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28.08.2010

Réseau social à venir...

Tout le monde connaît Facebook, et plus précisément certaines de ses exactions. Le réseau social n’est en effet pas réputé pour la fiabilité avec laquelle sont gérées les données personnelles. C’est en partant de ce principe que quatre étudiants new-yorkais ont eu l’idée de développer un réseau social open source et reposant sur un réseau décentralisé, donnant ainsi naissance à Diaspora*. Certains d’entre vous le connaissent déjà, d’autres non, mais c’est le 15 septembre prochain que ce dernier ouvrira enfin ses portes.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

23.08.2010

Pour ceux qui rentrent en IUT (institut universitaire de technologie)

mouspad1.gifVous trouverez sur le site de "IUT en ligne" des ressources e-learning dans tous les domaines et pour tous les DUT : cours,exercices...
http://www.iutenligne.net


Beaucoup de ressources sont en libre accès, d'autres réservées aux étudiants d'IUT qui doivent se connecter avec leur identifiant.

Le site est bien fait, les ressources faites par des enseignants d'IUT sont bien adaptées aux cursus DUT, un seul bémol : le moteur de recherche qui n'est pas très efficace.

De la part de : MartineArrou-vignod

21.08.2010

Parcours atypique

Exclamation 3.jpgwww.ParcoursAtypique.com est un nouveau site d’emploi, dédié aux personnes pros et motivées dont le parcours atypique (ex militaire, retour congé parental, ex patron, changement de voie professionnelle, handicap, diversité) a développé de fortes qualités humaines (résistance au stress, adaptabilité, motivation).

Ces personnes, à fortes qualités humaines, sont recherchées par les entreprises mais elles n’entrent pas dans les petites cases et ne sont pas visibles sur les sites d’emploi – sauf à bidouiller leur CV. Nous avons donc inventé une approche permettant de les mettre en valeur pour les recruteurs (Noz, Actual, L’Oréal, Société Générale….) qui cherchent des hommes et des femmes et non plus des clones. Concrètement, outre les compétences techniques, les qualités humaines sont dévoilées par de multiples mots clef, hiérarchisés.

www.ParcoursAtypique.com est pour tout niveau de responsabilité, toute localisation, tout secteur d'activité. Du moment où les qualités humaines recherchées sont aussi importantes que la technique (pour les postes uniquement techniques, les autres job board sont meilleurs). Attention, ce site est réservé aux personnes vraiment compétentes, pro et motivées : la publication d’un profil de candidat prend au moins 1h.

Le candidat peut publier son profil et postuler (gratuit). Le recruteur peut sourcer et/ou publier des offres (payant). Derniers partenaires ou clients : OVH, MPO, Griset, Noz, Actual, L’Oréal, Société Générale, ARealTI…

Vous pouvez voir comment les candidats pro et motivés peuvent enfin se mettre en valeur, comme ici http://www.parcoursatypique.com/article1624.html ou ici http://www.parcoursatypique.com/article1615.html. Ou voir une offre de Marketing interactif sur http://www.parcoursatypique.com/article2110.html ou encore une offre de Conseiller accueil confirmé sur http://www.parcoursatypique.com/article2381.html

Premier bilan après quelques semaines
En quelques semaines d’existence, des milliers de candidats pro et motivés sont inscrits ; et des centaines d’offres sont publiées. La presse (TF1, Canal, France 5, Le Figaro, L’Express…) en parle. Nos clients sont des cabinets de recrutements et des entreprises petites ou leader dans leur domaine (OVH, MPO, Griset, Noz, Actual, L’Oréal, Société Générale…).

www.ParcoursAtypique.com. Vous êtes atypique. Vous êtes unique. Un employeur vous cherche.

Et en postulant par www.ParcoursAtypique.com, vous savez que votre candidature sera regardée avec intérêt.

De la part de Thomas Grimaux

20.08.2010

Pour tous ceux qui rentrent en classes préparatoires

livre_011.gifSur le site des classes préparatoires http://www.prepas.org/pagesperso/ vous trouverez des exercices, des cours et des conseils rédigés par les enseignants de classes préparatoires.
Si vous entrez en MPSI (ou PCSI) je vous conseille en maths le site de David Delaunay. vous y trouverez en plus des cours et des problèmes tous les exercices corrigés classiques de maths niveau prépa : http://mpsiddl.free.fr/index.php

De la part de : MartineArrou-vignod

29.07.2010

Evelyne Rogue, Facebook entre info et intox...

Doit-on douter de tout ? Nous vivons dans un monde de certitudes constitué pour l’essentiel d’opinions que nous avons adoptées. Mais peut-on réellement savoir au moyen d’opinions ? La question paraît à première vue étonnante ? Comment pourrait-on penser le savoir, définir la connaissance véritable en se référant à des opinions, alors que ces deux notions semblent renvoyer à des sphères qui s’excluent radicalement, s’opposent, se nient ?

A l’inverse nous pouvons nous insurger devant pareille prétention et nous demander comment on pourrait espérer se passer de l’opinion pour définir le savoir, la connaissance indépendamment des préjugés, des idées préconçues indépendamment des pré-savoirs. Est-ce à dire que si le savoir est pensable « à partir de l’opinion » celle-ci le détermine de part en part ? Autrement dit, quels rapports le savoir entretient avec l’opinion : continuité, rupture, coexistence ?

Telle est bien la question qui se pose aujourd’hui face à l’annonce faite concernant les 500 millions d’utilisateurs de facebook. Les sources Facebakers.com et Mashable l’affirment haut et fort (cf. document en fin de billet), alors que d’autres sources (cf. étude et source en fin de billet) au contraire contredisent ces chiffres, allant même jusqu’à poser la question de savoir si Facebook ne ment pas !

Face à cette multiplicité de points de vue, que croire, à qui faut-il faire confiance ? Faut-il dans le meilleur des cas adopter la prudence socratique qui consiste à être conscient et affirmer : « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien », ou bien dans le pis des cas sombrer dans le scepticisme aussi radical qu’absolu ?

 

 

Derniers chiffres clés de Facebook en juillet 2010

source : Mashable et facebakers.com

Pour en savoir plus rv sur le blog de Franck Perrier

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Autre source, autre point de vue...

Facebook: Le grand mensonge du nombre de membres en France

Réseaux sociaux • 22 juillet 2010

http://reyt.net/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/facebook-03-150x150.jpgFacebook prétend avoir 1.6 millions de membres résidant à Oslo. Le hic? La capitale Norvégienne ne compte que 600.000 personnes, 800.000 tout au plus en incluant la grande banlieue. Autre bourde: le réseau social assure avoir 850.000 Norvégiens de 20-29 ans dans ses fichiers alors que le dernier recensement n’en comptait que 613.000…

Les réseaux sociaux se livrent à une guerre des chiffres pour séduire les annonceurs, quitte à avancer des statistiques délirantes. Qu’en est-il des chiffres français? Facebook nous ment-il sur son nombre d’inscrits en France? Dans cet article, je vais vous prouver que Facebook gonfle artificiellement son taux de pénétration en Ile de France.

1- 92% des Franciliens seraient membre de Facebook

L’outil de création de publicités de Facebook permet d’évaluer  la portée de chaque campagne par un ciblage géographique et démographique. Grâce à cet outil, on peut donc savoir combien Facebook compte de membres résidant dans une zone géographique précise et faisant partie d’une tranche d’âge déterminée.

Commençons par chercher le nombre de membres habitant à Paris et dans un rayon de 40 kilomètres, zone géographique correspondant approximativement à l’Ile de France. Cette requête nous donne un nombre de 10 744 920 membres. Quand on sait que l’Ile de France compte 11 598 000 habitants, il y a de quoi tomber de sa chaise: Facebook compterait parmi ses membres 92% des Franciliens.

2- 110% des Franciliens de 20-59 ans seraient membres de Facebook

Les chiffres sont encore plus éloquents lorsqu’on limite la recherche aux 20-59 ans, qui représentent 62.1% de la population en Ile de France. Facebook compterait parmi ses membres 7 829 640 adultes de 20-59 ans, soit 110% de la population de cette tranche d’age vivant en Ile de France.

Poussons le bouchons un peu plus loin. Médiamétrie estime le nombre d’internautes français à 60.4% de la population totale. A la lumière de ces chiffres, les statistiques donnent encore plus le tournis: Facebook aurait deux fois plus de membres en Ile de France âgés de 20à 59 ans qu’il n’y aurait d’internautes sur ces critères.

3- Les réseaux sociaux se livrent à une guerre des chiffres

Les internautes Franciliens de 20-59 ans auraient-ils chacun deux comptes Facebook? Le réseau social est il populaire au point de séduire la quasi-totalité des habitants d’Ile de France, enfants en bas-âge, personnes âgées et non-internautes compris?

L’explication est plus simple: les réseaux sociaux n’hésitent pas à mentir sur leurs chiffres. Dans un article précédent, je vous dévoilais les astuces de Facebook pour faire croire qu’il disposait de 550 000 applications et d’un réseau d’1 millions de développeurs alors que les chiffres réels sont moindres. Idem pour Twitter, qui gonfle ses chiffres pour faire croire qu’il est devenu le second moteur de recherche de la planète.

4- Les réseaux sociaux sont en recherche de business model

Facebook et Twitter suivent la même stratégie de monétisation que Google: le lien contextuel et le search marketing. Il faut dire que le marché est juteux: rien qu’en France, le search marketing représente un chiffre d’affaires total de 430 millions d’euros. Toutefois, Google en siphonne 91% et représente donc un concurrent difficile à détrôner.

En effet, les annonceurs sont convaincus par l’efficacité des publicités présentées aux internautes en situation de recherche de contenu, mais doutent encore de la pertinence de la publicité sociale.  C’est pour cette raison que Twitter s’invente second moteur de recherche de la planète et que Facebook commence à intégrer les résultats du web dans ses résultats de recherche.

5- Les réseaux sociaux peinent à convaincre les annonceurs

Les annonceurs sont encore loin de croire aux réseaux sociaux. Quand le CPM (coût pour mille) moyen d’une publicité sur internet est de 2.43$, Facebook n’arrive à vendre ses publicités qu’en les bradant 4 fois moins cher à 0.56$. Le CPM moyen en France, encore plus bas, se situe à 0.12$ soit 20 fois moins que le prix moyen des publicités sur internet.

Dès lors, on comprend pourquoi Facebook n’hésite pas à mentir grossièrement sur son nombre de membres. Présenter des chiffres hallucinants de fréquentation peuvent contribuer à convaincre les annonceurs de dédier une partie de leur budget communication sur Facebook. Mais alors, Facebook a-t-il vraiment dépassé le cap des 500 millions de membres cette semaine?

Cet article a été publié dans Réseaux sociaux avec les mots-clefs : Facebook, Google, marketing, moteur de recherche, publicité, Réseaux sociaux, Twitter. Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

§ Pour aller plus loin

Cette analyse fait partie d'une série d'articles portant sur les réseaux sociaux et le Web 2.0. Bonnes pratiques, études chiffrées, méthodologies, cette série décrypte les tendances actuelles du web collaboratif.

Source : http://reyt.net/blog/reseaux-sociaux/facebook-le-grand-me...

25.07.2010

Intégrer des enfants sourds dans une classe

 

Un coup d’œil aux vainqueurs d’Imagine Cup 2010 : un avant-goût du futur ?

Dans quelques années, ils seront créateurs de start-ups innovantes, chercheurs reconnus, voire, pourquoi pas, à la tête des nouveaux géants de l’informatique. En attendant, et avec leurs compétences respectives, quatre cents étudiants ont planché dur à Varsovie, mi-juillet, lors de la compétition Imagine Cup, organisée par Microsoft (voir tous nos articles sur cette compétition).

Leur feuille de route était simple : mobiliser toutes leurs compétences en informatique pour relever l'un des « objectifs du millénaire » fixé par les Nations-Unies, et ce dans plusieurs catégories - « développement embarqué » (la création d'objets intelligents), « conception logicielle », « création animée », « challenge IT », « médias numériques ».

A ce petit jeu, les Français n'ont pas démérité (voir la news du 12 juillet) : avec son tapis permettant de détecter les chutes, par exemple, l'équipe Geras s'est classée à la troisième place mondiale dans la catégorie – nous vous les avions présenté ici. Même médaille de bronze pour  l'équipe Green Gears, inscrite dans la catégorie « création animée » … qui devrait d’ailleurs faire parler d’elle dans les mois à venir.

>> En attendant une prochaine victoire française, nous vous présentons en quelques lignes les projets qui ont remporté les cinq catégories :

Intégrer des enfants sourds dans une classe

thailande

Permettre à des enfants souffrant d’un déficit auditif, voire de surdité, de suivre les cours d'une classe tout ce qu’il y a de plus ordinaire, grâce à un logiciel utilisant à la fois de la reconnaissance vocale et faciale, un système de traduction en langage des signes, …

Le projet eyeFeel est le grand gagnant de la compétition dans la catégorie « création logicielle », l’une des deux catégories reine de la compétition. Développé par quatre étudiants de l’université Kasetsart, il fonctionne pour l’instant uniquement en anglais … mais devrait très prochainement bénéficier d’une version thaïe. « On veut rendre égaux tous les étudiants dans une classe … », explique Pichai Sodsai, l’un des membres de l’équipe.

