédaction de la charte adoptée en conseil municipal, notamment. Mais nous programmons également des réunions, au format atelier, associant à la fois politiques, communauté de développeurs et citoyens : tout le monde est invité à donner des idées, une forme de mobilisation nouvelle et efficace »

4. Profiter des innovations structurelles

Le cloud computing, accélérateur de l'ouverture des données publiques ? Chris Moore, le CIO d’Edmonton, l'une des premières villes à avoir fait le choix du développement d’une politique d’opendata basée à 100 % sur des technologies cloud, en est convaincu.

Dans sa ville, entre le moment où la volonté politique a été actée, et la publication des premiers jeux de données, trois petites semaines seulement se sont écoulées. Explication : Edmonton a choisi d’héberger les données et les applications hors des serveurs de la ville, dans une solution 100% cloud.

Décryptage de Chris Moore :

« Nous voulions aller vite ! Le choix d’infrastructures propres aurait été beaucoup trop long et fastidieux. Le cloud nous a semblé une solution naturelle, une manière logique d’étendre notre écosystème en ligne. Tout cela était vraiment presque déconcertant de facilité... Notre métier, ce n’est pas de faire de l’informatique, encore moins de la maintenance de serveurs. Mais de saisir tout le potentiel de la technologie pour proposer de meilleurs services aux citoyens.»

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

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De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

ClipboardA.jpgQuels sont les freins à la virtualisation du poste de travail pour les services de l'état ? les réponses d'Evelyne Rogue, enseignante et référent numérique.

Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier du Monde Informatique à ce sujet

A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

17.10.2011

Sécurité, confidentialité, souveraineté : les questions-clés du cloud

Cloud
Économie numérique

(visuel licence CC, Nuage par Pink Sherbet Photography)

Si le nuage a encore une bataille à livrer, ce sera celle de la confiance. À partir du moment où les données quittent l’espace clos, connu et maîtrisé par l’utilisateur (le siège social de l’entreprise, le site de l’administration centrale, le centre d’hébergement du prestataire informatique...), il est légitime, pour lui, de s’interroger : ces informations sont-elles bien protégées ?

N’y a-t-il pas des risques d’intrusion ? de pertes ? de dégradation ? Dans le cas de données gouvernementales se pose également, avec une acuité renouvelée, la question de la souveraineté nationale : comment s’assurer du juste contrôle de données qui transitent en permanence entre différentes fermes de serveurs, aux quatre coins du globe ?

Bien sûr, le cloud computing n’est pas une zone de non-droit. Comme le rappelle Arnaud David, avocat chez August & Debouzy :

« Les réglementations européennes et françaises en matière de protection des données personnelles s’appliquent au cloud computing, et plus particulièrement, les dispositions encadrant le transfert de données. Ces réglementations imposent notamment que l’intégrité et la sécurité des données soient garanties lors des transferts ».

Évidemment, le bon sens veut – et c’est d’ailleurs l’avis de l’ensemble des experts – que ces données soient, en réalité, bien mieux surveillées chez des spécialistes des data centers que dans des entreprises dont la sécurité n’est pas le métier.

Pour autant, force est de constater qu’il demeure une incertitude juridique et réglementaire dont les États doivent s’emparer.

« Le secteur privé ne peut pas répondre seul à ces défis. Les pouvoirs publics joueront un rôle-clé, non seulement en se servant de l’informatique dématérialisée pour améliorer ses services et accroître leur transparence, mais aussi en modernisant la législation pour s’adapter à la technologie », rappelait ainsi, en janvier 2010, Brad Smith, vice-président et directeur juridique de Microsoft.

D’où son appel aux pouvoirs publics, et notamment à l’Union Européenne, pour mettre en place un cadre réglementaire cohérent dans le cloud, qui garantisse la protection des données et le respect de leur intégrité.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

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Certes les avantages générés par le Cloud Computing en termes d’externalisation des traitements, de virtualisation des systèmes, voire de paiement à l’usage ne sont pas négligeables. On pourrait y ajouter l’ubiquité vis-à-vis des réseaux, ainsi qu’un déploiement rapide. Mais il n’en demeure pas moins trois risques majeurs que sont : le risque sécuritaire, le risque de perte de compétence, l’absence d’interopérabilité, lesquels à cette heure n’ont pas encore trouvés de solution satisfaisante

De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

ClipboardA.jpgQuels sont les freins à la virtualisation du poste de travail pour les services de l'état ? les réponses d'Evelyne Rogue, enseignante et référent numérique.

Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

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A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

14.09.2011

La tentation du Cloud



L’informatique « en nuage » sera-t-il un accélérateur d’innovation, d’économies, d’agilité, de nouveaux services aux citoyens ? Quels sont ses avantages, et sur quels points doit-on rester vigilant ? Réponses aux questions que vous vous posez en matière de sécurité, de souveraineté, de réversibilité et d’ouverture des données.
Philippe ROUX, Responsable marketing solutions, HP
Roland SENEOR, Directeur du Réseau Très Haut Débit, Plateau de Saclay
Jean-Yves VERN, responsable “informatique et télécommunications” du syndicat mixte de coopération territoriale e-megalis
Vidéo

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Certes les avantages générés par le Cloud Computing en termes d’externalisation des traitements, de virtualisation des systèmes, voire de paiement à l’usage ne sont pas négligeables. On pourrait y ajouter l’ubiquité vis-à-vis des réseaux, ainsi qu’un déploiement rapide. Mais il n’en demeure pas moins trois risques majeurs que sont : le risque sécuritaire, le risque de perte de compétence, l’absence d’interopérabilité, lesquels à cette heure n’ont pas encore trouvés de solution satisfaisante

De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

ClipboardA.jpgQuels sont les freins à la virtualisation du poste de travail pour les services de l'état ? les réponses d'Evelyne Rogue, enseignante et référent numérique.

Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

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A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

09.09.2011

Comment les lycéens utilisent-ils Internet ?

Reportages pédagogiques de l’Académie de Versailles

logo de la WebTV de l'Académie de VersaillesComment les lycéens utilisent-ils internet ? A cette question, la WebTV de l’Académie de Versailles (SCEREN-CRDP de Versailles) répond avec 5 vidéos qui permettent de comprendre les pratiques technologiques et logiques d’utilisation des outils par les adolescents.

Dans ces vidéos, la parole est donnée aux jeunes sous forme de témoignages. On peut ainsi découvrir (ou redécouvrir) quelles sont les tendances actuelles d’appropriation d’internet, de l’informatique et de la mobilité connectée chez les adolescents lycéens.

Ces reportages pédagogiques produits par l’Académie de Versailles montrent les « mono-pratiques » internet chez certains adolescents notamment l’attachement très fort au média et à la marque Facebook pour publier, communiquer avec ses pairs, rechercher sur Internet et afficher une identité virtuelle.

Les reportages vidéo publiés :

 

Que fais-tu sur internet ? 1/5
Durée : 1 mn 21 s
Communiquer, rechercher, partager via les réseaux sociaux… Les lycéens décrivent leurs usages quotidiens d’internet.
http://webtv.ac-versailles.fr/?id=741

Rechercher sur internet 2/5
Durée : 1 mn 50 s
Moteurs de recherche, informations, médias…Les lycéens expliquent leur démarche de recherche en ligne.
http://webtv.ac-versailles.fr/?id=740

Communiquer avec internet 3/5
Durée : 1 mn 30 s
Facebook, messagerie, partage… Comment les lycéens utilisent-ils internet pour communiquer ?
http://webtv.ac-versailles.fr/?id=739

Publier sur internet 4/5
Durée : 2 mn 24 s
Réseaux sociaux, conditions d’utilisation, droits…Les lycéens parlent de leurs publications sur internet.
http://webtv.ac-versailles.fr/?id=738

Identité numérique 5/5
Durée : 1 mn 50 s
Profil, veille, publications, intimité…Les lycéens s’interrogent sur leur identité numérique.
http://webtv.ac-versailles.fr/?id=737

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

08.09.2011

Sensibiliser les jeunes à un usage responsable d’Internet :

démarche pédagogique d’élaboration de contenus par les jeunes (Académie de Versailles)

en-tête du siteDocumentation, site des professeurs documentalistes de l’Académie de Versailles, présente une démarche de formation des élèves à un usage responsable d’Internet s’inscrivant dans le cadre des TRAAM (travaux académiques mutualisés). Ces travaux ont pour objectif de favoriser entre les académies la mutualisation de la réflexion et des pratiques concernant l’usage des Technologies de l’Information et de la communication.

Le travail s’est orienté sur 2 thématiques : identité numérique et Presse en ligne :

  • L’une centrée sur Facebook afin d’amener les élèves à distinguer vie privée et vie publique et les inviter à prendre conscience qu’Internet est une sphère publique et qu’on y laisse des traces.
  • L’autre intéressée par la presse dite « Pure player » avec l’obligation de définir cet objet d’étude, de résoudre un certain nombre de questions (comment distinguer l’info de l’information-communication ? Que faire des commentaires aux articles ? le citoyen est-il journaliste ?…).

Chacun des groupes de travail a élaboré des scénarios. Le choix a été fait, pour le thème de l’identité numérique, de travailler sur les traces laissées en ligne par un auteur de littérature jeunesse, notamment par l’utilisation des réseaux sociaux.

L’approche pédagogique permet la production d’un contenu spécifique et concret par les jeunes, de conseils pour un usage responsable d’Internet. Ce type d’atelier peut trouver sa place au sein d’un EPN (espace public numérique) comme on peut le constater avec cet exemple du scénario pédagogique pour les classes de 6e :

« L’objectif est de réfléchir à la notion d’identité numérique pour produire une liste de « bonnes pratiques » d’internet (conseils).

