Je le savais pourtant, on me l’avait assez répété comme cela et la gentille dame de la RATP, avec son « Attention à vos appareils électroniques », ne pourra que se moquer de moi : on m’a volé mon portable. Un smartphone, brillant et rutilant, avec des applications et moult renseignements et photos perso dedans.
Un vol à l’arrachée dont tout le monde a déjà entendu parler, mais finalement, on se dit que l’on passera au travers et après tout, si on m’a donné la possibilité de me connecter partout, tout le temps, je ne vais tout de même pas attendre d’être rentré chez moi pour utiliser mon iPhone/Sensation/Galaxy SII/ChaCha/N8 ! Me voilà donc un chiffre parmi d’autres sur les vols de mobiles. En 2010, on en comptait déjà 160 000 « déclarés », auxquels il faut donc ajouter un nombre inconnu de vols non suivis d’un dépôt de plainte.

Agir… et vite !

Une fois la Terre entière maudite et l’enchaînement des possibilités alternatives que j’avais en réserve pour prendre un autre chemin, rester 5 minutes de plus derrière mon écran ou apprendre le kung-fu, vient le temps de l’action. Car avec les smartphones et surtout leurs dernières évolutions, le brigand ne l’emporte pas forcément au paradis.

Avant toute chose : contacter son opérateur pour couper la ligne. Une simple et « rapide », l’opération prend en moyenne un couple d’heures mais peut aller plus vite. 120 minutes de bonheur pour le voleur qui pourra utiliser mon forfait comme bon lui semble.
Le vol est commis dans les transports et cela tombe plutôt, quitte à être constamment observé par les caméras publiques, autant que cela me serve.
Il suffit d’alpaguer un agent de l’entreprise de transport en question, de pbien garder en tête la date, l’heure et le lieu exacte, car cela pourrait être une arme fatale lors de la prochaine étape : le dépôt de plainte.

IMEI, je retiens ton nom

Que ceux qui fustigent déjà l’intérêt de se rendre dans un commissariat après un vol de téléphone gardent raison et mesure, cette étape est aujourd’hui primordiale pour plusieurs points post-larcin. Tout d’abord, l’enregistrement de la plainte permet de prouver votre bonne foi auprès de l’assureur de votre opérateur, si vous y avez souscrit. De quoi accélérer le renouvellement du terminal volé.
Ensuite, la procédure active également la recherche du signal du téléphone et jusqu’à la déconnexion de ce dernier à distance (voir plus loin). Et puis, comme me le confie l’agent chargé de prendre ma plainte »cela nous arrive de retrouver les mobiles des victimes de vol. »

Alors certes, j’ai attendu 3H30 au poste pour me plaindre, mais cela m’a permis de me rendre compte que je n’avais pas pris la peine de noter mon Numéro IMEI. C’est la carte d’identité du téléphone, inscrit sur le terminal (pratique…) mais aussi et surtout sur sa boite. Ne la jetez jamais !
Sans ce numéro communiqué lors de la plainte, pas de recours possible. Car oui, si votre conseiller opérateur vous certifie qu’il a coupé votre ligne ET votre téléphone, retentez votre « chance » avec un autre conseiller car l’opérateur a effectivement besoin de la plainte pour activer la coupure du terminal.
Eh oui, pendant qu’un petit malin s’amuse avec votre joujou hi-tech, il faut de la patience et du sang froid pour mettre un terme à ce mauvais manège.

Presque vengeance à distance

Jusqu’à très récemment, avec votre plainte en main, il vous fallait envoyer un courrier au service des vols de votre opérateur. Encore une étape fastidieuse, lourde…
Désormais, l’une des composantes de la loi LOPPSI 2 prévoit que l’agent de police contacte automatiquement l’opérateur avec l’IMEI et la plainte pour couper un mobile.

Reste encore un flou artistique aujourd’hui, qui veut qu’un téléphone neutralisé ne l’est plus lorsqu’il est utilisé sur un réseau étranger. Si mon voleur est globe-trotter, il trouvera toujours son bonheur.
En farfouillant dans des boutiques de mobiles peu en vue de la capitale, on m’apprend même que les petits malins peuvent changer le numéro IMEI d’un téléphone pour le réutiliser en France, sauf pour un iPhone et un Blackberry.

Un sérieux « à quoi bon ? » rebondit dans ma caboche…

Et mes données ?

Importante consolation, mon cadeau de Noël du jour au voleur était un iPhone. Et qui dit iPhone dit Mobile Me, le service de synchronisation des données Apple qui permet également de retrouver son mobile à distance, de le localiser (par GPS, il doit donc se trouver en extérieur…) et par dessus tout de supprimer toutes les données à distance dès que le smartphone entre en activité.
Après tout, qu’il s’amuse avec mon téléphone, soit, mais qu’il se moque de mes photos d’une certaines fiesta où je suis déguisé en Dalida, non !

RIM a prévu le même genre d’outil, qui se nomme BlackBerry Connect et HTC propose également la localisation et la suppression des données à distance via son site HTC-sense.com.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

Voici donc un concentré de petites galères bonnes à maîtriser en cas de mésaventures mobiles.