Surveiller ses conso d’énergies … et économiser !

smarterme

Dépassé, le bon vieux compteur électrique. Le projet « SmarterME », vainqueur de la catégorie « développement embarqué », propose de visualiser, en un coup d’œil, outre les kilowatt-heure qui défilent, les différentes sources de consommation d’électricité dans votre maison.

Développé par une équipe taïwanaise de la National Chiao Tung University, le projet s’adresse pour l’instant aux familles … mais l’équipe a la ferme intention d’en développer une version capable de surveiller les consommations électriques d’un immeuble de bureau.

Ah oui, et si vous leur demandez comment ils en ont eu l’idée, les trois étudiants ont une réponse … déroutante : « Nous avons reçu un jour une facture astronomique … ». Tiens donc.

Recruter des volontaires via un jeu vidéo

Combattre la pauvreté, lutter contre les inégalités hommes-femmes, ou le réchauffement climatique. Dans Wildfire, jugé meilleur jeu vidéo de sa catégorie, vous ne vous battez pas contre des monstres, ou pour gagner des dollars, mais bien pour des causes « nobles », pour lesquelles vous devez recruter un maximum de volontaires.

Message subliminal diffusé par l’équipe By Implication, de l’Ateneo de Manila University, aux Philippines, auteur du jeu : oui, ces maux peuvent être éradiqués, pour peu que l’on travaille un peu ensemble … .

Regardez une démonstration de leur projet :

« On adore le game design, et on ne va pas s’arrêter là », promet déjà Philip Cheang, l’un des étudiants impliqués.

Des réseaux plus intelligents ?

La catégorie des réseaux est un peu particulière : contrairement aux autres, les concurrents sont jugés sur une performance live, et n’ont pas présenté un projet particulier. A ce petit jeu – narré en live ici - , c’est Weiqiu Wen, de la Huazhong University of Science and Technology. Quel rapport entre des réseaux et les objectifs du millénaire ? Simple : chacun des candidats devait réaliser un système capable de consommer le moins d’énergie possible.

L’imagination au pouvoir ?

30 heures pour penser, créer et réaliser un film animé : voilà, concrètement, le défi à relever dans la catégorie « création animée ». L’équipe taïwanaise Mirror Vita - 100% féminine ! - de la National Taipei University of Technology, a été jugée la meilleure dans ce défi.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

23.07.2010

10 conseils pour trouver un emploi grâce aux réseaux sociaux

Post image of 10 conseils pour trouver un emploi grâce aux réseaux sociaux
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Selon Nielsen, les internautes du monde entier passent 22 % de leur temps sur des réseaux sociaux comme Facebook, YouTube et Twitter. Potentiellement, un recruteur peut donc passer 22 % de son temps sur Internet pour analyser des profils..

La pratique de « Google-iser » (rentrer le nom d’une personne dans Google et observer les résultats) est fréquente dans le monde du recrutement. Dans les premiers résultats, vous allez trouver un lien vers votre
profil Facebook (si vous en avez un bien sûr, ou si vous avez un homonyme) ou encore vos profils professionnels comme Viadeo, Linkedin ou DoYouBuzz !

Le problème c’est que vous n’allez pas pouvoir choisir où votre futur patron va cliquer : va-t-il se contenter de lire votre CV sur Viadeo ou va-t-il essayer de regarder votre activité sur Facebook et vos tweets ? Comment faire en sorte que les réseaux sociaux deviennent un allier dans votre recherche d’emploi ?

Actionmiroir.com vous propose de répondre à ces questions autour de 10 conseils :

1. S’inscrire sur Viadeo et Linkedin

C’est le béaba pour améliorer sa visibilité « professionnelle » dans les moteurs de recherche. Cependant, Viadeo et LinkedIn peuvent rapidement vous desservir si votre profil n’est pas mis à jour. Pensez à remplir au minimum 70 % de votre profil. N’hésitez pas à consulter les profils de vos rivaux professionnels pour vous en inspirer ou pour savoir comment vous différencier.

Sur les CV virtuels, on se demande souvent s’il faut mettre une photo. L’objectif de Viadeo et LinkedIn est que l’on puisse vous connaître et reconnaître facilement par la suite. Il semble alors que la photo soit une bonne option à la seule et unique condition qu’elle soit des plus professionnelle. Autrement dit, de bonne qualité, nette et cadrée sur votre visage. Il est évident que si votre photo dévoile une partie de vos vêtements : ils doivent être en adéquation avec le poste que vous recherchez. Ces conseils paraîssent banales, mais la première impression du recruteur est difficile à modifier avec le temps.

2. Participer à des discussions

Une fois vos profils Viadeo et LinkedIn remplis, deux options s’offrent à vous :

- Votre coeur de métier demande de la réflexion et des connaissances techniques (métier de la communication, informatique, management…). Vous avez alors tout intérêt à communiquer sur votre savoir-faire dans les hubs et les groupes adéquats. Poster des commentaires, répondez aux questions ou encore mieux apporter de l’information sous forme d’articles et billets. Cette attitude vous permettra d’être acteur des réseaux sociaux (et non plus spectateur) et surtout de vous faire connaître voir reconnaître des recruteurs.

- La discrétion. Votre profil est préparé et consultable et vous ne souhaitez pas faire plus. Si vous n’êtes pas sûr de vos écrits ou des commentaires à formuler, inutile d’en faire trop. L’objectif est surtout d’avoir un profil clair, net et précis. Le reste viendra par la suite.

3. Relayer les articles d’un blog

Vous avez sans doute lu l’article « comment améliorer son travail avec Internet » ;) et vous avez désormais les outils pour faire une veille de qualité. Vous trouvez un article intéressant ? Partagez-le ! Le retour n’est souvent pas immédiat, mais à la longue cette habitude de partage et de mise en commun du savoir engendre de bonnes surprises. Et si un ami veilleur ou plusieurs amis veilleurs font de même : vous êtes au top de l’actu de votre secteur, prêt à toutes questions pièges lors d’un entretien. Alors, enrichissez votre profil avec des articles de qualité, montrez aux yeux des recruteurs votre passion et votre implication pour votre métier.
D’ailleurs, actionmiroir.com vous partage un excellent blog pour mieux gérer sa recherche d’emploi : Haut les coeurs !!!

4. Créer un profil sur Doyoubuzz !

A l’heure des « Google-isation » de son nom par son patron, ses futurs recruteurs ou encore ses amis… Dites merci à DoYouBuzz ! Si vous créez votre compte sur DoYouBuzz, vous pouvez taper « prénom + nom » sur Google et vous tombez en premier…sur votre CV ! DoYouBuzz vous permet de gérer votre référencement et de classer dans les premiers résultats de Google votre CV virtuel qui peut réellement devenir la vitrine de votre activité professionnelle pour toute personne cherchant des infos sur vous. Pratique, design, complet, visuel, c’est une force de séduction indéniable qui peut faire une grande différence par rapport à quelqu’un qui n’a proposé qu’un CV papier. Ne serait-ce que pour montrer son ouverture et son intérêt pour les nouvelles technologies.

Bien sûr, il est toujours bon d’envoyer un CV papier en réponse à une offre d’emploi ou à une candidature spontanée, mais vous pouvez être sûr que le recruteur va regarder votre profil sur Internet !

C’est sur ce site que le recruteur pourra voir tout l’intérêt de votre profil, en se baladant sur une interface dynamique, moderne et agréable ! DoYouBuzz est devenu indispensable à la diffusion de votre profil et de vos
activités professionnelles.

5. Abonnez-vous au Twitter des entreprises

Twitter est aujourd’hui considéré comme le support idéal pour cultiver son image personnelle et développer son réseau professionnel. Par extension, il constitue également un outil redoutable de communication pour les entreprises, qui n’hésitent plus à y avoir recours dans le cadre de leurs campagnes de recrutement et postent désormais leurs offres d’emploi sur leurs profils, sous forme de tweets. Ciblez les entreprises qui vous intéressent et abonnez-vous : vous pouvez être au courant d’une offre avant les autres. Imaginez un entretien avec l’une d’elles, où le recruteur vous demande en fin de rendez-vous : « des questions ? » Si vous lui répondez que vous vous interrogez sur tel et tel point, communiquer récemment sur le Twitter de l’entreprise : l’effet positif est immédiat !

6. Créer des alertes Twitter avec vos mots clés

Sur Twitter il est possible de fonctionner sur le même principe que les alert Google. Vous pouvez rechercher les tweets par mots clés. Vous recherchez un job dans le marketing sur les mécanismes de distribution d’un
produit. Une recherche du mot « distribution » et « marketing » devrait éclaircir les 10 000 tweets publiés par minute et vous permettre d’aller directement à l’information qui vous intéresse !

7. Créez des flux RSS personnalisés

Les nombreux sites d’emploi sur Internet vous permettent de faire des recherches très ciblées sur les annonces : lieu géographique, type de contrat, poste… mais faire des recherches journalières sur l’ensemble des sites Internet peut être un véritable calvaire! Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez donc créer des flux RSS des résultats de ces annonces ! Le principe est simple : une fois votre compte Netvibes créé, en haut à gauche, direction ajouter du contenu, ajouter un flux et copier-coller la barre d’URL de votre site d’emploi favori : ANPE, APEC… Une fois cette opération répétée sur quelques sites, votre page Netvibes va se transformer en véritable mine d’informations avec l’ensemble des annonces qui répondent à vos critères en une seule vue.
Voilà de précieuses heures de gagnées !

8. Vérifiez votre e-reputation toutes les semaines

Tous les lundis, il est bon de taper son nom dans Google pour voir l’évolution de sa e-reputation (j’exagère, mais régulièrement il faut le faire). Les recruteurs, eux, le feront! Si vous commencez à entretenir vos différents profils, vous verrez rapidement (comptez 2 mois) apparaître des pages (Viadeo, LinkedIn, blogs) qui parlent de vous. Pour vérifier votre réputation, les alertes Google à votre nom sont très efficaces . Enfin, la roue magique dans les options Google vous permettra de voir les mots clés qui caractérisent votre profil numérique.

9. Jetez un coup d’œil sur les meta-moteurs de recherche

Certains sites permettent de référencer et centraliser les annonces d’emplois. Le plus connu est le Pôle Emploi, mais ce n’est pas le seul. Multiplier les sources vous permet d’améliorer vos filtres de recherches et ainsi de
nouvelles offres d’emplois devraient faire leur apparition. Un exemple : le moteur de recherche JobiJoba vous permettra de rechercher une offre d’emploi par lieu, métier, secteur, société…

10. Créer une alerte Google sur le poste convoité !

Vous n’avez qu’un rêve en tête : devenir chargé de communication. Mais les offres se font de plus en plus rares en temps de crise et vous ne souhaitez pas rater la moindre occasion pour postuler. Mieux que l’ANPE, une alert Google sur le terme « chargé de communication » vous permettra de recevoir toutes les informations du web sur ce poste. De nouvelles offres d’emploi devraient émerger et vous trouverez aussi de l’actualité sur le poste pour savoir vous adapter aux nouvelles compétences demandées.

Alors ne prenez plus peur dès que l’on vous parle de votre image sur Internet et des flux RSS. Suivez les conseils et faites vous aider au départ pour la mise en place des outils. En plus, vous apprendrez de nouvelles compétences qui vous seront certainement utiles pour votre futur emploi !
Vous souhaitez une aide personnalisée, n’hésitez pas à nous contacter via la rubrique contact.

Pour aller plus loin

http://www.focusrh.com/recrutement/sites-emploi/le-recrut...

http://www.actionco.fr/Action-Commerciale/Article/Recruter-en-utilisant-les-reseaux-sociaux-du-Web-
28801-1.htm

http://www.camillejourdain.fr/recrutement-2-0-contre-recr...

http://fr.techcrunch.com/2010/05/20/pour-doyoubuzz-le-cv-...

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

Le piratage numérique de livres sous surveillance en septembre

livre10.GIFPARIS — Un dispositif de veille permanente sur le téléchargement légal et illégal de livres sera lancé à la rentrée par le MOTif (Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France) afin de suivre l'évolution de l'offre numérique, des usages de consommation et du piratage.

"Cet outil, qui a déjà donné quelques fruits et sera officiellement lancé en septembre, constitue une première du genre concernant le livre en France", dit le MOTif sur son site (www.lemotif.fr).

Moins d'un an après son étude EbookZ sur le piratage numérique, parue en octobre, l'Observatoire a donc décidé de mettre en place une observation sur la durée et de s'intéresser aussi aux médiateurs du livre sur internet.

La réalisation de la veille a été confiée à Mathias Daval, d?Edysseus Consulting, et à Rémi Douine, de la société The Metrics Factory spécialisée dans l?extraction de données sur internet.

L'étude de 2009 avait conclu à la faible présence des livres français sur les réseaux pirates. Premier constat du prélude 2010: hors bande dessinée, sur la somme des ouvrages inventoriés, un sur cinq seulement est disponible en téléchargement, légal ou non.