1) 2 étapes d’observation :
– Les élèves, jeunes « détectives privés », effectuent des recherches sur un auteur jeunesse (Carina Rozenfeld), puis classent les informations trouvées en 2 catégories : vie publique ou vie privée, en vue de rédiger une notice biographique sur cet auteur.
– Lecture de l’article du Tigre sur « Marc L. » qui met au jour la vie privée d’un anonyme
2) Réflexion et production : considérant l’ensemble des observations (y compris en échangeant sur leurs propres pratiques), les élèves rédigent une liste de conseils pour protéger sa vie privée, maîtriser son identité numérique et se servir d’Internet avec discernement. »

Les productions du groupe de travail (en pdf) peuvent être utilisés dans le cadre d’ateliers ou d’animations sur la sensibilisation des jeunes à un usage responsable d’Internet :

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

06.09.2011

L’Internet responsable :

Utilisation d’internet et des outils de communication : du contexte juridique à l’éducation citoyenne (ESEN)

vidéo internet responsableL’École supérieure de l’éducation nationale (ESEN) propose un dossier en ligne intitulé : L’Internet responsable. Utilisation d’internet et des outils de communication : du contexte juridique à l’éducation citoyenne. 8 vidéos présentent des foires aux questions (FAQ) organisées autour de situations-problèmes rencontrées sur le terrain scolaire.

Dans chacune d’elles, Christophe, journaliste, et Émilie, juriste, abordent les problèmes juridiques posés par chaque situation :

En complément sont présentées les principales notions juridiques abordées dans chaque situation professionnelle, extraites du glossaire vidéo « Le mot du juriste » (clips de 2 à 5 minutes) :

L’ensemble du projet est le fruit d’une collaboration ESEN/Scéren-CNDP/CNED.
Source et pour en savoir plus : cliquez ici

05.09.2011

Mediapte, parcours en ligne d’éducation aux médias

L’association APTE (les écrans, les médias et nous) basée à Poitiers et spécialisée dans l’éducation à l’image, l’éducation aux médias et la visualisation de l’information a lancé en mai 2001 un parcours d’éducation au médias (en accès libre) via le site Mediapte, parcours média.

Chaque parcours est l’occasion d’une promenade (virtuelle) étape par étape avec vidéos et images, jeux et exercices avec pour objectif d’apprendre à exercer un regard critique sur les différents médias. Le dispositif comporte un accompagnement à l’éducation à la citoyenneté sur Internet sur un mode interactif.5 parcours sont déjà disponibles : fonctionnement des images, autour de la perception, découvrir l’art vidéo, les médias nous racontent… auxquels viendront s’agréger prochainement d’autres modules.

Mediapte, parcours média bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative et de la Ville de Poitiers.

Les contenus des parcours sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND.

(Via Ressources Jeunesse)

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

04.09.2011

Quel sens donner au monde des données ouvertes ?

CR2
Les rencontres RSLN
Quel sens donner au monde des données ouvertes ?

Nous terminons la publication des vidéos tirées de la conférence L’Open Data, et nous, et nous et nous ?, que nous avons organisée le 17 mars avec le World e.gov Forum, au campus Microsoft.

Retour sur la première table ronde intitulée « Quel sens donner au monde des données ouvertes ? » et qui propose un tour d’horizon du potentiel et des valeurs du mouvement de l’Open Data.

Comment l’Open Data va t-il changer le lien gouvernants-gouvernés ? Quelle société pour demain, dans un monde où les données sont libérées ? Quelles conséquences pour la vie privée, la politique, les citoyens ou pour les entreprises ?

Réponses en vidéo.

Les participants (de gauche à droite sur scène) :

  • François Bancilhon, CEO de Data-Publica
  • Jean-Louis Missika, adjoint au Maire de Paris, en charge de l’innovation, de la recherche et de l’enseignement supérieur
  • Serge Soudoplatoff, responsable de la prospective numérique à la Fondapol
  • Michael Cross, journaliste et initiateur de la campagne « Free our data »

> L’Open Data, pilier du gouvernement 2.0

« L’Open Data est l’un des trois piliers du gouvernement 2.0, comme nous le montre l’exemple australien : il doit être associé à l’utilisation des outils 2.0, collaboratifs, pour plus de transparence, pour améliorer les relations entre l’administration et les citoyens. Il faut également une profonde transformation culturelle interne pour améliorer ces relations » explique Serge Soudoplatoff.

Il plaide pour « une intelligence collective : ce qui veut dire un changement radical des modes de gouvernance ».

> Une étape vers une nouvelle forme de gouvernance

Jean-Louis Missika explique que « l'ouverture des données est une brique dans la nouvelle collaboration entre politiques et citoyens ». Il interroge la logique de production et de coproduction de la ville.

« Comme le disait Bernard Stiegler [revoir la vidéo de son intervention], nous vivons une période de transformation profonde : c’est l’équivalent de la révolution de l’écriture ou de l’imprimerie. Ce type de rupture technologique modifie tous les secteurs : le commerce, les médias ou encore la politique » poursuit-il.

> Prévoir et faire réagir grâce à l’Open Data

Pour François Bancilhon, l’ouverture des données permet à une nouvelle société d’émerger :

« De plus en plus d’acteurs voient de plus en plus de données : tout le monde ne va pas nécessairement tout voir, mais les acteurs se multiplient, des politiques aux citoyens en passant par les entreprises. Et ces données permettent à la fois de faire réagir et de prévoir, ce qu’on fait trop peu ou mal pour l’instant. »

« On peut optimiser les grands systèmes et définir des stratégies pour prévoir l'avenir. Par exemple : anticiper une pénurie de médecins dans plusieurs années » explique t-il.

> Plus de données pour les journalistes : pas nécessairement une bonne chose ?

Revenant sur son expérience en tant que journaliste, notamment au Guardian, Michael Cross montre que si la libération des données peut aider les journalistes, elle n’est pas toujours bénéfique :

« L’Open Data change le journalisme car il permet un accès à beaucoup plus de données. Mais ce n’est pas nécessairement une bonne chose pour les journalistes, notamment parce que nous aimons découvrir des faits restés secrets. »

Il reprend en expliquant que « les journalistes n’ont pas toujours le temps d’analyser toutes ces données. Il faut remplir des pages avec moins en moins de journalistes et de plus en plus de données : les rédactions se tournent de plus en plus vers des organismes extérieurs pour faire ce travail ingrat ».

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03.09.2011

Quand l'opendata devient un modèle économique

captaindash
Économie numérique
(visuel : opendata stickers, par jwyg, licence CC)
 
Opendata, suite : après un voyage au Canada et à Paris, pour explorer les conséquences démocratiques du mouvement de mise à disposition de données publiques de toutes sortes via le web, voici une (petite) exploration de la dimension business de l'opendata.
 
Permettre aux industriels de la cosmétique, dont les ventes de certains produits sont corrélées aux variations d’émissions d’allergènes, de cibler leurs campagnes sur des zones sujettes à des pics de pollution plutôt que d'arroser sans discernement.
 
Voire : faire prendre conscience aux spécialistes ès marketing que la météo influe de façon très importante les ventes de certains produits alimentaires, et ce dans des proportions très différentes selon les régions.
 
Voilà l’idée de deux entrepreneurs, Bruno Walther, ex-président d’OgilvyOne, et Gilles Babinet, serial-entrepreneur à la française, qui, réunis dans la start-up CaptainDash, ont constuit un business model dont deux des éléments clefs sont l’opendata et le cloud computing.
 
Leur produit, c’est un tableau de bord qui croisera à la fois des données internes à l’entreprise (ventes, stocks…) et externes (géographie, santé publique, pollution, météo, politique…) ou toute autre qui sera jugée pertinente par ses clients. Objectif : permettre aux acheteurs d’optimiser la pression publicitaire. « On s'est rendu compte que la plupart des entreprises n'avaient pas d'instrument performant pour croiser toutes les informations dont elles disposaient », explique Gilles Babinet.
 
Leur analyse est simple : pas plus de 10 % des informations disponibles à l’intérieur des entreprises n’intéressent vraiment les gens du marketing. Le reste leur arrive de l’extérieur. Malheureusement, ils ne sont pas forcément conscients de tout ce qui pourrait être utile à leur choix de communication et encore moins capables de les synchroniser.
 
Une mutation de structure permet également à Captain Dash de mieux utiliser ces données : le phénomène cloud, tout simplement. Gilles Babinet présente une théorie à ce sujet : l’opendata va générer quantité d’idées de business.
 
Et avec le cloud, pas de problème pour les mouliner et en tirer profit. « Je suis convaincu qu’un jour, un type pourra monter un business de chez lui avec sa seule carte bancaire, et faire fortune. Et encore : ce n’est pas sûr qu’il ait besoin de dépenser un sou », lance même Gilles Babinet.
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De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

ClipboardA.jpgQuels sont les freins à la virtualisation du poste de travail pour les services de l'état ? les réponses d'Evelyne Rogue, enseignante et référent numérique.

Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier du Monde Informatique à ce sujet

A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

02.09.2011

Opendata à Paris : « Nous publierons une vingtaine de jeux de données avant la fin 2010 »

 

Jean-Louis Missika Opendata Paris
Économie numérique

(visuel : Jean-Louis Missika, par la Fondapol, licence CC)

Nous entamons la publication d'une série d'articles consacrés au mouvement de l'opendata par un entretien avec Jean-Louis Missika, adjoint au maire (PS) de Paris, chargé de l'innovation de la recherche et des universités.

Paris a engagé une réflexion sur la question, largement couverte sur internet : il nous semblait particulièrement intéressant de partir des expériences les plus proches... . Nous irons ensuite jeter un coup d'oeil à l'étranger, et notamment au Canada.

RSLNmag.fr : Le 8 juin 2010, le conseil municipal de Paris a examiné une délibération consacrant le principe général d’une « diffusion progressive des données » - voir la vidéo des échanges. Différents travaux devaient être entamés en ce sens. Où en est-on ?

Jean-Louis Missika : Nous avons engagé un travail de recensement des données, mené avec une double dimension : la recherche de bases de données techniquement utilisables, et socialement utiles. Nous avons progressé rapidement et nous avons identifié un certain nombre de données que nous allons mettre en ligne avant la fin de l’année 2010.

Ce temps a également été l’occasion d’une sensibilisation, en interne, à la question de l'ouverture des données. Après une première réaction plutôt réservée, notamment au regard des contraintes techniques, les équipes concernées ont été plutôt enthousiastes, et ont adhéré à cette volonté.

L’opendata soulève de nouveaux enjeux, que nous continuons encore à explorer en interne : la sécurité des données publiées, la question du respect de la vie privée, l’anonymat.

Concrètement, quelles données pourraient être diffusées ?

