07.03.2009
Journée de solidarité numérique Congolaise.
PARIS, France, 26 février 2009/African Press Organization (APO)/ — Le 14 mars prochain, aura lieu à l’hôtel Mercure Paris la défense un évènement majeur pour la société de l’information et de la communication : la « journée de solidarité numérique Congolaise ».
Ce colloque attend une centaine de Participants : Membres d’associations de la diaspora congolaise, Professionnels œuvrant avec succès dans la réduction de la fracture numérique au sein de leurs communautés respectives, Experts du développement, Acteurs impliqués dans le développement des TIC au Congo-Brazzaville.
Alors que les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle primordial dans les sociétés industrialisées, dans les pays du Sud son accès reste marginal, mettant à mal l’égalité dans l’accès aux savoirs et aux connaissances. Au Congo-Brazzaville par exemple, elles ne sont pas suffisamment développer pour contribuer à la résolution des problèmes majeurs dans les domaines clés de l’éducation, de la santé, de la nutrition, de la bonne gouvernance, etc. (Ex : Taux de pénétration Internet dans la population,
Abonnés pour 100 hab. Utilisateurs pour 100 hab.
- Congo-Brazzaville 0,03% 1,70%
- Afrique 1,14% 5,34%
SOURCE : African Telecommunication/ICT indicators 2008)
La « journée de solidarité numérique Congolaise» veut participer à l’émancipation des Congolais dans l’exploitation des nouvelles technologies. Elle souhaite sensibiliser la diaspora congolaise et ses associations sur les enjeux des TIC en matière de développement. Cette rencontre aspire à démontrer une synergie inégalable dans la contribution à un nouvel essor économique. Aussi, les résultats, observations et conclusions obtenus seront utiles aux responsables de l’élaboration des politiques ainsi qu’aux décideurs du domaine de l’élaboration des TIC.
Ce colloque se tient dans le cadre des Journées de réflexion sur les technologies de l’information et de communication, JORETIC, amorcées à Paris en Octobre 2008 et qui se poursuivent à Brazzaville du 7 au 9 avril 2009. Les unes comme les autres, ces activités ont pour objectif la réduction de la fracture numérique.
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06.03.2009
Une Maison des sciences Nord-Sud
Ouvert à toutes les sciences humaines et sociales, de la linguistique à l’histoire de l’art en passant par l’économie, la sociologie, le droit ou l’anthropologie, l’institut accueille des chercheurs du « nord » et du « sud », sélectionnés pour l’originalité de leurs travaux. Appuyé sur le statut de fondation d’utilité publique, l’Institut bénéficie d’un budget de 2 millions d’euros, financé par des entreprises privées (Veolia-Eau et Suez), des collectivités territoriales, le ministère de l’enseignement supérieur et l’université nantaise.
Une assistance complète
Situé au centre ville de Nantes, à 100 mètres de la gare TVG, le centre propose aux chercheurs, sur 6 000 m2, un salon-restaurant, un jardin en terrasse dominant la Loire, un centre de ressources documentaires, un amphithéâtre de 80 places, des salles de réunions, les locaux informatiques et une cafétéria. Une résidence d’une vingtaine d’appartements privés (du studio au 4 pièces, entièrement meublés et équipés) est adjacente aux locaux de recherche, pour des séjours qui vont généralement de trois à dix mois.
Avant leur arrivée à Nantes, le personnel de l’IEA prend contact avec les résidents invités « qui peuvent profiter d’une assistance pour l’ensemble des préparatifs de leur séjour : voyage, logement, conditions financières et matérielles, formalités douanières et administratives, scolarisation des enfants… ». Sur place, ils bénéficient de services d’appui à la recherche, dont une assistance informatique et documentaire personnalisée et des cours de langue. L’IEA peut également les mettre en relation avec des chercheurs ou institutions de recherche partenaires en France et à l’étranger, comme la Maison des Sciences de l’Homme de Paris, Sciences-Po, l’Université de Paris I - Panthéon Sorbonne, ou encore le Réseau Français des Instituts d’Etudes Avancées.