"D'un côté, l'offre légale est trop faible (...) alors que nous avons volontairement choisi un échantillon de best-sellers. D'autre part, l'offre illégale vient vraiment concurrencer l'offre des plateformes et pallier ses manques", explique Mathias Daval.

Et on en revient toujours au même constat: ce qui est piraté, ce sont les best-sellers qui n'ont pas d'offre numérique légale. Avis aux éditeurs!

L'an dernier, il apparaissait que Gilles Deleuze, Amélie Nothomb et Bernard Werber, étaient les auteurs ayant le plus de titres disponibles en téléchargement illégal. S'y ajoutait une très forte présence des meilleures ventes papier (Beigbeder, J.K. Rowling, Michael Connelly, Daniel Pennac, Stephenie Meyer, Marc Lévy...)

L'objectif de la veille sera de fournir des informations régulières sur le marché numérique et son "écosystème" (production d?information, d?opinion et usages de lecture).

Ces deux points sont corrélés l?un à l?autre: des habitudes de consommation dépendront l?évolution du marché, et inversement, souligne le MOTif.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

Idaos recrute plusieurs stagiaires: consultants, webmasters et développeurs

question2.GIFNous cherchons, pour septembre 2010, plusieurs profils de stagiaires pour accompagner notre développement.

Notre mission : Aider nos clients à être plus performants sur Internet et à monter en expertise.

Nous fonctionnons comme une startup et notre capacité d’innovation nous a valu d’intégrer les programmes Micorsoft Bizspark, Sun Essentials et Cap Digital.

Vous pouvez en savoir plus en consultant www.idaos.com et www.digitalacademy.fr, notre institut de formation en stratégies Internet et réseaux sociaux.

Vous trouverez ci-dessous la nature des postes que nous cherchons à staffer.

Consultant / Chef de projet Internet

Profil : Marketing avec un fort sens de la relation client

  • Participer à l’exécution des missions chez les clients
  • Accompagner l’analyse et l’élaboration des stratégies marketing sur Internet. Coordonner et préparer les présentations

Stage Direction Financière et administrative Start-up Web

Profil : Gestionnaire polyvalent

  • Assister dans l’élaboration du business plan et rechercher des sources de financement publiques / privées
  • Répondre à des appels d’offre et assister dans la gestion administrative / comptable de la société

Stage Webmaster / analyste Web

Profil : Passionné Web et NTIC

  • Maintenir nos sites à jour, vérifier leur bon fonctionnement et leur ergonomie
  • Gérer et promouvoir le contenu (techniques de référencement), mettre en place et tenir à jour un système d’emailing
  • Intervenir sur certaines opérations marketing Web client

Pour réussir chez Idaos :

  • Vous avez une passion pour Internet, et avez une connaissance pratique du Web et de ses outils.
  • Vous possédez une vraie autonomie, un profil peut-être entrepreneur.
  • Votre rigueur combinée à votre capacité d’analyse et de synthèse vous permet d’élaborer des projets et de les mettre en œuvre.

Nous vous offrons :

  • L’opportunité d’acquérir une véritable expérience opérationnelle au sein d’une société ouverte aux nouvelles technologies, auprès de dirigeants très expérimentés.
  • Une ouverture totale sur nos réseaux et notre expertise.
  • Vous deviendrez un expert d’Internet et des nouveaux médias.

Contact : charlesedouardvdd@idaos.com

Pour en savoir plus sur IDAOS : cliquez ici

22.07.2010

Lancement de la seconde édition du Prix de la Croissance Verte Numérique

dimanche 18 juillet 2010

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 12 juillet 2010.
Les innovations techniques et notamment l’internet et les nouvelles technologies numériques dites vertes représentent un gisement de croissance pour notre économie. Cette réflexion est à l’origine de la création en 2009 du « Prix de la croissance verte numérique ». Fait remarquable, le prix est la fruit de la collaboration entre les entreprises, leurs syndicats et associations professionnelles les chercheurs et l’Etat.

Ces acteurs ont en effet souhaité valoriser les initiatives innovantes : le MEDEF et la Fédération Française des Télécoms – en collaboration avec ACIDD* - ont ainsi proposé la création d’un prix national qui a trouvé toute sa place dans le « Plan France Numérique 2012** » et dont le succès de la première édition justifie déjà l’organisation de la seconde.
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont essentielles pour conjuguer croissance économique et développement durable : organiser le télétravail, optimiser les transports, le e-commerce, dématérialiser les procédures administratives, réduire la consommation énergétique des bâtiments, développer une économie qui émet peu de carbone…

L’Etat (ministère du Développement durable, secrétariat d’Etat à la Prospective et au développement de l’économie numérique, l’ADEME et OSEO), les entreprises (MEDEF, Alliance TICS, Fédération Française des Télécommunications, FIEEC-Fédération des industries électriques, électroniques et de communication et Syntec informatique), les chercheurs
(Institut Télécom), les acteurs de l’innovation (Caisse des Dépôts, Cap Digital) et ACIDD** se sont ainsi associés pour l’organiser.

Ce partenariat exceptionnel est l’illustration que l’innovation technique et économique est l’un des enjeux clés du développement durable et que les entreprises peuvent jouer pleinement leur rôle et engager leurs responsabilités.


*ACIDD : Association communication et information pour le développement durable.
**Plan France Numérique 2012 : plan de développement de l’économie numérique destiné à préparer la «France numérique» à l’horizon 2012.
***COSEI : Comité stratégique des éco-industries.

Les objectifs
• Récompenser l’invention, la création, le développement de technologies numériques au service du développement durable.
• Diffuser les bonnes pratiques et les nouvelles technologies grâce à l’exemple.
• Faciliter le démarrage de nouveaux marchés dans les domaines « TIC / DD ».
• Remettre un prix honorifique à 5 acteurs qui, dans leurs catégories, ont atteint de façon exemplaire un des objectifs visés : inventer, créer, expérimenter, développer des technologies numériques au service du développement durable (économie bas carbone, bâtiment intelligent, mobilités durables, économie localisée, diminutions de l’empreinte des TIC, réseaux intelligents de gestion d’énergie-smart grids, innovation…).
La participation est réservée aux entreprises ayant leur siège social en France, ou filiale française d’un groupe étranger.


Cinq catégories pour 5 lauréats
1. Le prix Numérique et développement durable de l’entreprise qui aura fait progresser nettement ses objectifs en matière d’environnement grâce aux TIC (efficacité énergétique, ou climat, ou bâtiment, ou mobilité durable…). Cette catégorie est ouverte à tous les secteurs d’activités sauf les entreprises du secteur du numérique (fabricants, éditeurs, opérateurs de télécommunication, prestataires de service).

2. Le prix PME de l’innovation numérique pour le développement durable de l’entreprise qui aura inventé, crée ou développé des solutions ou des services à base de technologies numériques. Ce prix vise notamment la mise en exergue des « start up » engagées dans la mise au point de technologies au service du développement durable.

3. Le prix Entreprise du numérique éco engagées de l’entreprise des TIC, tant matériel que réseaux que services et usages, pour sa démarche qui vise la réduction de l’empreinte environnementale de ses produits et services.

4. Le Prix « Enseignement supérieur et recherche »
Il s’agit de récompenser des initiatives issues du monde la recherche et de l’enseignement. Ce sont des projets et des réalisations de laboratoires de recherche, de juniors entreprises… toute sorte d’innovation : étudiants, jeunes chercheurs, entreprises incubées

5. Le Prix coup de cœur
Il récompense une initiative originale, curieuse, passionnante. Le jury a toute liberté pour ses règles d’attribution

Le calendrier du Prix 2010
• Juin 2010 : lancement de la 2ème édition et ouverture des candidatures
• 1er octobre : clôture des candidatures (à minuit)
• Mardi 23 novembre à 18h00 : Remise des prix à l’auditorium du MEDEF

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21.07.2010

«L'homo interneticus» restera-t-il «l'homo sapiens» ?

Nicolas Carr Rappel : Le troisième livre de Nicholas Carr, «What the Internet is doing to our brains: the shallows.», s’intéresse aux impacts d’Internet sur le cerveau humain. La première partie de cette analyse a mis en évidence les découvertes récentes des neurosciences sur l’extraordinaire plasticité de notre cerveau.

Cette deuxième partie fait le point sur les liens entre le fonctionnement de notre cerveau et Internet.
Hyperliens, multimédia, instantanéité, multitâches, bidirectionnalité... Ce sont, pour Nicolas Carr, les éléments qui différencient le plus Internet de nos «outils de l’esprit» traditionnels.

J’ai aussi choisi de mettre en évidence trois thèmes majeurs des «shallows» :
- Le bouleversement de notre relation au livre.
- Les processus de mémorisation.
- Les rôles et la responsabilité de... Google dans ces mutations.

Hypermédia

Hypermedia La numérisation de tous les contenus, textes, images, sons, vidéos a mis fin à la fragmentation historique des médias et de leurs outils de consommation.

Un livre pour un texte, un vinyle pour la musique, une cassette VHS pour un film, tout ceci disparait rapidement, remplacé par des «pages Web» multimédias où l’on peut accéder instantanément à un document PDF, Pandora pour sa radio sur mesure et à une vidéo YouTube.

Ces contenus multimédias se transforment en «hypermédia » par la généralisation des liens hypertextes. Si l’on y rajoute le multifenêtrage, l’interactivité, l’Internet se transforme en un :

«Écosystème de technologies d’interruption»

L’hégémonie du Web sur le packaging et la circulation de l’information numérique devient totale, marginalisant progressivement tous les autres médias.
Nicolas Carr cite plusieurs études qui démontrent que plus il y a de liens, plus la dimension multimédia d’une page Web est grande, moins la compréhension d’un texte est bonne !
Tout ce passe comme si nos cerveaux, débordés par ces hyperliens, le multitâche, la variété des médias, retournaient à un état plus primitif, pré-Gutenberg !

Instantanéité

Eparpiller - Confetti Pour un «digital native» de la génération Y, devenir invisible sur le Web si l’on ne réagit pas en permanence, si l’on ne nourrit pas son réseau social est un risque majeur qu’il ne peut plus prendre.
S’y rajoute la nature «bi directionnelle » du Web 2.0, très différente des médias historiques tels que livre, presse, radio ou TV ; elle nous pousse à réagir en permanence et augmente encore le nombre d’interruptions que doit gérer notre cerveau.

Un internaute est aussi accaparé par la forte dimension «physique» du Web : on clique, on passe en mode portrait ou paysage sur l’iPhone ou l’iPad, on réagit à des signaux sonores ou visuels, on fait glisser sa souris....
En résumé :

L’Internet accapare notre attention pour mieux... l’éparpiller !

Le livre et Internet

Pour Nicholas Carr, l’impact d’internet sur notre capacité de lecture et de compréhension d’un livre classique, papier, est l’un des plus forts et des plus préoccupants.

Old Book Ce n’est pas la première fois que la fin des livres avait été annoncée, par erreur. Lamartine en 1831 disait que le seul livre survivant serait un journal. Philip Hubert pronostiquait, en 1889, après l’invention du phonographe que l’on écouterait les livres.

Quelques idées-forces défendues par Nicholas Carr :
- Avec Internet, on passe plus de temps à lire, mais... moins de temps à lire des livres.
- Les mots de l’écran ne sont plus les mots du livre.
- Nous avons migré vers un mode de lecture instantanée : pages Web, publicité, menus, étiquettes...Il est très différent du mode de lecture en profondeur que nous utilisions pour les livres.
Christian Science Monitor - La majorité des Américains passent plus de 8 heures par jour devant un écran, de TV, d’ordinateur ou de téléphone, souvent simultanément et moins de temps à ouvrir des revues et surtout des livres. Ceci a déjà entrainé la disparition ou la Webisation de journaux historiques, tels que le «Christian Science Monitor» et le mouvement s’accélère.

Internet a commencé à bouleverser tout l’écosystème du livre classique, papier, qui existait depuis plus de 500 ans.
Tout change ! Comment on écrit, comment on lit et comment on commercialise le livre.

Japan Mobile Novel Au Japon, les «nouvelles» écrites depuis des téléphones mobiles sont devenues des best-sellers ; en 2007 les trois meilleures ventes appartenaient à cette catégorie.

Le succès des e-books se confirme ; il sera amplifié par la banalisation des «fonctions e-book» sur des outils numériques universels tels que les smartphones ou l’iPad.
Mais, un e-book avec des liens, ce n’est plus un livre !

Vook 1 Les «vooks» (vidéobooks) débarquent ! De grands éditeurs tels que Simon & Schuster, proposent des livres avec des vidéos incrustées dans les pages virtuelles.

En analysant le mouvement des yeux sur une page Web, on a découvert que l’internaute faisait de plus en plus une lecture en mode «F». Il lit les premières lignes en entier, survole à moitié le milieu de la page et saute rapidement à la page suivante.