Jean-Louis Missika : Nous avons identifié une vingtaine de jeux de données répondant à ce double enjeu de technique et d’utilité et de fond. Il s'agit, par exemple, du catalogue des bibliothèques municipales, du plan de voirie, du rattachement des immeubles aux différents bureaux de vote... Pour l'instant, il s'agit principalement de domaines « grand public ».

Nous procèderons à des mises en ligne progressives : certains jeux de données vont nécessiter un petit travail d'amélioration de la qualité technique, qui n’est pas gratuit.

Quels sont les bénéfices attendus de cette politique ?

Jean-Louis Missika : Le premier enjeu est évidemment démocratique. Ouvrir les données, c'est un engagement de transparence. Mais si l'on y regarde bien, il ne s'agit de toute façon que de rendre aux citoyens ce qui leur appartient : les bases de données, ce sont eux qui les ont financées, via l'impôt !

L'enjeu est également économique. Attention, nous n’avons pas pour objectif principal de faire de l’argent en vendant des données, mais de stimuler la communauté des développeurs, des start-ups. C’est une invitation à innover, à investir.

Aux Etats-Unis, le marché de l'open data représente plusieurs milliards de dollars. Certaines start-ups pourront peut-être d'ailleurs acquérir des avantages comparatifs décisifs en développant des process de valorisation des données.

Lors de l’examen de cette délibération au conseil municipal, les débats ont notamment porté sur la question des licences qui encadreront la diffusion de ces données [lire un résumé ici, par exemple]. Y a-t-il eu des avancées ?

Jean-Louis Missika : Nous avons bon espoir d'aboutir rapidement ! Les administrations ayant mené une politique de diffusion des données ont fait des choix assez disparates en matière de licence, créant souvent leur licence spécifique. Nous avons quant à nous décidé, après des discussions avec la communauté, de nous orienter vers une licence appelée «Open Database License » [des éléments de définition sont disponibles ici, en anglais, NDLR].

C’est une licence libre communautaire, plus adaptée à l’Open Data que les Creative Commons, que nous utiliserons forts d’une conviction : nous ne voulons surtout pas créer un système complexe, où il serait quasi impossible de croiser des données venant de plusieurs sources différentes, en raison de licences incompatibles.

Mais cette licence « ODbL » n’existe pas encore en version française, et c’est précisément ce à quoi nous sommes en train de travailler, avec les juristes de la Ville et ceux de la communauté. Il ne s’agit pas uniquement d’une traduction « linguistique » : il faut réellement l’adapter au contexte juridique français, aux différents textes en application.

Nous devrons ensuite soumettre notre proposition de licence à l’ « Open Knowledge Foundation », qui devra la valider. Le travail que nous sommes en train de faire ne sera pas limité au seul cas parisien : cette version française de la licence pourra ensuite être adoptée par d’autres villes.

La communauté « opendata » est très active en ligne, et chacune de vos propositions est scrutée, commentée, décortiquée [voir quelques liens dans notre rubrique : « A lire ailleurs »]. C’est ça, la « politique 2.0 » ?

Jean-Louis Missika : Une politique d’opendata ne trouve son sens que lorsqu’une communauté se saisit des données diffusées, pour les examiner, créer des applications … Toute forme de mobilisation en ligne est donc pour nous un formidable encouragement : cela veut dire que la communauté existe, que le public pour lequel nous travaillons est bien là.

La seule expérience que j’avais eue jusqu’à présent d’un relais en ligne, c’était lors du lancement de la campagne pour le « .paris » [des détails, ici], avec des réactions essentiellement positives. En juin, lors de l’examen de la délibération sur l’opendata au conseil municipal, j’ai fait l’expérience inverse : j’ai reçu une volée de bois vert en ligne, notamment sur la question des licences. Je ne m’y attendais pas : j’avais simplement l’impression de dire des choses de bon sens !

Du coup, nous avons cherché à comprendre ce qu’il se passait : nous avons rencontré les critiques, et notamment le collectif Regards Citoyens et le chapitre Creative Commons France. Nous avons précisé notre démarche, nous avons également échangé. Ce mode de travail est totalement nouveau, et profondément stimulant : c’est, en quelque sorte, un exercice de « co-production ».

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De la virtualisation au cloud computing

Le Cloud Computing, "informatique dans les nuages ", offre un potentiel considérable d’efficacité, d’économies et d’innovation pour l’Etat. Venez échanger avec vos pairs du Secteur Public, nos invités et nos experts pour mieux comprendre ce que le Cloud Computing peut vous apporter, comment envisager la mise en œuvre de projets concrets tout en tenant compte des enjeux spécifiques aux entités publiques.

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Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

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A lire aussi : Accès aux données dans le cloud : l'UE confrontée au Patriot Act américain

Les coordinateurs “open data” des ministères sont nommés

12/07/2011
Les chevilles ouvrières de l'open data dans les ministères sont opérationnelles. Onze coordinateurs, parmi lesquels Jean-Baptiste Le Brun (photo), ont été nommés. Leur rôle : faire le lien entre les ministères et la mission Etalab et mettre à disposition le plus possible de données publiques d'ici décembre 2011 et la mise en ligne de Data.gouv.fr.

Le travail de mise à disposition des données publiques de l'État commence réellement avec eux. Nommés par les secrétaires généraux de chaque ministère, les 11 coordinateurs open data sont chargés d'identifier les données qui pourront être mises en ligne sur le portail des données publiques de l'État en décembre prochain.

En parallèle de leurs missions régulières au sein des ministères, ils sont les partenaires de travail privilégiés de la mission Etalab, qui doit mettre sur pied ce portail avec le plus grand nombre de données possible. Et l'heure tourne. Car dès la rentrée, en fonction du travail effectué par les coordinateurs dans chaque ministère, le nombre d'ensembles de données susceptibles d'être publiés en décembre sera arrêté. Depuis le comité d'orientation d'Etalab du 22 juin, ont débuté des “réunions bilatérales” entre Etalab et les coordinateurs : ministère par ministère, est réalisé un état des lieux des données.

Des profils électiques

Les profils des coordinateurs sont très variés. Des spécialistes des systèmes d'information aux conseillers en communication, la liste, que révèle Acteurs publics, est disparate. Les postes les plus attendus sont ceux des gros pourvoyeurs de statistiques : Jean-Baptiste Le Brun, chef du service des systèmes d'information des ministères économiques et financiers, Pascale Buch, directrice, adjointe au secrétaire général du ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Patrice Loriot, chef du bureau des agences régionales de santé, au ministère des Affaires sociales, Michel Quéré, directeur de l'évaluation, de la prospective et de la performance au ministère de l'Éducation nationale, Marc-Philippe Cros, chef du conseil des systèmes d'information au ministère de l'Agriculture, Antony Briant, sous-directeur des études statistiques, de l'évaluation et de la prospective au ministère de la Ville, Thomas Saint-Aubin, chef du bureau de la stratégie éditoriale au ministère de la Justice.

Pour les autres ministères, les attentes sont moins grandes, mais la tâche des coordinateurs n'en sera pas plus aisée : ils devront défricher les archives et mettre en avant des données qui éveillent moins d'intérêt. Tel sera le défi de Philippe Guiraud, conseiller auprès du directeur de l'information et de la communication du ministère de l'Intérieur, de Thomas Aillagon, chef du département des programmes numériques au ministère de la Culture, d'Olivier Lefebvre, sous-directeur des systèmes d'information et des études statistiques au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Thierry Le Coguic, chargé de mission auprès du directeur adjoint au secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens Combattants.

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Chaque utilisateur de mobile est un informateur potentiel

Pour obtenir d'éventuels indices sur une situation comme une disparition, Théia propose d'accéder aux photos prises par des individus avec leur téléphone et de voir si l'image ne contient pas d'éléments exploitables.

 

Comment les services de sécurité peuvent-ils tirer profit des informations présentes sur les milliers de photos stockées dans les smartphones ? Voilà la question qu’ont soulevée des chercheurs américains de l’université de Rice, en pointant du doigt le fait que les smartphones, qui contiennent de nombreuses photos prises par leurs utilisateurs - notamment dans des lieux publics - peuvent se révéler une source importante d'information. Dans le cas où un enfant se perd dans un parc d’attraction par exemple, il peut être important de répertorier des photos - pourtant prises par des inconnus -, mais où cet enfant apparaît involontairement en arrière plan. L’équipe de recherche a donc créé Theia, une solution capable de détecter et de répertorier ces images et qui s’articule selon trois étapes et au moyen de trois plates-formes différentes.

Cerner les objets...

Une partie est le logiciel Theia installé sur ordinateur. L’autre partie est un serveur, soit une base de données hébergée dans les nuages, et la troisième est l’application installée dans le mobile. Les informations relatives à une situation donnée, par exemple la disparition d’un enfant, sont envoyées tout d’abord au serveur. Ce dernier reçoit des requêtes, de l’ordre de l’heure, de la date, mais aussi des informations visuelles : couleur des vêtements etc. Connecté aux mobiles, le serveur peut ensuite envoyer ces requêtes aux smartphones les plus susceptibles de contenir des informations correspondantes –en fonction de la localisation, et de l’heure à laquelle le combiné aurait pu prendre des photos. Ensuite, selon ces requêtes, le téléphone se charge de faire le tri dans les photos qui pourraient correspondre, en fonction des informations spatio-temporelles mais aussi de la reconnaissance d’image. Une fois ce tri opéré, les photos les plus susceptibles de correspondre aux requêtes sont envoyées à la base de donnée du logiciel sur ordinateur où un utilisateur analyse le contenu des images.

...En réduisant les coûts

Les photos sont donc déterminantes pour trois choses essentielles : leur localisation, l’heure à laquelle elles ont été prises, et leur contenu. Une solution pour aider les entreprises dédiées à la surveillance des lieux publics, ou encore les policiers à faire leur travail. Pour que le système fonctionne, la capacité énergétique des smartphones soulève tout de même des problématiques. Etant donné que ces outils ont des capacités de stockage limitées, la solution Theia s’applique à contrôler le coût et la performance de la recherche de ces images. Voilà pourquoi cette solution est hébergée selon trois plateformes : ceci divise en effet au maximum les besoins énergétiques de la batterie que la détection de ces photos sur les smartphones implique pour la connexion. Soit une réduction de l’énergie consommée par la batterie qui représente entre 55 et 81 %. Chose importante : pour accéder aux données des utilisateurs, il faut évidemment que ces derniers aient accepté de participer à l'opération.