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05.03.2009
Répartition géographique des ressources financières
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ISBN:978-92-64-05135-5 | Ce rapport fournit des données détaillées sur le volume, la provenance and les types d'aide et d'autres apports de ressources attribués à chacun d'environ 150 pays en voie de développement. Les données statistiques couvrent les apports d'aide publique au développement et les autres financements publics et privés fournis à chaque pays bénéficiaire par chacun des pays membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE, par les organismes multilatéraux ainsi que par d'autres pays donneurs. Des indicateurs socio-économiques de base sont présentés pour mémoire. Les feuilles de calcul ExcelTM qui ont servi à créer les graphiques dans cette édition sont également accessibles en ligne via les StatLinks fournis.
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03.03.2009
Des besoins fondamentaux inégalement satisfaits dans le monde
Des besoins fondamentaux inégalement satisfaits dans le monde

34 pays sur 176 répertoriés ont un niveau de progrès social critique, selon l’indice de satisfaction des besoins fondamentaux publié par l’organisation non-gouvernementale Social Watch (voir encadré), car moins de 70 % des besoins fondamentaux - l’éducation de base et la santé des enfants - y sont assurés. La plupart sont situés sur le continent africain auxquels s’ajoutent le Pakistan, le Népal, le Cambodge, le Yémen et le Guatemala. Au total, ces pays représentent la moitié de la population mondiale.
A l’autre bout de l’échelle, 54 pays ont atteint un niveau acceptable avec plus de 98 % des besoins fondamentaux couverts. Il s’agit principalement des pays occidentaux mais pas seulement. Y figurent également Cuba, le Sri Lanka, l’ile Maurice, les Bahamas, la Libye, et quelques petites pétromonarchies du Golfe.
Depuis l’an 2000, près de la moitié des pays (76 pays) ont connu des progrès sociaux tandis que 37 % stagnaient (56 pays) et 15 % régressaient (24 pays).
| Indice de satisfaction des besoins fondamentaux S’inspirant des travaux du prix nobel Amartya Sen, l’indice des capacités fondamentales conçu par l’ONG Social Watch est la moyenne de trois variables dont les données sont disponibles pour la plupart des pays : le nombre d’enfants qui meurent avant 5 ans, la part des enfants qui sont allés jusqu’à l’école primaire et la proportion de naissances assistées par des professionnels de santé. |
Indice de satisfaction des besoins fondamentaux, 2008

Source : rapport 2008 de Social Watch
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19.02.2009
« Initiative contre l’illettrisme »
Depuis quelques jours, Google a lancé un nouveau portail avec de nombreuses ressources sur l’illettrisme. Ce site a été lancé à l’occasion de la rencontre internationale UNESCO – ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme) du 11 au 13 février 2009 à Lyon.
Le portail « Initiative contre l’illettrisme », accessible à l’adresse google.fr/literacy, est une plateforme collaborative en français à des destinations des enseignants, des institutions, des professionnels et du grand public concerné par ce problème.
Le site existe également en anglais, en allemand et en espagnol. Il propose de nombreuses ressources du monde entier sur le sujet de l’illettrisme. On peut y trouver des vidéos pédagogiques, des articles universitaires, des extraits de livres, des blogs, etc. En plus des ressources, les internautes peuvent échanger leurs idées et projets sur l’illettrisme en collaborant au site (rubrique « Parlez nous »).
Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l’ANLCI, se félicite de cette initiative : « Nous nous réjouissons du lancement du site Google "Initiative contre l’illettrisme" en français pour mieux faire connaître la réalité de l’illettrisme, ceux qui y sont confrontés, l'importance du phénomène, les moyens de le prévenir et de le combattre en informant sur ce qui marche, en stimulant les échanges de bonnes pratiques dans le réseau francophone de prévention et de lutte contre l'illettrisme. Le site rendra l'accès plus simple et plus rapide à ces informations indispensables pour agir plus efficacement ».
Le portail de Google « Initiative contre l’illettrisme » a été réalisé en partenariat avec l’ANLCI, LitCam (la campagne d’alphabétisation internationale lancée le 2 octobre 2006 par le Salon du Livre de Francfort), l’UNESCO et Tostan.org. Il a été lancé il y a quelques jours à Lyon, à l’occasion de la rencontre internationale de l’ANLCI à la demande de l’UNESCO, qui a rassemblé plus de 400 participants venus de 50 pays francophones.