Book scanner for Google Pour numériser les livres, Google a mis au point des outils capables de lire 430 langages différents. Malgré les difficultés actuelles et transitoires rencontrées par Google Books, sur les copyrights, les réticences de certains gouvernements, ce mouvement est irréversible ; demain, tous les livres seront disponibles en mode numérique !
Oui, mais numériser un livre, c’est rompre sa linéarité et encourager sa lecture, sa consommation par tout petits morceaux, comme on lit des citations.

L’impact des réseaux sociaux sur le livre est aujourd’hui marginal, mais va s’amplifier. Des groupes de lecteurs commencent à «remixer» des livres, à partager leurs réactions, à mettre des commentaires...
Va-t-on assister la fin de l’écriture et de la lecture solitaire ?

Un livre classique est un produit fini, sur le Web il devient un processus continu. En résumé :

Comment lit-on sur le Web ? On ne lit pas !

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20.07.2010

Kaptitude : Plateforme d’e-learning pour les laboratoires

La société Kaptitude est dédiée à l’édition de formations en ligne pour le monde du laboratoire. © Tanguy Cadieu /Naja

La société Kaptitude développe et commercialise des solutions d’e-learning pour la gestion des programmes de formation interne pour les laboratoires sur la prévention des risques, le management de la qualité et la diffusion des bonnes pratiques.
« Les laboratoires sont sans cesse soumis à de nouveaux risques ou de nouvelles contraintes réglementaires pour lesquels les professionnels doivent être formés » raconte Laurence Baron. Pour répondre à ces besoins de formation, elle a créé, en décembre 2008, la société Kaptitude dédiée à l’édition de formations en ligne pour le monde du laboratoire. « Nous développons et diffusons des solutions d’e-learning pour la gestion des programmes de formation interne sur la prévention des risques, le management de la qualité et la diffusion des bonnes pratiques » explique la fondatrice et Pdg de la société.

Des contenus élaborés avec des experts

Kaptitude propose donc des solutions complètes, de l’organisation des formations internes à leur évaluation. Ces solutions reposent sur une plateforme, accessible en ligne par plusieurs entreprises, offrant des modules de 20 minutes adaptables aux besoins des laboratoires et assurant l’autonomie des professionnels en formation, en même temps qu’une gestion du suivi. Pour l’élaboration des contenus, la Kaptitude a recours à des compétences externes dans le cadre de partenariats. « Les parcours de formation sur les contenus concernant les risques chimiques et biologiques sont développés avec l’Institut Pasteur. Nous collaborons également avec l’Inserm sur les thématiques du management de la qualité en laboratoire » précise Laurence Baron. Quatre modules sont déjà diffusés par Kaptitude. D’autres, notamment sur l’intoxication et sur les équipements de protection, seront mis sur le marché dans le courant de l’année.

19.07.2010

L'Internet mobile réduit la fracture numérique pour les populations défavorisées aux États-Unis

5.GIF59 % des adultes aux États-Unis accèdent à l'Internet sans fil en utilisant un ordinateur portable ou un téléphone cellulaire, selon la dernière enquête du Pew Internet & American Life Project. L'adoption du web mobile concerne, en premier lieu, les foyers défavorisés. Ainsi, 46 % des foyers aux revenus annuel inférieur à 30,000$ disposent d'une connexion mobile.

Voir en ligne : L'Internet mobile réduit la fracture numérique pour les populations défavorisées aux États-Unis sur GouvActu AdmiNet France

l’actu publique, gouvernementale, parlementaire et territoriale française


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18.07.2010

Programme SANKORE

PARIS, July 13, 2010 /PRNewswire/ -- Le mariage de l'éducation avec les technologies numériques s'annonce prometteur. Si, comme de nombreux pays, la France s'engage aujourd'hui dans cette révolution de l'éducation numérique, elle ...

PARIS, July 13, 2010 /PRNewswire/ -- Le mariage de l'éducation avec les technologies numériques s'annonce prometteur.

Si, comme de nombreux pays, la France s'engage aujourd'hui dans cette révolution de l'éducation numérique, elle entend, au travers du programme SANKORÉ, partager avec l'Afrique les bénéfices de cette révolution.

Le nom de SANKORÉ - qui est celui de l'une des plus anciennes universités du monde créée à Tombouctou au Mali - a été symboliquement donné à ce programme conçu avec les africains pour les africains.

Ce programme élaboré dans le cadre de la mission confiée par le Président de la République à Alain Madelin, ancien Ministre, sur la réalisation des objectifs du Millenium en matière d'éducation sur le continent africain, a été présenté lors du sommet Afrique-France de Nice les 31 mai et 1er juin 2010. Il est mis en oeuvre par la délégation Interministérielle à l'Education Numérique en Afrique (DIENA), créée à cet effet.

En transformant le bon vieux tableau noir en écran interactif, grâce à un équipement léger à faible coût (autour de 1 000 euros), les enseignants et les élèves des écoles africaines vont pouvoir accéder à toutes les richesses du patrimoine numérique éducatif.

Avec SANKORÉ, l'éducation numérique n'est plus réservée aux pays riches. Elle se partage. Elle devient une chance pour le développement en Afrique.

Une valise-pack contenant tout le matériel nécessaire à l'équipement d'une Classe Numérique a été remise aux Chefs d'Etat africains présents à Paris à l'occasion de la célébration du 14 juillet et du Cinquantenaire des Indépendances.

Les premiers programmes d'équipement de classes engagés au Sénégal, au Mali et au Burkina-Faso seront étendus à bref délai à l'ensemble des pays africains francophones. Ils sont complétés par un ambitieux programme de création de ressources éducatives numériques africaines et de formation des enseignants.

Le programme SANKORÉ entend contribuer à la création de nouvelles écoles et à la formation de nouveaux maîtres pour répondre aux défis de l'éducation de masse en Afrique.

Le programme sera accompagné par les collectivités locales françaises, dans le cadre de leur jumelage avec des villes africaines et de la coopération décentralisée.

Tous ces moyens font de SANKORÉ un programme exceptionnel, indispensable pour relever les défis de l'éducation de masse sur le continent africain et donner les meilleures chances à tous les enfants d'Afrique.

Télécharger la plaquette de présentation du programme Sankoré (http://www.educationnumeriquepourto...ankore.pdf)

Télécharger le Pack classe numérique Sankoré ( http://www.educationnumeriquepourto...ankore.htm)

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17.07.2010

La facture numérique plus "verte" que le papier ?

10.GIFA force d'imprimer sur les enveloppes qu'ils fabriquent pour les banques, les télécommunications ou les fournisseurs d'électricité la mention "Faites un geste pour l'environnement : passez à la facture électronique", les fabricants desdites enveloppes en ont eu assez. Passe encore qu'Internet raréfie leur fonds de commerce, mais qu'on accuse le courrier de démolir la planète, alors là, non. Nocive, l'enveloppe papier ? "Halte à l'intox !" clame l'association européenne Paper Mail, qui regroupe les grands du papier, Clairefontaine, UPM, Ahlstrom ou Stora Enso.

"C'est oublier que nous nous sommes investis depuis vingt ans pour décrocher les Ecolabels, fulmine Sylvie Deshayes, présidente de l'association et directrice générale du groupe Hamelin. Nous avons remplacé l'alcool des encres par de l'eau et réduit notre consommation d'énergie de 30 %. La moitié des fibres que nous utilisons est issue de papiers recyclés."

Elle dégaine un sondage CSA publié le 30 juin où l'on apprend que, si on dématérialisait définitivement leurs factures, 39 % des consommateurs seraient prêts à changer de banque et 36 % d'opérateur de téléphone.

Chez les associations de consommateurs, comme l'UFC-Que choisir ?, on reçoit de plus en plus de lettres demandant si l'environnement n'a pas bon dos et si les entreprises ne se déchargent pas sur leurs clients des frais d'impression et d'expédition. Et cela coûte cher, une cartouche d'encre d'imprimante !

La Poste arrive en renfort. "Ce qui est dit moins souvent, souligne Marc Pontet, directeur marketing et commercial du courrier à La Poste, c'est que les factures électroniques sont moins consultées que celles en papier et qu'elles suscitent des réclamations moins nombreuses."

La Poste estime que la dématérialisation est un fait incontournable qui représente un tiers du recul du volume du courrier constaté dans les trois dernières années (estimé à 10 %). Pas de panique cependant du côté des centres de tri et des facteurs, car "les Français font plus confiance aux entreprises qui communiquent avec eux par papier", indique-t-il. "Même avec des hypothèses de recul des volumes de 30 % jusqu'en 2015, il restera tout de même 12 milliards d'objets à distribuer chaque année."

Mais La Poste ne se contente pas de cette retraite. "Les Français veulent Internet et le papier, conclut Marc Pontet. Les efforts postaux joueront donc sur les deux tableaux : vers les entreprises auxquelles il sera proposé de se servir intelligemment de la facture papier comme un outil de la relation client ; vers les consommateurs, en leur offrant le service numérique Digiposte, boîte aux lettres universelle où ils pourront stocker à vie leurs documents administratifs."

Chez Orange France, on fait patte de velours. "Nous avons décidé de dématérialiser tout ce qui n'est pas notre coeur de métier, qui reste le téléphone", explique Alain Liberge, directeur environnement et responsabilité sociale. Exit les factures, les courriers au client, les emballages trop gourmands en eau, en chlore et en bois.

"Ce bois importé n'est pas certifié à 45 %", souligne Alain Liberge, qui ajoute : "De toute façon, nous ne pourrons jamais tout dématérialiser parce que tout le monde n'a pas une adresse Internet ou ne nous la communique pas. Nous estimons que nous ne pouvons basculer vers le numérique qu'un quart du parc éligible." Ce qui fait encore du monde puisqu'en additionnant téléphone fixe, mobile et Internet, Orange France affichait, le 31 mars, un "parc éligible" de 55,3 millions de clients.

Et la défausse des émissions à effet de serre vers les imprimantes des clients ? "Il est sûr que s'ils regardent tous leur facture pendant un quart d'heure avant de l'imprimer, notre bilan carbone rejoindra celui du papier, reconnaît Alain Liberge. Nous leur recommandons de ne le faire qu'en cas d'extrême nécessité."

Ce débat entre le porte-monnaie, la planète et le souci de faciliter la vie pourrait être relancé avec les conclusions de l'étude que l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) prépare pour la fin de l'année sur l'empreinte carbone des deux factures, l'électronique et le papier. On saura peut-être alors qui, du timbre ou du serveur, est le plus "vert".

Alain Faujas (Ecofrictions)

Article paru dans l'édition du 17.07.10

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16.07.2010

Le péril de la gratuité numérique


dossier-de-fond-small1240094685-11272298093-1.1275571665.jpgJe reçois depuis quelques jours des annonces de l’éditeur les Humanoïdes Associés qui m’indiquent qu’il se déploie désormais sur iPad et pour se faire lance une promotion qui se veut attractive : la lecture gratuite (également en ligne, d’ailleurs) de deux titres de son catalogue par mois. Quelques temps avant, c’était Iznéo, la plateforme de lecture en ligne de Media-Participations (Dargaud, Dupuis, le Lombard…) qui faisait de même en proposant les aventures du chat Nelson en lecture gratuite. Dans le même ordre d’idée, je vous en faisais part, les éditions Ego comme X donnaient à lire en toute liberté des inédits et du fond de catalogue par le même biais. Désormais produit d’appel numérique pour tester un service et familiariser l’internaute à la lecture en ligne, l’offre de lecture gratuite représente à mes yeux un péril.

Certes, la lecture gratuite d’albums en ligne, ce n’est pas nouveau. Notamment depuis le lancement du site de teasing de Dargaud et du Lombard, Read-Box, désormais en veille, qui proposait à la lecture sur écran des tomes 1 complets ainsi que les premières pages de nombre d’albums, à la manière de digiBiDi. Cette initiative n’a pas eu le succès escompté, mais c’était une autre “époque“, si je puis dire. Depuis, d’une approche purement marketing, la BD numérisée est devenue un enjeu autrement plus important, et surtout commercialement, il ne s’agit plus de teasing mais de vente, et cela change tout.

L’édition BD applique en librairies les mêmes recettes que l’agroalimentaire en matière d’offres spéciales, du genre “une BD achetée, le premier tome offert” (équivalente à des +30/+40/+50% de céréales en plus dans les paquets idoines) ou des offres découvertes, comme les albums en couverture souple chez Dupuis pour 5€. La BD est devenue un produit de grande consommation, et on lui applique les mêmes recettes. Néanmoins, elle n’est jamais offerte sur les lieux de vente, un album dit gratuit ne l’est pas vraiment car il y a toujours un acte d’achat. Sur internet, la donne est totalement différente - à commencer par le constat que le rapport au gratuit est plutôt la règle, jusque dans l’illégalité, tandis que l’acte d’achat de contenus numériques continue de poser question, c’est le moins que l’on puisse dire, dans l’édition numérique.