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04.08.2011

L'engouement pour le cloud bénéficie au marché des centres de données

Les solutions hébergées dans les nuages sont un facteur clé du développement de data centers, en particulier en Europe, au Moyen Orient et en Afrique. Encore faut-il en faire des outils bien adaptés aux besoins.

 

Les investissements dans des infrastructures de centres de données ont de fortes chances de passer de 29 milliards de dollars en 2010 à 40 milliards en 2015, estime Canalys dans une étude. Cela, dans les régions d'Europe, du Moyen Orient et d'Afrique. Si les serveurs ont de fortes chances de rester les principaux acteurs de ce marché, le cabinet estime que les marchés de la virtualisation et du stockage vont de plus en plus compter. Et selon lui, c'est le développement de cloud privés et publics qui devrait stimuler cette transformation, en enregistrant une croissance annuelle d'environ 6 %.

Des infrastructures dans les nuages

En effet, cela devrait accélérer le passage de salles de serveurs appartenant aux entreprises et de petits data centers à de plus grands centres, dont la responsabilité incombe à la société qui les utilise ou à une tierce entreprise qui les gère. "La transformation des data center s'est imposée comme un sujet clé ces dernières années, avec l’idée de centraliser les équipements informatiques, le stockage de données, et les ressources du réseau pour faciliter le déploiement du cloud computing", note à ce sujet Matthew Ball, directeur du secteur Services aux entreprises chez Canalys. Et d'ajouter : "Les centres de données vont du coup devoir améliorer leur niveau de services, en combinant croissance des données et du haut-débit, avec des architectures de plus en plus complexes". Le tout en réussissant à réduire leur empreinte carbone et à occuper le moins d'espace possible.

Miser sur les services

C'est donc le niveau de services proposés qui devrait faire la différence entre les fournisseurs, d'autant que, explique Canalys, les entreprises ont des budgets moins serrés pour investir dans le cloud. Pour une société, le challenge sera de cibler une taille de data center répondant véritablement à ses besoins de stockage, et de ressources réseau, pour que les capacités offertes soient en adéquation avec la demande. A noter que sur une échelle globale, le marché devrait croître environ de 7 % par an, pour atteindre les 149 milliards de dollars en 2015 (contre 107 en 2010).

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De la virtualisation au cloud computing

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Le 6 juillet 2011 à la Maison de la Chimie : Les rencontres des acteurs publics

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03.08.2011

Encore quatre ans avant la généralisation du paiement mobile ?

 

Si de nombreux acteurs ont déjà une stratégie arrêtée et malgré la popularisation des smartphones, il faudra encore à priori attendre plusieurs années avant que ce mode de règlement devienne commun.

 

Quatre ans. C’est le délai qu’il va falloir au paiement par téléphone mobile pour s’installer dans les pratiques courantes du grand public au niveau mondial. En tout cas, selon une étude de KPMG, rendue publique le 13 juillet. Le cabinet a réalisé un sondage auprès de 970 cadres des services financiers, des technologies, des télécommunications et du commerce, dans le monde entier : 83% de ces personnes tablent sur ce délai pour que ce mode de règlement s’impose ; seuls 9% parient sur seulement deux ans. KMPG assure que les ventes de smartphones ne feront que dynamiser l’appropriation du m-paiement et que l’industrie, elle, est en bonne partie déjà prête à déployer des systèmes : près de 60 % des répondants affirment avoir une stratégie arrêtée.

Le m-paiement : pratique et facile d’usage

Les ressorts du développement ? Toujours les mêmes : simplicité d’usage, facilité d’accès, sécurité. Mais dans les détails, on s’aperçoit que 81 % des cadres interrogés estiment que l’aspect pratique et à portée de main du paiement mobile est le facteur principal. Devant la simplicité d’usage (les trois quarts) et devant, même, la sécurité (57 %). Cette dernière restera néanmoins un sujet sensible : la réputation des opérateurs techniques jouera un rôle négligeable et le moindre incident au niveau de la sécurité des paiements pourra mettre un coup d’arrêt à l’appropriation de ces services par les consommateurs.

Le rôle des banques et des cartes bancaires

Pour les répondants, le m-paiement sera poussé en avant d’abord par les banques et les opérateurs de cartes bancaires. En troisième lieu par le secteur des télécoms. Par contre, les spécialistes du paiement en ligne que sont Paypal, Boku, Obopay, et les géants de l’Internet comme Google, Facebook ou Amazon, n’arrivent qu’en quatrième position. Mais, toujours d’après le sondage, les systèmes du type Paypal bénéficieront à terme de la pénétration la plus importante auprès des consommateurs. Viennent ensuite, et dans l’ordre, les services bancaires sur mobile, la technologie par onde radio sans contact NFC, la facturation associée à celle des services de télécommunication et le mécanisme du porte-monnaie mobile (avec les données nécessaires à la transaction stockées sur la carte SIM).

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02.08.2011

Première opération de PROPARCO au Cap Vert

 

logo BCN first operation in Cabo Verde PROPARCO
27/06/2011

Paris, Lisbonne, le 5 juin 2011. PROPARCO a octroyé un prêt senior d’un montant de 5 MEUR à la banque capverdienne Banco Caboverdiano de Negocios (BCN), créée en 2005 et filiale de la banque portugaise BANIF. Ces ressources long terme vont permettre d’accompagner la forte croissance de cette banque. Plus largement, à travers ce prêt, qui marque sa première opération dans le pays, PROPARCO va contribuer à soutenir le développement du tissu d’entreprises au Cap Vert.

« Pour sa première opération au Cap Vert, PROPARCO est très heureuse d’accompagner et soutenir la croissance d’un acteur bancaire jeune, de qualité et particulièrement dynamique dans le pays », indique Bérengère Basset, chargée d’affaires au sein de la division Banques & Marchés Financiers de PROPARCO.


« Cet accord de facilité de crédit est très important pour BCN, car c’est une preuve de confiance d’une des Agences les plus respectées dans les pays en développement ; il nous permettra d’autre part d’obtenir des financements à long terme, indispensables pour réduire l’asymétrie des échéances », déclare Fernando Rodrigues, Directeur général de BCN.


Le marché des banques commerciales capverdiennes en forte croissance depuis 2005, est principalement basé sur quelques secteurs comme les services et le commerce, à l’image de l’économie capverdienne, tirée par le développement touristique.


BCN a su élargir rapidement son réseau d’agences et atteindre une couverture nationale. Avec un total bilan de 118 MEUR, elle est actuellement un acteur actif du système bancaire capverdien notamment sur le marché des Entreprises qui représente 25 % de son portefeuille à fin 2010. BCN est également un partenaire de qualité qui a la volonté de renforcer sa gouvernance, en particulier en matière de responsabilité environnementale et sociale.


Cette intervention de PROPARCO en faveur de BCN vient poursuivre un partenariat déjà engagé avec l’Agence Française de Développement (AFD) et renforcer le partenariat long terme entre le Groupe AFD et BCN.

A propos de
PROPARCO
, institution financière de développement, est détenue par l’Agence Française de Développement (AFD) et des actionnaires privés du Nord et du Sud. Sa mission est de catalyser l’investissement privé dans les pays émergents et en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. PROPARCO compte parmi les principales institutions financières bilatérales de développement dans le monde. Elle intervient sur quatre continents, allant des grands pays émergents aux pays les plus pauvres, en particulier en Afrique, avec un haut niveau d’exigence en matière de responsabilité sociale et environnementale.
www.proparco.fr

Banco Caboverdiano de Negocios est une banque capverdienne, membre du groupe Banif (un groupe financier portugais d’envergure internationale, présent dans la banque de réseau, la banque d’investissement et l’assurance dans 17 pays, avec un actif net d’environ 16 milliards d’euros). Créée en 2005, BCN revendique aujourd’hui un actif net d’environ 115 millions d’euros et une part de marché voisine de 12 %, avec un effectif de 120 salariés. Présente dans les neuf îles de l’archipel grâce à ses 20 agences, cette banque de réseau et d’entreprise est particulièrement présente auprès des PME et des particuliers.
www.bcncv.com

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2010, l’Agence a consacré plus de 6,8 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et l’Outre-mer. Ces financements concernent la scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de 33 millions de personnes et l’octroi de microcrédits pour 700 000 personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr

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01.08.2011

Réduire le bilan carbone de la filière crevettière malgache

 

Crédit N. Hertkorn
28/06/2011

A Madagascar, le carburant constitue la première charge d'exploitation des entreprises de la filière crevettière, et la principale source d'émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur. Un bilan carbone réalisé sur ces entreprises, financé par le FFEM, propose des plans d’action pour réduire la dépendance de la filière aux énergies fossiles.

Réalisé en 2010 sur les entreprises des membres du Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar (GAPCM), ce bilan carbone a permis de mesurer les émissions de GES des différentes segments de l'activité de production crevettière.

Il a donné lieu à une restitution à l'Université d'Antananarivo, qui a rassemblé les opérateurs crevettiers, les administrations malgaches, les représentants des autres secteurs économiques dont les banques, ainsi que de grandes ONG environnementales.

Le bilan montre que 60% des émissions de GES de la pêche crevettière sont liées aux consommations d'énergie et qu'en aquaculture les consommations d'énergie et l'achat des aliments pour crevettes participent chacun à 37% des émissions de GES.

A partir de ces résultats, des pistes et trois plans d'action pour la pêche et l'aquaculture ont été proposés, mettant en avant le lien qui existe entre performance économique et niveau d'émission de GES. La filière crevettière malgache pourrait ainsi, sur la base de ces informations, réduire sa dépendance aux énergies fossiles et contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Source et en pour en savoir plus : cliquez ici

31.07.2011

Des transports publics plus modernes à Saint-Domingue

Comme toutes les métropoles du monde, Saint-Domingue, avec ses 3 millions d'habitants, est confrontée à des problèmes croissants d’organisation des déplacements et de congestion urbaine.

L’AFD finance l’Etat dominicain pour la mise en œuvre de sa politique des transports urbains à Saint-Domingue, qui comprend notamment la construction d’une seconde ligne de métro.