Source : Communiqué de presse Google
Contact presse : Mathilde Perrotte TBWACorporate
Par Lucile Donnat
19:07 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
TECH FOR FOOD
Les nouvelles technologies au service du développement alimentaire et de la sécurité alimentaire dans les pays du Sud
Pour cette 3ème édition, Tech For Food invite l'Inde et la fondation Swaminathan. La journée sera rythmée par les présentations d'intitatives impliquant les nouvelles technologies au service du développement agricole.
>> Des vidéos participatives pour partager les bonnes pratiques agricoles
Présenté lors du prochain Forum Tech for Food, Digital Green est un projet du Centre de Recherche de Microsoft en Inde. Il s'agit d'enseigner aux agriculteurs l'usage des caméras numériques pour qu'ils présentent leurs meilleurs usages agricoles locaux (conservation, compost, traitements...). Les exploitants deviennent alors « des PPDA des champs » pour interviewer l' agriculteur modèle. Une diffusion des vidéos est ensuite organisée dans les villages, encadrée par un modérateur. Ces vidéos pédagogiques mettant en scène des acteurs locaux sont fédératrices et faciles d'accès. Elles permettent de diffuser amplement des informations visuelles sur TV, DVD ou sur ordinateur portable dans des zones rurales où les mauvaises pratiques agricoles sont encore fréquentes.
Pour animer et mener le débat, Tech for Food accueille Eric Glover, chef du Service Science Technologie et Environnement du Magazine Courrier International, Jean-Paul Hébrard, rédacteur en chef du mensuel Agriculture & Nouvelles Technologies, mais aussi Pascal Faucher du CNES et Bernard Bachelier de la fondation FARM.Spécialistes dans leurs domaines, ils interagiront avec les conférenciers et le public pour apporter des réponses aux enjeux de demain.
>> L'Inde : une révolution technologique au service du développement agricole
Le Professeur Kesavan viendra présenter les actions de la Fondation Swaminathan en Inde. Celle-ci oeuvre pour la “révolution encore plus verte” avec l'utilisation d'éco-technologies pour lutter contre la famine et permettre aux populations rurales de gérer de manière durable les ressources naturelles. L'ambassadeur de l'Inde en France sera entouré par les scientifiques de l'ISRO, l'agence spatiale indienne. Ils nous expliqueront comment les données satellitaires sont aujourd'hui transmises et utilisées concrètement sur le terrain.
14:39 Publié dans Action humanitaire, Développement économique, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Débat : je pense donc je partage

La pleine participation à la société de l’information inclut la diffusion et l’usage ciblé des TIC pour relever les grands défis de développement, notamment celui de l’éducation. L’école doit à ce titre continuer à jouer son rôle éducatif en tenant compte des évolutions profondes de la société et en mettant à la disposition des enseignants et des élèves les clés d’accès à la connaissance universelle. Mais l'accès aux ressources numériques n'est pas égalitaire, creusant l'écart entre pays industrialisés et pays en voie de développement.
Dans ce contexte de fracture numérique, la diffusion de tableaux blanc interactifs (TBI) ou d'ordinateurs humanitaires comme l'ordinateur à "100 dollars" (OLPC) dans ces pays est-elle la réponse à l'accès à la connaissance pour tous ?
Ces nouveaux outils apporteront-ils la révolution numérique annoncée dans le domaine de l’éducation pour les enfants et les jeunes élèves des pays en développement ?
Ces outils peuvent-ils accélérer "durablement" l’alphabétisation numérique et améliorer la qualité de l’enseignement dans les pays du Sud ?
Existe t-il d’autres supports numériques d’enseignement de programmes pédagogiques adaptés au contexte culturel des pays du Sud et qui constitueraient une alternative à l’OLPC ou au TBI ?
Chers membres de web2solidarité,
Suite aux discussions engagées lors des ateliers thématiques de la Conférence de Lyon pour la solidarité numérique (le 24 novembre 2008) et conformément à la feuille de route de la déclaration de Lyon, nous avons le plaisir de vous informer de l’ouverture sur votre réseau d’un espace de débat.
Cet espace de dialogue permanent a été créé pour favoriser les discussions et échanges entre acteurs du Sud et du Nord autour des questions liées aux enjeux des TIC pour la réduction des fractures numériques à travers de nouvelles formes de coopération et de solidarité.
C’est l’arbre à palabres de la solidarité numérique sous lequel on se retrouve pour poser des questions et apporter des réponses. «Dialogue», disent ceux qui brûlent de parler car l’opinion de tous fait l’opinion de chacun. Pour reprendre les mots d’Aimé Césaire, nous sommes ici au «rendez-vous du donner et du recevoir».