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Sans m’étendre sur les questions de droits complexes que cela induit (comment contractuellement cela est géré par les éditeurs par exemple ?), il y a un premier paradoxe entre tenir un discours qui critique le scantrad ou la diffusion de scans de BD franco-belges et le fait de proposer soit-même des titres en lecture gratuite. Il m’apparait difficile d’être le tenant et le garant d’un mode de diffusion légale et payante et dans le même temps, même pour des questions marketing, dévaloriser un contenu numérique en le proposant gratuitement à la lecture, même de manière temporaire. Ne faudrait-il pas au contraire adopter une approche vertueuse, valoriser littéralement les contenus, donner à apprécier le prix d’une oeuvre au travers du service rendu ? Je sais que derrière ce type de démarche il y a la volonté de démocratiser un usage, la lecture de BD sur écran, mais cela doit-il l’être au détriment, pour ne pas dire à la dénégation de la valeur de l’oeuvre elle-même ? C’est d’autant plus fâcheux que parallèlement et sur le même site en général, d’autres titres sont disponibles suivant paiement, ce qui est bien entendu la finalité du site : générer du trafic et du revenu. J’ai personnellement beaucoup de mal avec l’idée qu’on puisse offrir ainsi une BD complète comme on donnerait (et cela n’arrivera pas) à manger un jambon entier au rayon frais en supermarché.

Vous pourriez répliquer que si les auteurs sont d’accord et si les résultats sont au rendez-vous, pourquoi réagir ? Et bien la raison est très basique : parce qu’un éditeur avant tout est là pour valoriser une oeuvre et l’exploiter commercialement. C’est précisément le mandat que lui donnent les auteurs : contre les droits d’exploitation, l’éditeur a pour fonction de déployer toutes les manières pertinentes pour qu’une oeuvre puisse atteindre au maximum son public potentiel, rayonner (j’aime ce verbe qui fleure bon l’utopie) et rapporter de l’argent. J’ai beau le tourner dans tous les sens, offrir gratuitement une oeuvre quand son rôle est de la faire fructifier, c’est bon pour l’éditeur moscovite des années 50 mais pas tout à fait en phase avec le monde capitalo-libéral. Si l’auteur voulait que son oeuvre soit disponible gratuitement, comme beaucoup le font déjà d’ailleurs, il ne chercherait pas à s’en remettre à une maison d’édition.

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Je m’étonne encore qu’il n’y ait pas aujourd’hui de prépublication numérique de BD comme cela existe dans la presse écrite où c’est considéré comme un “plus produit” notamment l’été. Télérama propose des albums sélectionnés par Dargaud ; Le Figaro prépublie des séries réalistes en phase avec son lectorat (Blake & Mortimer par exemple) ; régulièrement des quotidiens s’enorgueillissent de proposer jour après jour des prépublications… Il y a sans conteste aujourd’hui des lacunes en ligne pour la BD numérique (ou numérisée), non ? J’imagine que les commerciaux des maisons d’édition ont dû développer des offres dans ce sens et les proposer aux groupes de média. Pourquoi cela n’est pas encore concrétisé ? Je ne sais pas. Si vous avez un avis, sur ce point précis en particulier et sur ce billet en général, be my guest…

Sébastien NAECO

(illustration : capture d’écran d’Izneo, site de lecture de BD numérisées en ligne des éditeurs Dupuis, Dargaud, Lombard, Casterman, Bamboo, entre autres… capture d’écran du site des Humanoïdes Associés , la page avec l’offre de lecture iPad et en ligne)

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15.07.2010

J’ai rêvé le cartable numérique

Et je m’en suis vite remis… Entre un espace numérique et un ordinateur portable, la notion de cartable numérique n’en finit pas depuis plus de 10 ans de servir de bannière à l’innovation en matière de TIC à l’école, dans le système scolaire. Nous avons déjà eu l’occasion de batailler sur l’utilisation abusive du terme « cartable » en tant qu’analogie porteuse de sens alors qu’en réalité elle est porteuse d’illusions.

Le cartable numérique, notion contradictoire et vide de sens

En effet le mot cartable emporte avec lui le mythe de l’école d’antan, alors que de plus en plus souvent les sacs à dos, besaces et autres sacs de transports ont rangé le terme cartable au rang des objets qui sentent bon l’ancien. Le paradoxe du cartable numérique est donc porteur et rencontre un écho auprès de tous les responsables éducatifs en mal de modernité (qu’ils appellent souvent innovation).

Le fait que de nombreux projets de « cartables numériques » (ou appelés ainsi) se développent en ce moment doit nous interroger, au delà de l’effet de mythe et de mode. Militant depuis longtemps pour un usage pertinent des TIC en éducation, mais d’un usage pensé au sens large du terme, je m’aperçois que cette expression comme d’autres anglicismes récents, e-learning, rapid-learning etc…, sert surtout à l’image de marque de ceux qui le promeuvent.

Autrement dit il s’agit d’abord d’opérations publicitaires. Quand un chef d’établissement déclare qu’avec telle ou telle technologie il a réussi à maintenir son effectif (TIC, visualiseur, TBI, cartables numériques etc…) on se pose la question du mode d’instrumentalisation de la machine.

En effet s’agit-il réellement d’un questionnement sur la place à donner aux TIC dans l’enseignement ou plutôt d’une intuition aux contours parfois mal définis ? L’observation de plusieurs projets d’introduction soit d’ordinateurs portables soit de portails numériques n’ayant pas eu de suite amène à réfléchir. D’autant plus que dans le même temps des initiatives qui ont duré ont pu permettre de comprendre ce qui se passe. Ce sont ces connaissances qu’il faut tenter de mettre à jour et de partager et de mettre en débat.

Les TIC dans l’éducation

La pertinence des TIC en éducation peut s’analyser sous plusieurs angles : amélioration de l’efficacité de l’enseignement ou de l’apprentissage, adaptation du système scolaire au monde environnant, finalité d’insertion professionnelle et sociale, développement d’un esprit critique dans une culture élargie. Chacun de ces quatre axes d’analyse peut servir d’entrée privilégiée. Mais il me semble qu’il faut plutôt après avoir analysé chaque axe les mettre en lien, en système, pour envisager tout projet d’usage des TIC en éducation.

Amélioration de l’apprentissage

Le discours d’évidence sur l’amélioration de l’apprentissage et/ou de l’enseignement doit toujours être interrogé. Entre la perception subjective de celui qui met en oeuvre, l’étude comparative des résultats avec et sans les TIC, l’observation de la motivation des élèves, ou encore l’effet de nouveauté qui attire, on s’aperçoit que de nombreux argumentaires oublient de préciser les repères réels de l’évaluation de cette amélioration. Quant aux recherches (dites) scientifiques sur l’efficacité de l’introduction des TIC en éducation il faut à chaque fois les resituer afin d’éviter le passage fatal de l’expérimentation contextualisée à la généralisation décontextualisée. On s’aperçoit que le passage d’une analyse micro à une synthèse macro reste très délicat.

La généralisation de l’innovation, ou encore des bonnes pratiques, reste un leurre que l’on n’a pas fini d’épuiser, tant l’amnésie est grande (et si l’on en croit Jacques Ellul, il s’agit de l’environnement « normal » du développement des technologies toujours considérées comme un « progrès » et donc « sans histoire »). La recherche de l’amélioration de l’efficacité de l’enseignement demande une très grande honnêteté en amont du projet lui-même.

Les ethnométhodologues nous rappelleraient que l’implication des acteurs et des chercheurs dans ce genre de dispositif est un des facteurs de trouble du résultat parmi les plus importants si elle n’est pas explicitée, et c’est souvent le cas…. quand il ne s’agit pas purement et simplement de trouble lié à une posture idéologique (cf. Bruno Latour) identifiable dans certains travaux scientifiques comme orientant les résultats. Quel chercheur parviendrait à se distancer clairement du commanditaire de la recherche, s’il ne commence pas par expliquer son lien avec ce commanditaire ? Et même dans ce cas, toute croyance de pureté doit être questionnée…. Analyser cette possible efficacité suppose donc de poser un cadre précis et d’être en particulier en mesurer d’articuler ce qui relève du pédagogique, du didactique, du psychosociologique et de l’économique.


Adapter le système scolaire

Le discours d’adaptation du système scolaire au monde environnant est tantôt celui de la modernité, tantôt celui du décalage. L’évidence de la modernité fait écho à l’évidence du progrès technique. Ce discours d’évidence s’appuie sur une croyance au progrès comme inéluctable et en évitant de se poser la question de l’apport réel de ces technologies.

Le discours du décalage est celui d’un questionnement fondamental de l’école que l’on peut aborder en se référent aux fondateurs du système scolaire actuel pour lesquels l’école avait pour mission d’éloigner l’enfant des risques de l’environnement familial pour le soumettre à un milieu encadré par la nation (ou par la religion) qui a charge de lui donner les moyens d’”être dans la société”. Mais cet être est vu de plusieurs façons : soit c’est un être docile, applicateur, soit c’est un être critique et distant, soit c’est un être constructeur ou dominateur de cette société…

Avec les TIC ces deux types de discours s’appliquent et peuvent même être des analyseurs. D’une part il y a la centration sur l’objet TIC (et sa modernité), d’autre par il y a la centration sur le Politique et la place de l’école dans la construction de la société, les TIC étant alors un des outils au service de ce projet. L’analyse des articles sur les TIC en éducation peut souvent s’appuyer sur cette classification. C’est ainsi que pour le cartable numérique on observe ces discours : ils sont tantôt inconscients, tantôt manipulateurs. S’ils sont inconscients ils mettent en évidence la force des représentations sociales et de leur construit sur les individus. S’ils sont manipulateurs alors ils révèlent l’instrumentalisation de l’outil.

Ainsi derrière des idéaux politiquement corrects se cachent parfois des ambitions plus pragmatiques : séduire les élèves, s’assurer une image de marque etc… Le cartable numérique se trouve donc pris lui aussi dans ces discours et demande donc une vigilance importante quand on veut mettre en place ce type de projet.

Insertion professionnelle

La finalité d’insertion professionnelle de l’école rejoint partiellement le discours du décalage. La puissance de ce discours augmente d’autant plus que la finalité de l’école renvoie celle-ci à son adéquation aux besoins de la société. Comme pour le décalage, elle peut se vêtir de plusieurs formes de discours plus ou moins explicités. Mais au delà, l’appel à la finalité professionnelle que l’on trouve fortement dans le discours sur l’orientation scolaire actuel invite celui qui veut faire un projet TIC à projeter la situation actuelle sur un avenir hypothétique.

Rappelons ici l’histoire de l’enseignement du langage Basic pour les élèves des classes de BEP tertiaire au début des années 80. On a pu observer à la même époque des mouvements variés : d’une part des contenus scolaires (même dans l’enseignement professionnel) qui n’avaient aucun rapport avec les véritables usages professionnels mais plutôt avec une représentation technicienne de ces usages (basée sur la pensée non pas de l’ensemble des professionnels mais de celle des seuls informaticiens); d’autre part des pratiques d’enseignement qui lorsque les élèves allaient en stage en milieu professionnel étaient largement en avance sur les pratiques professionnelles en vigueur (la projection ainsi faite s’appuyait alors sur la dynamique des milieux scolaires peu en phase avec le monde extérieur).

L’adéquation contenu de formation/besoins professionnels concordant est un mythe. Cela n’autorise pourtant pas n’importe quel discours, mais au contraire impose une vigilance très grande. Ainsi développer des cartables numériques (sous les deux définitions d’environnement et d’ordinateur portable) ne peut se targuer de cet argument. Tout au plus peut-elle envisager de mettre les élèves dans des situations d’adaptation et non pas de conformation ; mais encore faut-il que l’on ait réellement ce projet de développer la capacité d’adaptation à un environnement inconnu. Or le monde scolaire est particulièrement en difficulté face à cette compétence (du fait même de l’idée de programme et de programmation). Il est même davantage centré sur l’adéquation au modèle si l’on s’en tient à observer outre les programmes les modalités des dispositifs d’évaluation et de certification.

Éducation à l’esprit critique

La finalité d’éducation à l’esprit critique est ancienne dans le monde de l’éducation. Il faut revenir à Condorcet entre autres pour envisager le sens de cette approche en posant que l’éducation est à la base de l’égalité entre les hommes en permettant aux plus démunis d’accéder au savoir des plus riches et de ne plus rester enfermés dans l’ignorance. Autrement dit à la base de l’esprit critique il y a la connaissance. Mais dans le même temps Condorcet hésitait sur la question de la forme plus ou moins ouverte de cette instruction. Cette ambivalence est en réalité au fondement de toute éducation. La volonté de libérer et la volonté d’asservir peuvent être proches, et l’éducation à l’esprit critique être menacé par ceux-là même qui la revendique un plus tôt.

Développer un usage des TIC et des cartables numériques dans les écoles rentre donc bien dans le premier temps cher à Condorcet. On ne peut laisser dans l’ignorance au risque de l’inégalité. Mais dans quelle direction aller une fois le premier temps passé : certain veulent aller dans la maîtrise technique, arguant à l’instar de certains de la nécessité de connaître pour agir avec ces moyens. Ils trouvent parfois des alliés dans le développement de machines qui sont d’autant plus faciles pour l’usager qu’elles sont opaques et enfermantes. C’est le reproche fait à certaines approches actuelles qui consistent à proposer des outils qui sont directement utilisables.