AFD - F. Galbrun
AFD - F. Galbrun

 

Contexte

Le rythme de croissance de Saint-Domingue étant très rapide, l’agglomération s’est progressivement étendue sur ses périphéries. Avec ses 94 km² et plus de 3 millions d’habitants, soit un tiers de la population totale du pays, l’agglomération est aujourd'hui très dense. Les problèmes de transport sont aggravés par un parc automobile en grande partie vétuste, par une insuffisance d’espaces de stationnement et par de nombreuses défaillances du système d’évacuation des eaux dans un pays soumis régulièrement à de fortes pluies. Outre les enjeux économiques (coût et temps élevés de déplacement), la pollution atmosphérique générée par les transports urbains est devenue préoccupante pour la santé des habitants.

Depuis 2004, les infrastructures de transport tiennent une place importante dans la stratégie nationale de développement du pays. Plusieurs actions importantes concernent Saint-Domingue et notamment la construction en deux ans d’une première ligne de métro nord-sud de 14 km , avec une technologie de pointe, fournie majoritairement par des entreprises françaises. L’axe de circulation est-ouest reste cependant un des plus encombrés par les trajets quotidiens de personnes des banlieues travaillant au centre ville.

AFD - F. Galbrun

 
Objectifs

La finalité du projet est d’améliorer les conditions de déplacement des habitants de Saint-Domingue, en réduisant les temps et les coûts de transports, la congestion du trafic, ainsi que la pollution provoquée par les véhicules et les encombrements. Pour cela, l’AFD accompagne le gouvernement dans le développement du réseau de métro, notamment l’axe est-ouest avec la construction de la deuxième ligne et du réseau associé d’autobus. Il s’agit également d’accompagner l’intégration du réseau de métro dans la ville, avec des actions complémentaires de redéfinition des espaces publics municipaux, favorables aux transports collectifs et aux modes de transport non motorisés.

 

Descriptif du programme

Le programme porte principalement sur l’extension du réseau de métro, par la construction de la section centrale de la deuxième ligne, soit environ 14 km en souterrain et 14 stations, dont une station en correspondance avec la première ligne.

Le programme porte également sur la restructuration du réseau d’autobus afin de le mettre en cohérence avec le futur réseau de métro. Cette restructuration se fera en concertation avec les municipalités concernées. Elle est indispensable, car elle permettra d’optimiser l’utilisation du métro.


Enfin, le programme prévoit d’accompagner la réforme institutionnelle du secteur des transports, en dotant les réseaux de métro et d’autobus de structures pérennes d’exploitation. Cette réforme fera l’objet d’une loi, à débattre au Parlement. Elle appellera des activités de renforcement des compétences institutionnelles et des ressources humaines.

 

AFD - F. Galbrun

 
Impacts

Les impacts attendus du programme sont considérables sur les plans socio-économiques et environnementaux. La modernisation des transports permettra aux voyageurs un gain de temps, une amélioration du confort et de la sécurité. Les projections de fréquentations pour la ligne 2 sont estimées, à environ 100 000 passagers / jour la première année et à 150.000 à partir de la cinquième année.  

Caractéristiques du concours de l’AFD

Financement : AFD

Bénéficiaire : Etat dominicain

Nature du concours : prêt concessionnel à long terme

Montant : 230 M$

Période de mise en oeuvre : 2011-2012

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30.07.2011

Signature d'une garantie ARIZ de 5 millions d'euros...

avec la BGFI Bank afin de favoriser le financement d'investissements de PME au Gabon

07/06/2011

Dans le cadre de sa stratégie d'appui au secteur privé au Gabon et à travers son dispositif de garanties ARIZ, l'AFD a signé, le 7 juin 2011, en présence de l'Amassadeur de France, une convention cadre de sous participation en risque avec la BGFI Bank Gabon.

C'est le deuxième établissement bancaire local qui bénéficie de la garantie ARIZ sous cette forme; une garantie de portefeuille ayant été signée avec la Banque International pour le Commerce et l'Industrie du Gabon (BICIG) il y a près d'un an.

Concession forestière

L'AFD accorde par ailleurs des garanties individuelles au cas par cas, à différents établissements financiers de la place.

La convention cadre porte sur un volume de prêts aux entreprises de 10M€ (6.56 milliards de FCFA). Celle-ci ouvrira un accès plus large aux financements pour les PME gabonaises, les banques locales hésitant parfois à les accompagner dans leur développement. Dans un environnement économique qui tend à se modifie, les établissements bancaires gabonais veulent actuellement rompre avec une politique de financement axée principalement sur les grandes entreprises. L'AFD à travers ce dispositif a pour objectif de les accompagner vers cette nouvelle démarche.

 

 Femmes travaillant dans l'agro-industrie, filière sucrière

 

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La stratégie de l'AFD face au changement climatique

Le changement climatique complique les efforts de réduction de la pauvreté, en causant des dommages de plus en plus fréquents et graves dans des zones économiquement précaires, et en introduisant la nécessité d’une trajectoire de développement sobre en carbone.

 

 

Face au changement climatique, les institutions de développement rencontrent une problématique inédite : il est désormais nécessaire de concilier les besoins de développement inscrits dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement avec la contrainte climat, qui représente une des menaces majeures à la réalisation de ces objectifs.

Le changement climatique complique en effet les efforts de réduction de la pauvreté, en causant des dommages de plus en plus fréquents et graves dans des zones économiquement précaires, et en introduisant la nécessité d’une trajectoire de développement sobre en carbone. A travers le financement d’investissements permettant de réduire les émissions de gaz à effets de serre et l’intégration de l’adaptation dans ses actions de développement, l’AFD inscrit le changement climatique dans sa stratégie.

Dans la recherche de convergence entre développement et limitation des émissions, l’AFD participe à l’émergence d’une économie environnementalement et socialement durable en accroissant ses volumes d’aide aux investissements sur le climat.

Les pays émergents , en forte croissance et donc fortement émetteurs de gaz à effets de serre (GES), sont au centre de la stratégie pour la limitation des émissions. Il est important de collaborer avec eux afin de démontrer par l’action que des objectifs de réduction des émissions de GES ne constituent pas nécessairement une entrave à leur développement économique. Dans ces pays, les financements de l’AFD sont déclinés concrètement dans différents secteurs : énergie, transports, agriculture, collectivités locales et développement urbain et  forêts .

Dans les autres régions , notamment dans les pays les moins avancés, l’objectif de l’AFD est double : il s’agit d’améliorer la résilience des pays aux dérèglements climatiques qui endommagent leurs ressources économiques, tout en réduisant la facture énergétique afin de donner accès à l’énergie à une plus large population. Toute action « climat » rentre dans l’objectif premier, à savoir la réduction de la pauvreté ; dans cette optique, l’AFD aide par exemple les pays à subvenir aux besoins énergétiques de leurs populations par la production d’une énergie moins chère et moins polluante.

Les préoccupations de l’AFD concernent également l’adaptation au changement climatique : les plus défavorisés en seront en effet les premières victimes. L’AFD cherche donc à intégrer des mesures d’adaptation dans ses projets dans le but d’aider les populations locales à faire face aux impacts du changement climatique.     

 

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29.07.2011

Usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans

étude CNIL et 9 conseils aux parents

CNIL A tableQue font les enfants sur les réseaux sociaux ? Qu’échangent-ils ? Avec qui ? Leurs pratiques sont-elles toujours « amicales » ? Se sentent-ils protégés ? Quelle place ont pris les réseaux sociaux dans leur vie et celle de leur famille ? Pour répondre à ces questions et aider les parents à jouer leur rôle éducatif, l’UNAF, Action Innocence et la CNIL ont demandé à l’institut TNS SOFRES de réaliser une étude auprès de 1 200 jeunes représentatifs de la population française âgée de 8 à 17 ans de 8-17 ans : l’usage des réseaux sociaux chez les 8-17 ans dont la fiche technique, l’analyse et les résultats de l’étude sont consultables à cette adresse.

Principaux constats de l’étude

Près de 20% des moins de 13 ans ont un compte sur un réseau social

48% des enfants de 8-17 ans sont connectés à un réseau social (Facebook).
18% des moins de 13 ans sont déjà connectés, et leurs parents sont au courant à 97%.
Le déclic a lieu au collège : 57% des élèves du collège sont connectés / 11% des élèves du primaire.
Les jeunes se connectent souvent seuls : depuis leur ordinateur personnel (50%) et leur mobile (23%).

Les parents sont assez peu associés à cette pratique

Seule la moitié (55%) des 8-17 ans discutent avec leurs parents des réseaux sociaux, principalement du temps d’utilisation plus que des usages…
Une moitié (49%) d’entre eux sont « amis » avec leurs parents.
La moitié des enfants (55%) se disent surveillés dans leur utilisation de Facebook ; la vigilance des parents est plus marquée pour les plus jeunes (77%) et les filles (63%).

Les enfants et les adolescents livrent leurs identités et beaucoup d’informations personnelles

Pour les enfants et les adolescents, la relation sur le réseau n’est pas virtuelle. Ils sont dans la vraie vie ; 92% utilisent leur vraie identité et livrent beaucoup d’informations personnelles.
Leurs activités sont notamment les commentaires et la publication de photos (surtout pour les filles à 88%).

Un tiers des enfants ont été choqués ou gênés par des contenus

Le réseau social est un espace plutôt civilisé mais les risques y sont démultipliés par la résonnance d’internet. 18% des 8-17 ans y ont déjà été insultés.
Plus d’un tiers (36%) ont déjà été choqués par certains contenus ; spontanément, ils citent d’abord les contenus à caractère sexuel, puis les contenus violents ou racistes et homophobes.
Quand ils ont été choqués, seuls 10% d’entre eux en ont parlé à leurs parents : ils en parlent plus facilement quand le sujet des réseaux sociaux est abordé en famille.

Conscients des risques, ils ne savent pas forcément s’en préserver

Les 8-17 ans semblent sensibilisés aux risques pour la vie privée et maitrisent les paramètres de confidentialité, même si cela est moins vrai pour les plus jeunes.
Ils ont en moyenne 210 « amis » (un chiffre qui augmente avec l’âge), 30% d’entre eux ont déjà accepté en « amis » des gens qu’ils n’avaient pas rencontrés pour de vrai. Peut-on alors considérer qu’ils sont vraiment « entre amis » ?

Méthodologie : L’enquête a été réalisée pour l’UNAF, Action innocence et la CNIL par TNS Sofres par téléphone du 10 au 17 juin 2011 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 200 enfants et adolescents âgés de 8 à 17 ans.

Isabelle Falque-Pierrotin, Vice-Présidente de la CNIL indique : « L’éducation numérique, c’est aussi le rôle des parents d’aujourd’hui ! Et le respect de la vie privée constitue un élément fondamental de cette éducation ».

9 Conseils aux parents

Face à ces constats, l’UNAF, Action Innocence et la CNIL proposent quelques bonnes pratiques aux parents qui se sentent souvent inexpérimentés sur ce sujet.

Dialogue et partage

  1. Essayez d’installer l’ordinateur dans une pièce commune et si votre enfant est équipé de son propre ordinateur, veuillez à ce qu’il ne l’utilise pas dans un endroit isolé, (par exemple, seul dans sa chambre).
  2. Dialoguez avec votre enfant, intéressez-vous à ses pratiques et à ses « amis », posez-lui des questions sur les fonctionnalités mais aussi sur ses usages. Essayez de rester en veille sur ses pratiques car les technologies évoluent très vite ! Soyez également attentifs aux nouveaux usages mobiles.
  3. Plus l’enfant grandit, plus il est à même d’échanger avec vous sur ce qu’il fait en ligne. N’hésitez pas à aborder avec lui les questions de vie privée et d’intimité.
  4. En vous intéressant à ce qu’il fait (et non uniquement au temps passé sur le réseau) vous lui montrez que vous êtes à son écoute en cas de besoin ou de problème (exposition à des images à caractère pornographiques, violentes, etc). N’hésitez pas à le lui rappeler !

Mieux que de devenir « l’ami » de votre enfant, discutez avec lui de ce qu’il fait sur les réseaux sociaux. Faites lui prendre conscience de l’impact de ce qu’il publie et encouragez-le à préserver son intimité.

Education et responsabilisation

  1. Si les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans, c’est que certains contenus peuvent être inadaptés. Soyez en conscients !
  2. C’est à vous de rappeler que, comme dans la vraie vie, tout n’est pas permis sur les réseaux sociaux. L’injure, la diffamation ou le cyber-harcèlement sont punissables par la loi, tout comme la diffusion de photos/vidéos sans le consentement des personnes concernées.
  3. Sans paramétrage, tout ce qui est mis sur un réseau social peut être vu et utilisé par tout le monde. Invitez votre enfant à réfléchir avant de publier une information personnelle. Abordez avec lui la question de la gestion de la vie privée et n’hésitez pas à consulter les tutoriels (dont celui de la CNIL) qui aident à mieux paramétrer les profils.
  4. Expliquez à votre enfant qu’il n’est pas anodin de publier une photo gênante de ses amis ou de lui-même, car leur diffusion est incontrôlable, et il est très difficile, voire impossible, de faire supprimer des photos.
  5. Plus votre enfant a de contacts sur son réseau, plus les risques d’être victime d’insultes ou de rumeurs augmentent : démystifiez la course aux « amis » et dialoguez avec votre enfant sur les critères d’acceptation des amis.

Même si vous souhaitez favoriser l’autonomie et respecter l’intimité de votre adolescent, vous restez son responsable aux yeux de la loi jusqu’à sa majorité.

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L’AFD déploie 50 millions d’euros de plus en faveur du développement de l'Outre-mer

Conseil d'administration du 07/07/2011

07/07/2011

Le Conseil d’administration de l'AFD a autorisé le financement de 5 projets en faveur du développement pour un montant de 50 M€ en faveur de l’Outre-mer.

Martinique : programme d’investissement de Fort de France

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 14 M€ à la commune de Fort de France pour le financement partiel de son programme d’investissement 2011-2012.

Avec près de 100 000 habitants, Fort de France est la principale ville de la Martinique. La ville est engagée dans une démarche volontariste d’amélioration de ses équilibres budgétaires et de sa capacité d’épargne, nécessaire au financement de son programme d’investissements, au premier rang desquels figure le grand projet de développement et de rénovation urbaine. Ce dernier vise à améliorer l’attractivité de la ville. Il porte à la fois sur la réhabilitation du centre historique, l’aménagement d’infrastructures publiques structurantes et la rénovation du paysage urbain de certains quartiers.


Guyane : programme d’investissement de Sinnamary

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 7 M€ à la commune de Sinnamary pour le financement partiel de son programme d’investissement 2011.

Sinnamary, située sur le littoral atlantique, à mi-chemin entre Cayenne et Saint-Laurent du Maroni, et à 63 km de Kourou, abrite la nouvelle base de lancement de la fusée russe Soyouz. La commune envisage d’importants investissements, essentiellement de voirie, d’électrification, de construction de structures scolaires et sociales et d’aménagement à l’entrée de la ville. Sa stratégie de développement s’articule autour de l’attractivité et du dynamisme du bourg, de la maîtrise du développement urbain et du dynamisme économique.


Guyane : réhabilitation du port de Cayenne

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 5,8 M€ à la Chambre de commerce et d’Industrie de la Guyane pour les travaux de réhabilitation du quai n°2 du port de Dégrad des Cannes.

L’économie guyanaise est fortement dépendante des infrastructures de transports, et notamment de ses ports. Le port de Dégrad des Cannes, port en eau profonde situé dans la commune de Rémire-Montjoly, traite chaque année 640 000 tonnes, soit 90% des échanges maritimes du département. Un vaste programme d’investissement a été élaboré pour moderniser ses infrastructures, dont certaines ont été mises en service il y a plus de trente ans. Le quai numéro 2, qui présente des signes d’usure et qui est inadapté pour la mise en place d’un outillage performant de manutention, doit être reconstruit et le réseau d’assainissement pluvial doit également être mis à niveau. L’Union européenne et l’Etat participeront au financement du projet, dont le coût global s’élève à 28,9 M€.


La Réunion : programme d’investissements du Territoire de la Côte Ouest

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 M€ à la Communauté d’agglomération du Territoire de la Côte Ouest de La Réunion pour le financement de ses investissements 2011.

Regroupant les cinq communes de l’Ouest de La Réunion, la communauté d’agglomération occupe un cinquième de l’île et accueille un quart de sa population, soit 210 000 habitants. Créée fin 2001, elle est aujourd’hui en pleine phase de croissance, avec le lancement d’investissements structurants dans le cadre de son Projet d’agglomération. Ce Projet constitue une stratégie d’aménagement et de développement du territoire, dont la mise en œuvre doit permettre d’accueillir 80 000 nouveaux habitants, la construction de 52 000 logements et la production de 200 ha de foncier économique. Le Plan d’investissement est centré sur quatre principaux secteurs : l’économie et le tourisme, l’aménagement du territoire et l’habitat, l’environnement, les transports. Ce financement constitue la première déclinaison de l’Accord-Cadre de partenariat relatif à l’accompagnement de la mise en œuvre du programme pluriannuel d’investissement 2009-2015 du TCO, signé le 22 juin dernier avec l’AFD.

 

Nouvelle-Calédonie : programme d’investissement de la Province Nord

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 15,9 M€ à la Province Nord pour le financement de ses investissements 2011.

Regroupant 17 communes et 45 000 habitants, soit 18% de la population, la Province Nord couvre, sur plus de 9 500 km2, un territoire porteur d’une biodiversité exceptionnelle et de gisement de nickel de classe mondiale. Par ses compétences en matière de construction de collège, d’urbanisme, de logement, de transports publics et de protection de l’environnement, la Province Nord est l’acteur incontournable du développement de cette moitié du territoire calédonien. Elle met en œuvre une stratégie de développement local fondée sur une approche durable et décline la notion de rééquilibrage à son propre territoire, afin d'atténuer les disparités économiques entre l’ Ouest, et l’Est tout en s'assurant d' une cohabitation harmonieuse de l’activité économique, notamment minière, avec la préservation de ses ressources naturelles.

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28.07.2011

L'accès au logement : une exigence citoyenne, un choix politique

Essai Par Denis Burckel. Le 07/07/2011

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De plus en plus de Français subissent la crise du logement. Le rendant difficile d'accès et de plus en plus cher, elle pénalise au premier chef les jeunes et les pauvres. Le rapport de Terra Nova : "L'accès au logement : une exigence citoyenne, un choix politique" montre comment cette situation est née d'un choix de société privilégiant la rente foncière et immobilière, les propriétaires et les "inclus". Il détaille une politique progressiste fondée sur un changement d'objectif : loger dignement, à un coût raisonnable, l'ensemble des ménages. En conduisant plusieurs chantiers : la réduction des prix immobiliers et fonciers, une construction volontariste s'insérant dans un cadre d'urbanisme écologique structurant, la facilitation des parcours résidentiels et de l'accès au logement notamment pour les "outsiders", l'agglomération comme régulateur central des politiques d'habitat. Le rapport formule 72 propositions pour mener à bien cette politique progressiste du logement.

Synthèse du rapport

L’état des lieux est sévère. En ce début du 21e siècle, l’accès au logement est difficile pour de plus en plus de Français. Les jeunes et les pauvres sont les plus pénalisés, notamment dans les grandes villes et les zones littorales, qui accueillent un tiers de la population. Pour tous, le logement est devenu de plus en plus cher au cours de la dernière décennie, érodant le pouvoir d’achat.
Cette situation résulte d’un choix de société au moins implicite : un choix qui privilégie la rente foncière et immobilière, les propriétaires et les « inclus ». Aussi, apparaissent de fortes tensions sur les budgets de nombreux ménages, une frustration durable chez les exclus du système.
 
Depuis dix ans, la réaction politique face à cette spirale dangereuse a été superficielle et très marquée par le court terme, sans effet sur l’évolution des prix et sur la fluidité du marché. Il faut sortir de cette crise et mettre fin à l’inefficacité de la politique du logement.
 
Concrètement, une politique progressiste du logement implique un changement d’objectif : loger dignement, à un coût raisonnable, l’ensemble des ménages. Laissons aux ménages le choix de la location ou de la propriété. Nous préférons une France où tout le monde est logé à une France où la part des propriétaires s’accroît.
 