Mais c’est oublier une autre donnée au moins aussi importante, mais dans un registre différent. La maîtrise technique ne peut faire oublier l’information et la communication qui sont véhiculés par ces techniques. Ainsi lorsque l’on met des ordinateurs portables dans la classe, reliés à Internet, on se trouve directement confrontés à cette question d’une autre nature : comment développer la connaissance et la maîtrise de l’information et de la communication ? Tout comme avec l’informatique se pose la question du niveau de connaissance « suffisant » pour accéder à une maîtrise mais qui ne mène pas à un sens critique qui irait jusqu’à la mise à mal de l’outil lui même et de ses potentialités.

Comme l’indique Jacques Ellul dans « le bluff technologique », les promoteurs des techniques n’ont pas intérêt à ce que la maîtrise en soit trop grande par les usagers, car ils risqueraient soit de détourner (s’ils le peuvent) les techniques qu’on leur propose, soit même les détruire (on se rappellera dans un autre genre la révolte des canuts contre les métiers mécaniques »…) Le monde de l’éducation parle souvent de l’esprit critique comme un fondement de son action, mais une observation fine des modes actuels de scolarisation montre qu’au sein de la relation maître-élève le vécu de cet esprit critique est beaucoup plus délicat.

Voici donc quatre éléments de réflexion pour fonder une réflexion sur le développement de projets de cartables numériques et plus largement des TIC dans un établissement scolaire. Sortir des évidences de toutes sortes est un préalable indispensable. Se situer personnellement face à de tels projets est un travail préalable que tout membre de l’éducation devrait faire avec le plus de courage et d’honnêteté possible…

Malheureusement on assiste à nouveau comme il y a vingt cinq ans avec le plan IPT à des discours d’évidence de même nature. Ils sont pareillement voués à ne pas avoir de suite pertinente au sein du système éducatif parce qu’ils ne sont pas réfléchis en tant que tels (mais les dénis sont nombreux dans ce domaine), mais aussi parce que la question des TIC ne se pose le plus souvent qu’isolément de la problématique globale de la scolarisation. Il semblerait pertinent, lorsque l’on engage de tels projets que l’on interroge outre les finalités (voir plus haut), la pédagogie, la didactique, la relation éducative, le projet éducatif, la vision de l’être humain, l’organisation scolaire et humaine, le sujet et son identité. C’est seulement à cette condition qu’un projet de cartable numérique peut prendre forme et alors répondre aux questions des finalités.

« À portée de la main  » est un élément essentiel de ces projets. Cela signifie, et on en revient à la relation fondamental entre l’homme et les objets techniques qui l’entourent, que l’outil sera le réel prolongement de l’être humain. « Nous sommes condamnés à être inventifs » disait Michel Serres à propos de l’ordinateur portable métaphorisé comme un morceau de cerveau externalisé. On s’étonne alors de voir encore nombre de projets de déploiement des TIC se limiter à des opinions de surface. Il y a pourtant matière à réfléchir. À moins que, comme nous l’avions écrit il y a plusieurs années que les TIC aient décidé de se passer du système scolaire pour permettre de répondre à l’angoisse de Condorcet permette l’égalité par l’accès de  tous aux savoirs. Mais cette fois ce serait sans l’école ?

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13.07.2010

"Les jeux fidélisent le public en créant du lien social"

Le social gaming continue de se développer, et invente différents moyens pour générer des revenus, souvent marketing. Retour sur les modèles économiques en pleine émergence.

Publié le 07 Juillet 2010

social gaming

Frédéric Lopez est spécialiste du social gaming et consultant e-marketing. Il préside la société Alternative Shift, spécialisée dans les jeux géo-sociaux.

L'Atelier : Quelles solutions s'offrent aux éditeurs de jeux sociaux pour monétiser leurs programmes de façon pertinente ?

Frédéric Lopez : Il y a deux principaux business models, aujourd'hui, dans le secteur du social gaming. D'une part la publicité, qui contraint l'éditeur du jeu à générer une audience conséquente, mais qui couvre tout un spectre de possibilités, allant de la publicité géolocalisée au placement de marques. Et d'autre part "l'item selling", c'est-à-dire permettre aux joueurs d'acheter des biens virtuels, en leur proposant éventuellement un abonnement pour accéder à des options avancées dans le jeu. Enfin, il y a la vente d'applications mobiles. Mais la grande tendance consiste aujourd'hui à proposer dans un premier temps des jeux gratuits, grand public, pour parvenir à rassembler une audience importante. En intégrant ensuite de la publicité dans le jeu une fois que l'on a atteint une certaine masse critique de joueurs réguliers.

Ce modèle qui combine gratuité et contenus marketing est-il celui que l'on retrouve le plus souvent ? Pour quelles raisons ?

C'est le modèle le plus récurrent, en effet. Un jeu entièrement gratuit lorsqu'il est lancé, qui vise à créer une communauté de gamers, afin de valoriser ensuite cette audience auprès des annonceurs. D'autant que le jeu a une persistance dans le temps : il crée du lien social, ce qui participe à la fidélisation du public. C'est d'une certaine manière le principe de toute offre mobile, qui cherche à récupérer sur la longue durée les avantages qu'elle propose dans un premier temps sans contrepartie. Après, il y a d'autres modèles, comme l'advergaming, qui consiste à créer de toute pièce un jeu publicitaire, très orienté viralité. Le but ? Encourager les joueurs/consommateurs à inviter leurs amis à voir leur score, à partager leur création, pour générer le buzz. S'il s'agit encore d'un marché de niche, qui exige une puissance de feu nécessaire de la part des marques pour développer de tels programmes, c'est un modèle qui va incontestablement être amené à se développer dans les années à venir. Comme celui des jeux basés sur la géolocalisation.

Nombreux sont les jeux sociaux qui intègrent la géolocalisation en effet, est-ce que cela ouvre des perspectives marketing spécifiques ?

Avec la démocratisation des smartphones, les joueurs peuvent désormais être en permanence connectés, et géolocalisables. Cela permet de créer des mondes parallèles, avec d'un côté l'espace réel, de l'autre le réseau Internet et ses éléments virtuels. Les marques peuvent investir ce double espace : intégrer des éléments virtuels spatialisés dans le game play, ou mettre en place des jeux de piste, par exemple, pour amener la communauté de joueurs à se retrouver dans la réalité. Les modèles économiques sont nombreux et variés, comme toujours lorsque l'on a affaire à une nouvelle technologie.

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12.07.2010

Les femmes de plus en plus sensibles aux jeux en ligne

Les modules ludiques ont les faveurs de la gente féminine, qui apprécie ceux combinant utilité, logique et simplicité. Une approche qui les rend sensibles au concept des jeux sérieux.

Publié le 07 Juillet 2010

Jeu virtuel

Si le public des jeux vidéos et en ligne reste encore majoritairement masculin, les femmes sont de plus en plus nombreuses à s'y intéresser : selon une chercheuse de l'université de Ghent, en Belgique, ces dernières s'y consacrent désormais en moyenne huit heures par semaine, contre dix sept pour les hommes. Devenant ainsi une cible à ne pas négliger pour les professionnels du secteur. Notamment pour les concepteurs de jeux sérieux, qui doivent trouver les moyens de séduire une partie de la population jusqu'ici peu touchée par ce type de support. Une tâche qui ne devrait pas être trop difficile, si l'on en croit Julian Alvarez, consultant en TIC et spécialiste des Serious Games. "Quand on associe au jeu une dimension d'utilité, comme par exemple l'apprentissage, les femmes culpabilisent moins d'accorder de leurs temps à ce qui reste 'un jeu'", explique-t-il à L'Atelier.

Des attentes différentes selon les genres

Et d'ajouter : "les femmes ont d'ailleurs tendance à mieux appréhender les 'serious game' que les hommes". Un concept de jeu qui correspond davantage à leurs attentes. Pourquoi ? Parce que pour elles, les modules ludiques doivent être logiques et simples d'utilisation. Le tout dans l'optique de résoudre un problème ou une énigme. Jeu qui doit être accompagné de règles claires et de défis réalisables. D'ailleurs, "elles consultent les notices, contrairement aux hommes", poursuit Julian Alvarez. Ces derniers aimant plus la concurrence, la compétition, atteindre un objectif et obtenir une notion de satisfaction quant aux progrès réalisés, explique la chercheuse. Tandis que les femmes s'attardent davantage à regarder le côté esthétique et agréable du jeu, sans être pour autant systématiquement rebutées par la violence.

Laisser une plus grande place aux conceptrices de jeu

Reste que prendre ces facteurs en compte ne doit pas orienter les concepteurs vers le déploiement de versions différentes en fonction du sexe du participant. Julian Alvarez préfère parler de tendance, et prône "un accord entre les genres, en privilégiant la coopération et le dialogue entre eux". Même s'il reconnaît que la sensibilité ergonomique d'une femme lorsqu'elle joue nécessite une vision féminine. En ce sens, il est nécessaire selon lui de mixer les équipes de concepteurs et de laisser une plus grande place aux games designers féminines. Un avis partagé par la chercheuse, qui précise dans son étude que " les jeux sont encore mal adaptés aux femmes ". A noter que l'étude a été réalisée auprès d'un millier de femmes.

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11.07.2010

Spécial sécurité : courant électrique, le carbone 14 de l'enregistrement numérique


Nos confrères de CNIS, magazine spécialisé dans la sécurité informatique, popularisent aujourd'hui les travaux d'un chercheur montrant une voie pour "dater" un enregistrement numérique. La méthode se base sur les variations de fréquences du courant électrique - le fameux 50 Hz - qui pour un fournisseur donné à une période précise présente un profil unique. Egalement au menu : la dernière cuvée de correctifs d'Adobe, une cuvée qui... sent le bouchon.

Sommaire
1 - Courant électrique, le carbone 14 de l'enregistrement numérique

2 - Adobe, trous, demi-trous là, et là itou

3 - Comodo vales ? not very good, Verisign

1) Courant électrique, le carbone 14 de l'enregistrement numérique

Catalin Grigoras est ingénieur chez Diamond Cut Production, spécialiste de la restauration de vieux enregistrements audio. Mais ce ne sont pas les talents de nettoyeur de 78 tours qui ont valu à ce chercheur les honneurs de la presse. Ce serait plutôt une communication intitulée «  Analyse des enregistrements numériques audio : le critère « fréquence réseau » ». Une note d’application qui explique comment dater avec précision n’importe quel enregistrement numérique en prenant comme référence la fréquence du courant secteur.

Pendant plusieurs années, Grigoras a effectué des mesures de variation de la fréquence secteur, le fameux « 50 Hertz » de nos prises électriques. Bien que la stabilité dans le temps soit d’une précision quasi horlogère, les variations de fréquence à court terme sont légions, pouvant atteindre parfois plus d’un demi-hertz sur une période de 10 secondes. Et, selon le maillage du fournisseur d’énergie local, l’on peut aisément constater que ces mêmes variations se mesurent avec les mêmes écarts dans les villes éloignées parfois de plusieurs centaines de kilomètres.

Or, lors d’un enregistrement, particulièrement lorsqu’un élément de la chaine audio est alimenté par le secteur, et ce même lorsque l’appareil est correctement filtré, une infime partie de ce « 50 Hz » est enregistré avec le signal souhaité. Et avec lui, les variations de fréquence totalement aléatoires le caractérisant. Dater un enregistrement avec une précision de la seconde devient alors presque un jeu d’enfant. Il faut, dans un premier temps, filtrer le contenu de l’enregistrement numérique en n’extrayant que les fréquences situées entre 49 et 51 Hertz, là où l’on est certain de capter le « ronflement » du courant secteur. C’est ce signal que l’on va comparer à un autre signal de référence, en fait les « archives enregistrées » des variations de fréquence caractéristiques de chaque fournisseur d’énergie pour une maille en particulier. Cette comparaison se limite à retrouver une séquence commune aux deux signaux (référence et pièce à conviction), d’une manière analogue à celle que pratiquent les archéologues cherchant à dater un morceau de bois par analyse dendrochronologique. Une correspondance d’événements une fois trouvée, il ne reste plus qu’à relever l’heure à laquelle a été effectué l’enregistrement de référence.

L’on pourrait objecter qu’un appareil alimenté par piles - au hasard un enregistreur placé dans le bureau d'une riche milliardaire - ne peut être perturbé par le « ronflement » du courant secteur. Et bien si, nous apprend Catalin Grigoras. La sensibilité des micros à électret que l’on emploie sur les appareils modernes est telle que le rayonnement électromagnétique des lignes alentours est « capté » par la capsule. Un raisonnement qui peut être étendu à tous les capteurs utilisés dans une chaine d’enregistrement, y compris les têtes magnétiques de DAT.

Encore faudrait-il que les fournisseurs d’électricité du monde entier tiennent à disposition de la justice et des experts des archives complètes de chacune de leurs mailles. Une telle collection d’enregistrements pourrait également donner quelques informations de géolocalisation, puisqu’aucun fournisseur d’énergie ne peut générer les mêmes variations de fréquences que celles de son voisin…

2) Adobe, trous, demi-trous là, et là itou

Risques d’attaques distantes, de cross site scripting, de déni de service… 17 vulnérabilités au total : Acrobat Reader et Acrobat ont franchement besoin d’un brin de toilette. Mais, malgré ce goût de bouchon fortement prononcé, il semblerait que de vieilles failles ne soient pourtant pas totalement comblées. Ce pourrait-être notamment le cas de la plus médiatique des imperfections du (des) lecteur(s) de fichiers pdf qu’avait soulevé, en avril dernier, Didier Stevens. Une récente communication de Le Manh Tung de Bkis explique que la « launch feature », capable d’exécuter automatiquement un programme, n’est pas parfaitement annihilée. Une imperfection que reconnaît d’ailleurs l’équipe d’Adobe, tout en précisant que les risques sont singulièrement diminués depuis la diffusion du dernier correctif.

3) Comodo vales ? not very good, Verisign

« Loin de moi l’idée de vouloir empoisonner l’atmosphère, mais, cher confrère, avez-vous remarqué combien votre système de certification était faisandé ? » dit en substance le communiqué public émis par Comodo à l’attention des ingénieurs de Verisign. Une vulnérabilité (dont les détails techniques n’ont pas été divulgués) mettrait en danger les usagers des certificats SSL Web de Verisign, et notamment les clients d’un « important organisme financier » (Bank of America) dont l’accès aux comptes pourrait se faire sans la moindre vérification d’authenticité. Le reste du communiqué est à l’avenant : «  When we uncovered this serious security vulnerability, we knew we had to do the right thing to notify VeriSign immediately to correct the design problem … ». Charitable pensée de la part de Comodo qui, soyons en sûr, ne se transformera pas en dragon vengeur si d’aventure un chercheur en sécurité parvenait à découvrir une paille dans un de leurs services. Si le «  full disclosure » est concurrencé par les communiqués de presse des concurrents, qui donc va-t-on poursuivre sous prétexte de « divulgation irresponsable » ?

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10.07.2010

INTERNET - La génération des 18-24 ans...

Un adolescent se connecte à Internet pour jouer en ligne le 5 janvier 2009.

Un adolescent se connecte à Internet pour jouer en ligne le 5 janvier 2009. DURAND FLORENCE/SIPA

INTERNET - La génération des 18-24 ans, hyperconsommatrice et pragmatique, a adopté de nouveaux comportements en baignant en permanence dans un environnement informatisé...

En quoi l’omniprésence du Net a changé notre comportement au quotidien, dans la vie perso et au boulot?

L’institut BVA esquisse à son tour un portrait de la «génération numérique» («digital natives») des 18-24 ans dans une longue étude. Car contrairement à la génération des baby-boomers, qui arrive à l’âge de la retraite, cette génération de jeunes actifs a grandi dans un environnement omniprésent de jeux vidéos, d’ordinateurs, de téléphone mobiles. Ce qui crée un rapport au temps et à l'espace «qui casse toutes les règles des générations précédentes», résume l'institut BVA.

Etude très techno

Cette étude a été conduite auprès de 98 jeunes de 18 à 24 ans de fin novembre 2009 à mi-février 2010, comparés à un groupe témoin de 35 à 55 ans. Pour la première fois, l’institut a recouru à des moyens très high-tech: capture de leur activité PC sur une semaine grâce à des logiciels, utilisation de lunettes-caméras lors de leurs déplacements quotidiens, enregistrements vidéo de leurs dîners et soirées…

Hyperconsommateur averti

Côté conso, les membres du panel sont hyperconsommateurs mais pas dupes. Dans leur rapport à la consommation, ces jeunes ont intégré une forte capacité de décodage des approches marketing et une recherche permanente de la compétitivité. Ils maîtrisent donc la relation marchande considérée comme «ludique».

Autre nouveauté, leur habitude à zapper en permanence avec les outils numériques influe sur leurs comportements dans la vraie vie. «Il conforte cette habitude en cherchant à contourner les problèmes. Evitant au maximum l’affrontement, il présuppose que, comme sur Google, il y a toujours une solution au problème», qui passe par le contournement des problèmes.

Pragmatisme et donnant-donnant dans le monde du travail

Y compris dans le monde du travail. «L'individu numérique connaît les codes d'intégration au monde du travail», qui passe par une nécessité d'adaptation: mobilité géographique, flexibilité du statut, pratique linguistique multiple, souligne l'étude.

Pour autant, cette génération a adopté, dans le monde de l’entreprise,«un rapport de séduction réciproque mais dans une négociation plus concrète, plus pratique» basée sur le «donnant-donnant», comme sur les horaires ou les RTT.

D’ailleurs, «dans son environnement professionnel, il respecte la compétence mais pas l’autorité liée à la hiérarchie ou à l’âge et n’a que faire des dimensions statutaires», souligne BVA. Il adopte une attitude marquée par «beaucoup de détachement» vis-à-vis des promesses d'évolution de carrière.

Une génération rebelle? «Près des trois-quarts des jeunes numériques que nous avons interrogés nous ont déclaré vouloir être entrepreneurs. Non pas pour faire éclore un projet professionnel, mais simplement pour ne pas avoir de patron et être payés à la juste valeur de ce qu’ils produisent», souligne dans l’étude Edouard Le Maréchal, de BVA.

Capucine Cousin
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09.07.2010

Sécurité Les périphériques USB, portes d'entrée des logiciels malveillants ?

La Royal Military College avance que claviers et enceintes sont des canaux de récupération et de transfert de données potentiels. Cela en raison de défauts de sécurité au niveau du contrôle de l'identité des terminaux USB.

Publié le 07 Juillet 2010
Ver informatique

Les logiciels de sécurité qui visent à protéger les systèmes informatiques des entreprises n'effectuent pas un contrôle minutieux des périphériques USB, déplore la Royal Military College du Canada. "Le processus de plug and play qui s'enclenche de manière automatisée à l'introduction d'un périphérique se contente de vérifier l'identité de l'outil", explique à L'Atelier John Clark, l'un des chercheurs. Et d'ajouter : "sans prévoir que celle-ci puisse être usurpée par un autre outil". Pour cette équipe, ce défaut de sécurité représente un danger évident car les terminaux jugés inoffensifs peuvent embarquer des logiciels malveillants type Cheval de Troie, programmés pour exfiltrer de l'information d'une entreprise. Pour prouver l'exactitude de leurs suppositions, ces derniers ont créé un logiciel pirate embarqué dans les terminaux USB d'un clavier et de hauts parleurs d'ordinateur.

Encoder les fichiers dans un langage spécifique au canal utilisé

Ce dernier a été programmé pour analyser automatiquement le disque dur de l'ordinateur une fois les périphériques branchés. Lorsque les données sont interceptées et pour que celles-ci puissent être lues par les terminaux, elles subissent un processus d'encodage par le logiciel dans un langage spécifique au canal. Via le clavier, les données sont transformées en LED soit en message d'une taille d'1bits chaque fois qu'une touche de combinaison (Capitales, CTRL, Alt) est sélectionnée par l'utilisateur. Concernant les terminaux audio, les données sont converties en format Wav pour pouvoir ensuite être transférées vers le périphérique audio lors du lancement d'un lecteur multimédia. Et à la réception de ces fichiers, le logiciel se charge à nouveau de les décoder.

Un processus invisible

"Nous aurions pu utiliser une méthode de transfert plus simple comme le courriel électronique", explique-t-il. "Mais notre principal but était de démontrer que l'on pouvait voler des données de manière invisible". Prenant en considération ces nouveaux canaux de communication pour le piratage informatique, les chercheurs alertent sur les scénarii envisageables. Les salariés d'une entreprise dont les règles d'usages informatiques interdisent l'usage d'outils USB pourraient ainsi utiliser cette supercherie pour parvenir à exfiltrer des données d'un réseau protégé. Pour un pirate extérieur, un Cheval de Troie pourrait être introduit dans une organisation lors du remplacement des claviers d'ordinateurs ou si une personne malveillante parvient à convaincre un employé d'utiliser un outil USB contaminé.

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Pour s'imposer, les acteurs du web doivent mieux collaborer

C'est la diversité des contenus proposés qui fera le succès des professionnels des médias ou des opérateurs. D'où la nécessité de tisser des liens étroits avec différents corps de métier. Entretien avec Gerd Leonhard.

Or noir

Gerd Leonhard est spécialiste des médias et du e-commerce, responsable du blog "MediaFuturist". L'Atelier l'a rencontré à l'occasion de l'université du SI, organisée par Octo Technology les 1er et 2 juillet 2010.

L'Atelier : Comment les entreprises peuvent aujourd'hui se démarquer, notamment dans le secteur des télémédias ?

Gerd Leonhard : Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les entreprises les plus influentes dans les années à venir seront celles qui parviendront à offrir aux consommateurs un accès simple et rapide aux contenus numériques de leur choix. Or, pour y parvenir, il est désormais impossible de faire cavalier seul. C'est la raison pour laquelle, par exemple, beaucoup d'entreprises autrefois spécialisées dans le secteur des médias s'associent aujourd'hui avec des fournisseurs de télécoms. On passe de l'ère de l'hyper-compétition à celle de l'hyper-collaboration. Avec Internet, les opérateurs comprennent qu'ils ont tout intérêt à nouer des partenariats avec les constructeurs, les agences marketing, les fournisseurs de services, etc. Toujours dans le secteur des médias, le modèle simple, avec une seule chaîne de télévision diffusant unilatéralement un contenu généré par elle seule, ne tient plus. On va vers plus de fragmentation.

Avec de nouveaux business model ?

Tout à fait. Les acteurs doivent apprendre à diversifier leur offre, en proposant une gamme de services plus large. Si nous revenons aux médias, ceux qui ont toutes les chances de tirer leur épingle du jeu sont les "smart players", c'est-à-dire ceux qui ne se contenteront pas de fournir l'infrastructure - les câbles et les tuyaux - mais qui créeront une véritable relation avec les utilisateurs, en leur proposant des services. Ce sont également ceux qui seront en mesure de récupérer des données, et de les exploiter avec intelligence.

Justement, dans quelle mesure la récupération des données est-elle un enjeu pour les acteurs du web aujourd'hui ?

Il se trouve que les données diffusées sur la Toile constituent aujourd'hui la première source de marketing. Et des géants tels que Google ont compris tout l'intérêt qu'ils avaient à proposer des services gratuits en échange des données des utilisateurs. Les données sont devenues le nouvel or noir. Tout le monde rend disponibles des informations sur Internet, partage des contenus avec sa famille, ses amis, ses collègues, depuis son ordinateur ou depuis son téléphone portable. Et cela se développe tout autour du globe, dans des pays comme l'Inde ou la Chine notamment. Comme pour le pétrole, il est nécessaire de récupérer ces données à la source, et de les exploiter ensuite avec précaution. Simplement, il faut obtenir la permission de le faire, trouver des processus d'opt-in adéquats, et les utiliser intelligemment.

Publié le 05 Juillet 2010

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08.07.2010

L’ouverture des données publiques : un facteur d’innovation et de développement de l’économie numérique

Les 7 facteurs clés de succès pour le Groupe inter associations « Données publiques »

Le GFII réunit les acteurs essentiels du marché de l’information et de la connaissance. Le GFII a créé en 1997 un groupe de travail consacré à la diffusion des informations publiques. Le GFII a ensuite élargi son action en accueillant d’autres associations au sein de ce groupe : ACSEL, AFIGEO, FIGEC, FING, GESTE, SPDG. Ce document présente les 7 recommandations du groupe inter-associations pour le développement de l’économie numérique.

Les informations publiques constituent un gisement sans équivalent pour créer des produits ou services à valeur ajoutée, promouvoir de nouveaux usages et ainsi développer de nouvelles activités économiques. La facilité d’exploitation des contenus issus des administrations est un facteur d’innovation sociale et d’innovation technologique, favorisant l’apparition de nouveaux acteurs économiques et le développement de l’industrie de la connaissance.

Le groupe inter-associations rassemble les principaux acteurs économiques concernés : acteurs publics et privés dans tous les secteurs de l’information (juridique, géographique, propriété industrielle, informations sur les entreprises, territoriale, environnementale, scientifique...), mais aussi tous les acteurs de la chaîne de l’information : producteurs d’information, réutilisateurs publics et privés, éditeurs de logiciels qui permettent de valoriser cette information, utilisateurs en entreprises, chercheurs...