Plusieurs chantiers sont à mener pour atteindre cet objectif. Ils doivent être conduits simultanément et prennent tout leur sens dans leur complémentarité. Une stratégie progressiste vise à répondre aux besoins de logement par une production beaucoup plus importante, mais aussi bien ciblée en termes de localisation, de prix ou de loyer de sortie, de caractéristiques physiques. Cette stratégie ne sera efficace qu’à condition de refondre le système de fixation des prix, pour mettre fin à la logique actuelle de forte hausse. Cette stratégie n’a de sens que dans un cadre écologique qui insère la ville et l’habitat dans une société plus « durable ». La mise en œuvre de cette politique nécessite une gouvernance qui responsabilise les agglomérations en leur confiant les moyens d’agir, tout en préservant des mécanismes de solidarité nationale.
 
Le premier préalable est de réduire les prix immobiliers et fonciers. La politique de solvabilisation actuelle de la demande contribue à alimenter la hausse des prix en situation de marché non régulé. Une régulation forte doit, au contraire, influencer les mécanismes de fixation des prix. Une politique foncière active doit libérer des terrains constructibles grâce à leur taxation, pénalisant les détentions improductives. Une réduction des coûts de construction peut être obtenue sur la durée. Un encadrement des loyers est nécessaire. Les aides solvabilisatrices en seront d’autant plus limitées qu’elles devront toutes avoir une contrepartie sociale ; les aides à la pierre qui réduisent le prix de sortie et les loyers seront privilégiées par rapport aux aides à la personne qui rendent les loyers élevés supportables et donc praticables.
 
L’effort de construction volontariste doit s’insérer dans un cadre d’urbanisme écologique structurant, en amplifiant les mesures prises depuis le Grenelle de l’environnement en faveur de la qualité thermique des logements, notamment des logements existants. Cette politique peut être financée grâce à des dispositifs innovants comme les certificats d’économie d’énergie. L’enjeu écologique conduit également à mieux articuler politiques territoriales et politiques du logement. Comment ? Par une politique d’aménagement du territoire et de planification urbaine plus affirmée, qui organise la qualité urbaine et l’extension des villes sous forme d’ « éco-quartiers » ou de « villes neuves ». Les aides publiques exigeront une contrepartie « énergétique », pour des logements économes en énergie, et « territoriale », pour des logements judicieusement situés.
 
Objectif central, il faut faciliter les parcours résidentiels. Aujourd’hui, il est très difficile d’entrer dans le parc social, notamment parce que l’offre est faible dans les grandes villes et les zones littorales. Il est presque aussi difficile d’en sortir quand les loyers des logements privés sont, en région parisienne ou lyonnaise, plus de deux fois supérieurs à ceux des logements sociaux. Pour les jeunes et les plus pauvres, il est également difficile d’accéder aux parcs locatifs privés : il faut payer une caution, un mois d’avance de loyer et… trouver un propriétaire qui accepte de signer un bail. Il devient urgent de faciliter l’accès au logement, d’y organiser le maintien en cas de difficulté et de permettre des « parcours » entre les différents segments du parc de logement (social, locatif privé, accession).
 
Comment faciliter cet accès au logement ? En construisant, en premier lieu. L’objectif que nous fixons est de produire 100 000 logements de plus par an, pendant une dizaine d’années. Pour relancer le secteur de la construction, nous proposons de nous appuyer principalement, mais pas exclusivement, sur les opérateurs de logements sociaux. Ils disposent de savoir-faire mobilisables rapidement. Par rapport à aujourd’hui, une augmentation de 50 000 logements est souhaitable.
 
Pour faciliter l’accès au logement, il faut aussi un parc plus adapté à l’accueil des « outsiders », au premier rang desquels il y a les sans-logis et les mal-logés. Parmi les mesures proposées figurent le doublement en cinq ans du nombre de place d’hébergement, la création d’un fonds d’investissement pour les acteurs du logement d’insertion. Les jeunes, également, sont devenus des « outsiders ». Des pistes nouvelles sont développées pour faciliter les colocations et doubler la production de logements en résidence étudiante et en résidence pour jeunes travailleurs. Nous proposons aussi la création d’un « passeport pour le logement » pour que le premier mois ne coûte pas plus cher que les autres. Pour tous, il faut faciliter l’accès au secteur locatif, en abaissant les « freins » à l’entrée. Dans le parc locatif privé, la généralisation de la « garantie des risques locatifs » assurera les bailleurs contre les risques d’impayés. Dans le logement locatif social, des règles plus claires pour l’attribution des logements sociaux sont proposées.
 
Dans les plus grandes villes, entre les logements sociaux et les logements du marché libre, il faut développer une offre « intermédiaire » pour les classes moyennes, en s’appuyant sur les organismes de logements sociaux mais aussi sur les « investisseurs institutionnels ». Des mesures législatives obligeront les sociétés d’investissement immobilier cotées à détenir une part de leurs actifs sous forme de logements à loyer intermédiaire.
 
Une politique globale, bien équilibrée, exige un régulateur central des politiques d’habitat : l’agglomération, devenue autorité organisatrice de l’habitat. Elle est assez près des préoccupations des Français pour les comprendre et assez loin pour ne pas subir, comme de nombreuses communes, les pressions malthusiennes des « insiders » contre de nouvelles constructions. Cela conduit à proposer un renforcement des structures intercommunales afin de les doter de compétences en matière d’habitat et d’urbanisme, pour qu’elles organisent la liaison logement-transport-urbanisme. Ce renforcement conduit à proposer l’élection de leurs représentants au suffrage universel direct. Il suppose qu’elles disposent de tous les outils juridiques, y compris la délivrance du permis de construire. Il suppose aussi qu’elles concentrent tous les moyens financiers, grâce à un nouveau système de financement plus simple, juste et pérenne au service d’une politique du logement renouvelée. Aujourd’hui, le système de financement du logement est illisible, résultat d’une sédimentation progressive de nombreux dispositifs. Il est peu efficace et parfois injuste. Les dispositifs de défiscalisation des investissements locatifs type « Scellier » ou de « Robien » illustrent cruellement les dérives d’une politique de relance de la construction injuste, parce qu’elles profitent aux contribuables les plus aisés sans réelle contrepartie sociale en termes de niveaux de loyers pratiqués, et inefficace, car la production s’est révélée déconnectée des marchés locaux du logement. Dans cette situation, nous proposons la fusion de l’ensemble des dispositifs actuels d’aide à la pierre en une « aide universelle au logement ». Cette aide, versée sous forme de prêts à taux zéro, s’adressera à l’ensemble des constructeurs (particuliers, promoteurs, bailleurs publics). Le volume d’aide sera fixé selon les contreparties sociales exigées, les caractéristiques énergétiques des logements, leur localisation, etc.
 
Les objectifs globaux de construction et d’amélioration du parc ainsi que le volume de ces aides mis à la disposition des seules agglomérations feront l’objet d’un contrat d’objectifs pluriannuel avec l’Etat, afin de donner de la visibilité et de la durée aux politiques d’habitat. Leur effet fera l’objet d’une évaluation commune entre les agglomérations et l’Etat. Avec le concours du 1 % logement (garantie des mobilités, ANRU, aides aux HLM), l’Etat fixera un cadre (contrats d’objectifs, lois SRU et DALO) pour assurer des solidarités entre territoires et le respect de règles d’intérêt national.
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27.07.2011

Maîtriser l'énergie, un projet énergétique pour une société responsable et innovante

Essai Par Alain Grandjean. Le 12/07/2011

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Finitude des ressources naturelles, augmentation de la demande mondiale, réchauffement climatique du à l'exploitation des ressources fossiles : il est urgent de proposer une politique énergétique responsable et innovante. Le groupe de travail "Politiques énergétiques" de Terra Nova, présidé par Alain Grandjean, développe dans son rapport final des propositions en vue d'un véritable projet de société. Il propose une politique énergétique axée sur la maîtrise de la demande, réaffirmant son ambition européenne et son ancrage dans l'intérêt général, la création d'une "Contribution au service public de l'énergie", s'appuyant sur une hausse progressive et maîtrisée des prix de l'électricité, le développement d'une filière industrielle innovante dans les énergies renouvelables et les nouvelles technologies de maîtrise de la demande, la mise en débat des principales options pour le mix énergétique à long terme, précisant entre autres la place du nucléaire.

La catastrophe nucléaire au Japon ainsi que l’instabilité politique dans certains Etats du Moyen-Orient font peser l’incertitude sur une situation énergétique déjà tendue : un baril qui a dépassé les 100 dollars fin 2010 et une controverse autour de l’exploitation du gaz de schiste. L’ambition d’une véritable politique énergétique responsable et innovante s’impose plus que jamais. Elle devra s’articuler autour des points suivants :
 
Partir d’une vision de long terme, partagée démocratiquement, pour fonder des approches claires et durables des enjeux sociaux, écologiques, économiques et industriels de l’énergie ;
Traduire dans les prix de l’énergie la réalité des coûts, dans une logique de responsabilité économique et de justice sociale ;
Réorienter, dans le cadre européen, la gouvernance du système énergétique vers une meilleure prise en compte de l’intérêt général.
 
L’application des propositions suivantes, développées dans le rapport du groupe de travail Terra nova présidé par Alain Grandjean, permettra la réalisation de cette ambition.
 
 
Faire de la maîtrise de la demande dans tous les secteurs un axe majeur de la politique énergétique, avec une forte priorité aux économies d’énergie dans le bâtiment et à la mobilité durable
 
Un plan « Energie 2030 pour la France » est élaboré, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, comportant une politique de maîtrise de la demande ambitieuse, qui doit être la priorité d’une politique énergétique responsable. Ce plan fait l’objet d’un débat public national : il donne lieu à une loi d’orientation et à une loi de programme pour 5 ans soumises au Parlement.
 