Ce groupe est un lieu de débat et d’échanges qui favorise les synergies entre les différents acteurs afin de favoriser une meilleure réutilisation des très nombreux gisements d’informations publiques et ainsi contribuer de manière dynamique au développement de l’économie de la connaissance

Les directives européennes sur les données publiques et les informations environnementales, la dynamique autour des mouvements Open data, des projets data.gov, l’utilisation du web pour le renouvellement des pratiques démocratiques constituent déjà une nouvelle donne autour des enjeux d’utilisation des informations publiques. Pour que la France participe pleinement à ce nouvel élan, le groupe inter-associations du GFII se mobilise autour des 7 recommandations suivantes :

  1. Définir une politique volontariste
    Cette politique doit être définie au plus haut niveau de l’Etat. Le développement d’une activité économique suppose des règles claires et pérennes. Une autorité administrative à caractère interministériel doit disposer de pouvoirs réels pour mettre en œuvre cette politique.
  2. Initier une dynamique de la diffusion
    Internet donne les moyens techniques aux organismes publics de diffuser largement et facilement les données qu’ils produisent. Les organismes publics doivent utiliser tous les leviers technologiques à leur disposition (web services) pour accélérer cette diffusion. La création de valeur par de nouveaux services privés issus des informations publiques doit être facilitée par des conditions simples et claires de réutilisation, dans des formats adaptés et interopérables.
  3. Ouvrir les informations pour proposer une offre complète et visible
    L’ouverture maximale des informations publiques doit être assurée en vue de leur réutilisation. Les organismes publics sont tenus par la loi de mettre à disposition sur leur site un répertoire de leurs informations disponibles. Dans un souci de cohérence et de visibilité, un portail, à vocation internationale, doit permettre d’identifier toutes les informations produites par les organismes publics en France.
  4. Gratuité ou tarification transparente
    Les informations publiques, produites dans l’intérêt général, doivent être libres, gratuites et réutilisables, sauf exception (droit d’auteur, données personnelles, confidentialité). L’autofinancement complet ou partiel de certains organismes publics ne leur permet pas aujourd’hui d’assurer cette libre diffusion. Les tarifications proposées dans ce cas par les administrations doivent être justifiées : si ces tarifications ne peuvent être justifiées, les données doivent être gratuites. Par ailleurs, il est indispensable d’établir une séparation claire entre les missions de service public et les actions commerciales de l’Etat sur le marché concurrentiel.
  5. Garantir les moyens des organismes pour assurer la qualité des informations
    Les moyens nécessaires doivent être garantis par l’administration pour assurer leur qualité et les formats nécessaires à leur réutilisation. La qualité des informations est la base du processus de création de valeur. Elle suppose continuité dans la création, intégrité et interopérabilité.
  6. Développer le dialogue entre producteurs et réutilisateurs
    Des espaces doivent être organisés afin de faciliter les échanges entre organismes producteurs d’information et demandeurs ou réutilisateurs d’information.
  7. Sensibiliser les réutilisateurs sur les conditions de réutilisation
  8. Les réutilisateurs doivent respecter l’intégrité des informations : ils ne doivent n’en altérer ni le sens, ni la portée, ni l’application. Ils doivent impérativement mentionner la source de l’information et la dernière date de mise à jour.
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07.07.2010

Lecture numérique ou papier : iPad, Kindle, livre et PC en test

Avec la présence des lecteurs ebook et des tablettes ayant opté pour une solution logiciel de lecture, les comportements mêmes changent et les études se multiplieront probablement pour tenter de comprendre les enjeux de cette évolution.


Le premier à dégainer ses conclusions est le groupe d'analyse Nielsen, qui vient de faire paraître une série d'observations sur la lecture numérique (l'étude). Pour que les machines séduisent les lecteurs, il faudra que l'expérience de lecture soit convaincante. Ainsi, le Kindle et l'iPad ont été mis en concurrence, pour éprouver leur lisibilité, et plus particulièrement iBook, la solution de lecture par défaut.

Crédit photo © ActuaLitté

L'analyse a ainsi porté exclusivement sur la lecture de romans, et pour corser le tout, un livre papier et un PC ont également été ajoutés. L'étude montre ainsi que les utilisateurs lisent plus vite des textes plus longs que par le passé, mais qu'ils restent encore plus lents que pour une lecture sur papier. Sur chaque appareil, c'est un texte d'Hemingway qui a été lu, réputé pour son style concis et succinct. En moyenne, il fallait compter 17'20 pour le passage.

La suite consistait en un questionnaire pour établir les résultats de lecture et de compréhension du texte. Des données qui feront l'objet d'une prochaine publication.

Sur iPad, la vitesse de lecture est de 6,2 % inférieure à la version papier et de 10,7 % avec un Kindle - une conclusion qui ne serait pas statistiquement significative, souligne tout de même Nielsen, mais qui démontre que la lecture numérique n'est pas plus rapide.

L'autre penchant concerne le plaisir de lecture, et là, on peut s'attendre à ce que certains tombent de leur chaise : une note entre 1 et 7 était demandée, avec 7 comme référentiel du meilleur confort.
  • iPad : 5,8
  • Kindle 5,7
  • livre papier 5,6
  • PC : 3,6
Les critiques adressées sont cependant assez prévisibles : l'iPad est trop lourd, le Kindle n'affiche pas des lettres assez nettement et l'on y regrette l'absence de pagination. En revanche, la lecture du livre papier reste plus relaxante, contrairement à celle sur ordinateur, qui rappelle trop le travail.

Rédigé par Nicolas Gary, le lundi 05 juillet 2010 à 11h27

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06.07.2010

La Bibliothèque numérique mondiale poursuit son expansion

Paris - “Les bibliothèques, notamment les bibliothèques numériques, sont au cœur même des sociétés du savoir ; elles permettent aux individus d’avoir accès au savoir pour le partager et l’utiliser. L’UNESCO s’est engagée à poursuivre l’expansion de la participation universelle à la Bibliothèque numérique mondiale (BNM), qui reflète les valeurs et priorités de notre Organisation”, a déclaré le sous-directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information en ouverture de la première réunion officielle des partenaires de la BNM qui s’est tenue les 22 et 23 juin à Washington.
La Bibliothèque numérique mondiale poursuit son expansion
Un conseil exécutif composé de sept membres, dont l’UNESCO et la Bibliothèque du Congrès en qualité de membres ex-officio, a été élu lors de la réunion. Parallèlement à la réunion, la Carnegie Corporation de New York a apporté son soutien à une conférence réunissant les directeurs et le personnel technique des bibliothèques, archives et musées de onze pays – Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Moldova, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan et Ukraine –, afin d’identifier des collections et des documents importants de ces pays destinés à enrichir la BNM.

Dans le cadre de l’aide financière octroyée en juillet 2009, la Bibliothèque numérique mondiale a travaillé en coopération avec la Bibliothèque nationale d’Ouganda pour créer un centre de conversion numérique à Kampala. Ce centre est le premier du genre en Ouganda et l’un des rares qui existe dans toute l’Afrique subsaharienne. Il permet à la Bibliothèque nationale d’Ouganda de numériser des documents sur l’histoire et la culture ougandaises pour les mettre en ligne sur son site et sur la BNM. Les documents numérisés proviennent de la Bibliothèque nationale d’Ouganda et d’autres institutions ougandaises participant au projet. Les autres activités prévues dans le cadre de ce projet incluent le renforcement des capacités des bibliothèques en Afrique du Sud, afin qu’elles puissent elles aussi apporter des collections à la BNM.

“Le renforcement des capacités est un élément crucial de la BNM, qui ne se réduit pas à un simple site à la pointe de la technologie. Afin de permettre à tous les pays qui le souhaitent de partager leur patrimoine culturel avec le reste du monde à travers la BNM, nous devons leur apporter une assistance en matière de formation, d’équipement et de logiciels”, explique le directeur de la Bibliothèque du Congrès, James H. Billington.

“La Carnegie Corporation est fière de soutenir le projet de Bibliothèque numérique mondiale, qui pousse encore plus loin la vision d’Andrew Carnegie d’ouvrir en grand les portes des bibliothèques du monde et d’étendre l’accès aux connaissances et au savoir pour tous”, déclare Vartan Gregorian, président de la Carnegie Corporation de New York.

La Bibliothèque numérique mondiale compte déjà 85 partenaires dans près de 55 pays. Plus de dix millions d’internautes dans le monde entier ont visité la BNM (www.wdl.org) depuis son lancement officiel en avril 2009.
UNESCO - eMarrakech le 3 Juillet 2010
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04.07.2010

Commission européenne : Une consultation sur la neutralité du net

té du net

La consultation sur la neutralité du net vient d’être lancée par la Commission et s’achèvera le 30 septembre 2010. © Tanguy Cadieu /Naja

La Commission lance une consultation sur la neutralité du net. L’enjeu est de déterminer si les pratiques de distinction entre les sites web et applications mis en place par les opérateurs sont nuisibles aux utilisateurs et compromettre le caractère ouvert d’Internet.
Fournisseurs de services et de contenu, consommateurs, entreprises et chercheurs sont invités par la Commission européenne à se prononcer sur la neutralité d’Internet. Une consultation vient en effet d’être lancée et s’achèvera le 30 septembre 2010. Alors que, face à la forte croissance du trafic sur Internet et pour éviter la congestion du réseau, les opérateurs ont développé des outils de distinctions entre les différents sites web et applications qui sont accessibles par leur réseau, l’objectif est de déterminer si ces pratiques peuvent nuire aux utilisateurs et compromettre le caractère ouvert d’Internet et si c’est l’UE ou les acteurs du secteur qui doivent assurer des conditions équitables. Les résultats de cette consultation seront compilés dans un rapport de la Commission sur la neutralité d’Internet, prévu pour la fin de l’année.

03.07.2010

Passeports biométriques

La mairie équipée la plus proche de chez vous via le Net

Depuis le 28 juin 2009, le passeport biométrique a remplacé le passeport électronique. Toutes les mairies n’étant néanmoins pas équipées pour délivrer ces nouveaux passeports, l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS) propose aux usagers de se renseigner en ligne sur la mairie qui, dotée du dispositif nécessaire, est la plus proche de leur domicile.

Les usagers peuvent toutefois effectuer leur demande dans n’importe quelle mairie équipée, quel que soit leur lieu d’habitation. La seule condition est de déposer et de retirer son passeport au même endroit

A noter : ceux qui ont un passeport électronique en cours de validité n’ont pas à le remplacer par un passeport biométrique, le passeport électronique restant valable jusqu’à sa date d’expiration.

Les mairies délivrant des passeports biométriques proches de chez vous

Source : Lettre service-public.fr no 501 du 24 juin 2010

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01.07.2010

Sensoriel : Le toucher influence les décisions

Le sens du toucher une aide inconsciente à la décision.©mit

Selon une étude américaine du MIT, le sens du toucher aurait une influence sur les décisions quotidiennes des individus. Une causalité tout autant liée aux impressions physiques qu’aux réminiscences affectives liées à la mémoire .
Les premières impressions et les décisions quotidiennes des individus sont influencées par leur environnement tactile. C’est ce qu’indique « The magic touch » une recherche publiée le 25 juin dans Science magazine par les chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), Harvard, et Yale. "Notre compréhension du monde et de son milieu n’est pas seulement un produit de notre esprit," explique Joshua Ackerman, professeur adjoint de marketing au MIT. Le résultat de leur recherche montre que l’information acquise par le toucher exerce une influence "plutôt générale" mais souvent inconsciente sur la cognition. Par exemple, dans un entretien, si un recruteur tient le CV d’un candidat avec un support plus lourd, il juge que le candidat est plus investi au travail, selon un test réalisé auprès de 54 personnes. Autre exemple : un acheteur potentiel est prêt à payer plus cher une voiture s’il s’assied sur une chaise plus douce. Selon les chercheurs, le sens du toucher provoque non seulement des sensations physiques, mais aussi des impressions affectives liées à la mémoire.

Sirui Li
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30.06.2010

Le livre sera-t-il numérique ?

Le livre sera-t-il numérique ?



3 juin 2010 - Musique, cinéma, photographie : la révolution numérique a déjà bouleversé de nombreuses pratiques. Le livre semble encore à l’écart, mais pour combien de temps ? Au moment du lancement de l’iPad en France, Ipsos MediaCT publie les résultats d’une vaste étude sur les perspectives du livre numérique, commanditée par le Centre National du Livre.

Près d’un Français sur deux a déjà entendu parler du livre numérique, et le considère d’abord comme un contenu, avant d’être un support. Son essor se joue autour de trois enjeux : l’accès (l’offre éditoriale est potentiellement infinie, mais aujourd’hui limitée et méconnue), l’objet (le support de lecture doit être pratique, confortable et polyvalent), et la valeur. Les Français attendent un prix inférieur de 40% à celui du livre papier, sans perdre pour autant le droit d’en conserver et d’en partager le contenu.

Le public actuel du livre numérique est encore très réduit : 5% des Français, et seulement 0.25% utilisant un terminal dédié. S’il privilégie plutôt des contenus récents, professionnels ou pratiques, le public potentiel, beaucoup plus large (30% des Français), se dit également prêt à lire des romans.

La numérisation du livre parait irréversible, mais ce mouvement sera probablement moins brutal que dans d’autres industries culturelles, pour deux raisons. Ecouter de la musique ou voir un film s’effectuent sans contact avec le support physique, au contraire de la lecture, encore intimement liée à l’objet livre. L’attachement au contenant est fort, l’affranchissement du contenu prendra donc plus de temps. Par ailleurs, le public captif de la musique et du cinéma recouvre celui de l’internet. En revanche, le grand lecteur de livre est sensiblement moins jeune et moins technophile. Il n’est pas - encore - un digital native.

Bruno Schmutz
Directeur Général - Ipsos MediaCT
bruno.schmutz@ipsos.com

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