 
 
Le logement :
 
Une action prioritaire et emblématique sera engagée avec le soutien à la rénovation thermique dans le bâtiment ancien par la mise en place progressive d’un système de bonus-malus lors de la vente d’un logement ancien en fonction de sa performance énergétique. En parallèle, la réforme du diagnostic de performance énergétique doit permettre d’en faire un outil fiable et la promotion d’un ensemble cohérent de règles de rénovation (en tenant compte de la spécificité des territoires, à l’exemple de la réglementation thermique déclinée spécifiquement dans les DOM) sera assurée par la création de labels nationaux et de mesures de soutien financier aux travaux (subvention, prêts bonifiés). Des dispositifs innovants de financement de la rénovation seront mis au point, notamment pour les logements collectifs et tertiaires.
 
Les transports :
 
La mobilité durable devient également une priorité, elle passe par davantage de sobriété et de report modal. Un plan national « 2 litres aux 100 km » est lancé pour permettre dès 2015 la commercialisation de véhicules à très basse consommation (hybrides ou 100 % électriques notamment). Ce plan s’appuie sur un système de bonus-malus rénové à l’achat destiné à davantage encourager toutes les technologies existantes pour diminuer la consommation des véhicules, et sur des aides ciblées à l’innovation pour les constructeurs. A l’échelle locale, la création d’un bloc de compétences cohérent « urbanisme, transports, voirie, énergie » au bénéfice des intercommunalités permettra de mettre en place des politiques intégrées et ambitieuses en faveur de la maîtrise des flux et du report modal. Enfin, une aide ciblée au développement de flottes de véhicules basse consommation est mise en place.
 
 
Créer une « Contribution au service public de l’énergie » pour assurer la solidarité avec toutes les personnes en situation de précarité énergétique, soutenir le développement des énergies renouvelables et accompagner les efforts de maîtrise de la demande en énergie
 
La Contribution au service public de l’électricité est généralisée à l’ensemble des énergies et devient la Contribution au service public de l’énergie (CSPE). Elle devient ainsi une taxe chapeau regroupant plusieurs taxes existantes, à l’image de la TGAP dans le domaine de l’environnement. Cette contribution au service public de l’énergie est une taxe affectée au financement d’une nouvelle tarification de l’électricité (voir ci-dessous) et d’une solidarité réelle avec les cinq millions de ménages les plus modestes dans leurs dépenses d’énergie et de carburant, au développement des énergies renouvelables, à la péréquation tarifaire entre les îles et la métropole et au soutien aux investissements dans la maîtrise de la demande en énergie.

 
Elle regroupe la contribution au service public de l’électricité existante, assise sur l’électricité, et un taux additionnel sur la TIPP et la TICGN étendue à toutes les utilisations du gaz. Au sein de cette assiette très large, les taux de taxation sont modulés en fonction du contenu carbone des différentes énergies, à un niveau initial de 30 à 40 par tonne de CO2 (y compris pour l’électricité, avec un mécanisme de prix plancher, comme décidé en Grande-Bretagne), et dont l’évolution ultérieure est spécifiée, délivrant ainsi le signal prix sur les énergies fossiles indispensable à la transition vers une économie décarbonée. Une partie de cette taxe abonde un fonds national pour la maîtrise de la demande en énergie. Ce fonds intervient en soutien aux opérations de rénovation thermique dans le bâtiment, notamment dans l’habitat des plus modestes, en offrant des prêts à taux zéro pour les particuliers réalisant des travaux et des subventions pour la mise aux normes thermiques du parc de logement social. L’autre partie du produit de la taxe finance le développement des énergies renouvelables, la péréquation tarifaire entre les îles et la métropole et la tarification sociale de l’énergie. Par ailleurs, un fonds de garantie des risques de dommages liés au nucléaire civil est constitué ; il est alimenté via un complément à la taxe sur les installations nucléaires.
 
 
Faire émerger une filière industrielle robuste et innovante dans les énergies renouvelables et les nouvelles technologies de maîtrise de la demande
 
Une politique de l’offre est engagée en faveur du soutien aux nouvelles technologies de l’énergie (renouvelables, stockage, réseaux intelligents …) pour pallier l’échec de la politique de soutien actuelle, aujourd’hui principalement limitée à une politique de la demande via des tarifs d’achat de l’électricité renouvelable. Outre le maintien de l’effort de R&D aux niveaux européen et national, cette politique s’appuie sur la constitution d’un outil de soutien au développement des technologies et du tissu industriel du secteur.
 
Cet outil prend la forme d’un fonds de capital investissement Energies Vertes de l’ordre de 1Mdgéré par le Fond Stratégique d’Investissement (FSI) ou une nouvelle Banque publique d’investissement et financé par les ressources de cette institution. Ses interventions s’inscrivent dans une stratégie de constitution de filière industrielle, élaborée par le FSI en concertation avec les parties prenantes.
 
En parallèle à la constitution de ce fonds, une stratégie de consolidation de la filière artisanale et technique du bâtiment est mise en place. Elle s’articule autour d’une formation renforcée des acteurs et une incitation (fiscale ou via des labels professionnels) au regroupement des activités (plaquiste, chaudiériste, couvreur…) pour constituer de véritables entreprises de rénovation thermique capables de mettre en œuvre des opérations de rénovation globales, coordonnées et cohérentes.
 
 
Engager une hausse progressive et maîtrisée des prix de l’électricité en France afin de garder ouvert l’ensemble des options énergétiques à long terme, tout en protégeant les consommateurs modestes
 
Compte-tenu de la place du nucléaire dans le mix électrique français (80 % environ), en toute hypothèse, une sortie du nucléaire n’est pas envisageable rapidement. Les énergies renouvelables ne sont pas, aujourd’hui, disponibles en quantité suffisante pour assurer la relève et présentent, pour la plupart d’entre elles, un problème d’intermittence ; les économies d’énergie indispensables ne peuvent se déployer que dans la durée. La seule réponse à une sortie du nucléaire rapide serait aujourd’hui le recours massif aux énergies fossiles, plus coûteuses, fortement émettrices de CO2 et pour lesquelles la sécurité d’approvisionnement n’est pas assurée en Europe.
 
Pour autant, il est politiquement et démocratiquement indispensable de donner à la société la possibilité d’une sortie du nucléaire à terme, ce terme étant lui-même l’objet de débat. Pour ce faire, la durée de vie du parc nucléaire doit être allongée (en maximisant le niveau de sécurité visé) pour une durée et une capacité qui dépendent de la mise en place du programme de maîtrise de la demande et des grandes options énergétiques qui seront choisies dans le plan « Energie 2030 pour la France ».
 
Ce plan, correspondant à l’horizon du début de remplacement du parc électronucléaire actuel, doit permettre la mise en débat des principales options pour le mix énergétique à long terme, précisant entre autres choses la place du nucléaire.
 
Cette politique énergétique responsable suppose de préparer dès aujourd’hui le financement des investissements de maintenance, de qualité des réseaux et d’allongement de durée de vie des centrales, puis à terme le remplacement du parc de production sans préjuger des options technologiques qui seront retenues lors du débat national.
 
En conséquence, et compte tenu des ambitions sociales et d’appui au développement de la nouvelle contribution au service public de l’énergie, une hausse du prix de l’électricité en France de l’ordre de 4 à 5 % annuels en termes nominaux par an jusqu’en 2025 ne peut être évitée. Le rythme et l’ampleur de cette hausse pourront être ajustés progressivement en fonction notamment de la réalisation des opérations d’allongement de la durée de fonctionnement du parc nucléaire actuel et de la révision, à la hausse ou à la baisse, des coûts de déploiement des énergies renouvelables.
 
Si elle peut paraître élevée, une telle hausse doit être relativisée par rapport aux tarifs et prix de l’électricité en vigueur dans les autres pays européens. Les consommateurs français payent en moyenne environ 30 % moins cher leur électricité que leurs voisins de la zone euro, qui doivent eux aussi s’attendre à des hausses significatives : l’écart devrait se maintenir, voire s’accroître sur les dix prochaines années.
 
Une nouvelle tarification de l’électricité pour les clients résidentiels est à mettre en place dès 2012. Pour tous les consommateurs, un signal plus fort et progressif sera donné sur la part variable du tarif pour donner une incitation à la sobriété énergétique. Pour les ménages les plus modestes (environ 5 millions de foyers) une réduction de 25 à 50 % de la facture d’électricité sera mise en place dès 2012 en fonction de plusieurs critères : le revenu, la composition familiale et les caractéristiques du logement (performance thermique, mode de chauffage et localisation).
 
Cette nouvelle tarification permettra ainsi de réaliser des objectifs sociaux et écologiques sans pénaliser les plus modestes.
Réaffirmer l’ambition européenne de notre politique énergétique et son ancrage dans l’intérêt général
 
 
La France propose l’élaboration d’un plan énergétique européen à long terme, pierre angulaire d’une politique énergétique commune, intégrant les choix nationaux. Ce plan, qui devra être adopté par le Parlement européen, s’appuie sur l’évolution à long terme des moyens de production électrique nationaux. Il vise notamment à évaluer la cohérence entre les choix des Etats-membres sur les plans techniques et financiers. Il dégage les priorités d’actions relatives aux infrastructures de réseaux et les moyens de les financer. Il inclut aussi une réflexion sur une stratégie européenne d’approvisionnement pétrolier et gazier. Il prévoit enfin des harmonisations techniques et de procédures d’appels d’offre communautaires. Concernant la sûreté nucléaire, les Etats-membres renforcent leur coopération dans le cadre institutionnel actuel (traité Euratom, association des autorités de sûreté ouest-européennes WENRA, Autorités de sûreté nationales), dont la rigueur est mondialement reconnue.
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26.07.2011

Blog Tech’You :

nouvelle rubrique « how to » tutoriels

capture d'ecran du blog Tech'YouLe blog Tech’You spécialisé dans l’actualité des nouvelles technologies se dote d’une rubrique baptisée « How to ». Au programme de cette nouvelle catégorie d’articles, des contenus pratiques et concrets, tutoriels orientés sur la prise en main d’outils ou de techniques afin de faciliter au quotidien son rapport aux technologies. Les articles présentés bénéficient d’une démarche pas à pas et de captures d’écrans pour guider l’internaute dans son parcours d’apprentissage.

Quelques contenus sont déjà publiés dans la nouvelle rubrique How To du blog Tech’You sur deux thématiques : utilisation de l’internet en situation de mobilité et gestion de compte sur le réseau social le plus utilisé en France :