Ce mois-ci, le 1er débat participatif auquel nous vous invitons à contribuer se déroulera du 17 février au 17 Mars 2009 et porte sur le thème : "Tableaux blancs interactifs, ordinateurs à 100 dollars,...quels outils et quels contenus pour l'éducation numérique dans les pays du Sud ?"
Pour agrémenter les débats, l’équipe d’animation de web2solidarité se propose chaque mois de vous faire partager des éclairages et points de vues d’experts, à travers des entretiens-focus qui seront accordés à des invités extérieurs ou déjà membres du réseau.
Nos invités-vedettes pressentis pour participer au débat de ce mois sont : Bastien Guerry (fondation OLPC – France), Evelyne Deret (Déléguée générale du Comité mondial pour l’éducation et la formation tout au long de la vie), Alexandre Comby (Co-fondateur et Directeur général de Qualilearning / Fédération CoseLearn), Jacqueline Cazeaux (Smart Technology), Gabriel Cohn-Bendit (Réseau Education pour tous en Afrique), Dr Youssouf OUATTARA (Responsable du Campus numérique de Ouagadougou ), Pierre-Jean Loiret (Directeur délégu&eacut e; du programme Innovation par les TICE, Agence universitaire de la Francophonie), Benjamin SIA (Responsable de la cellule OLPC du Burkina Faso)
Des synthèses seront réalisées à la fin de chaque débat thématique et les meilleures contributions feront l’objet d’une attention particulière dans le cadre d’un projet d’édition d’un ouvrage collectif (cahier de propositions collectives et de témoignages des acteurs francophones de la solidarité numérique).
Vous pouvez dès à présent entrer au coeur du débat :
http://www.web2solidarite.org/forum/topics/tbi-olpcquels-...
11:27 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.02.2009
L’Unicef dénonce les inégalités de santé maternelle et néonatale
Dans son rapport annuel, La situation des enfants dans le monde 2009, La santé maternelle et néonatale, l’Unicef dénonce de fortes inégalités quant au risque de complications mortelles pour les femmes pendant leur grossesse et au moment de l’accouchement, ainsi que pour les nourrissons. Si mettre un enfant au monde représente aujourd’hui un des plus grands risques sanitaires dans le monde, tant pour les femmes que pour les nourrissons, on constate que le degré de ces risques varie selon les régions du monde.
Selon une estimation retenue dans ce rapport, près d’un demi million de femmes meurent des suites directes de leur grossesse ou de leur accouchement. Quant au nombre d’enfants de moins de cinq ans décédés, il s’élevait à un peu plus de 9 millions en 2007. Dans les deux cas, le continent le plus touché reste l’Afrique, région qui regroupe plus de la moitié des décès (51 % dans les deux cas), suivi par le continent asiatique (41 %). Les deux continents les plus pauvres du monde regroupent donc 90 % des cas de décès de nourrissons et de femmes en raison de leur grossesse ou des suites de leur accouchement. En conséquence, les risques encourus par les femmes enceintes sont bien plus importants dans les pays en développement que dans les pays développés : les femmes ont 1 risque sur 76 d’avoir des complications pré ou post natales dans les pays pauvres contre 1 sur 8 000 dans les pays riches.
Ces inégalités très marquées résultent évidemment d’écarts importants des conditions de vie entre pays riches et pays pauvres, ainsi que des disparités en terme de moyens mis à la disposition des systèmes nationaux de santé. Mais selon l’Unicef, elles sont également consécutives au manque de connaissances des femmes quant aux risques liés à leur grossesse. L’organisation plaide ainsi pour des politiques dirigées vers une meilleure éducation des femmes, mais aussi de l’ensemble de la population, afin de favoriser leurs droits.
19:05 Publié dans Action humanitaire, Education, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : unicef
28.01.2009
Evelyne Rogue, 6 milliards d'autres ou aimer son lointain
En nous invitant à faire l'expérience de la présence de l'Autre à distance, l'artiste pose implicitement la question de savoir ce qu'autrui représente pour moi. Certes dans « 6 milliards d’autres » je sais qu'il y a de l'Autre, mais quel est cet autre ? Autrui, c’est tout autre homme que moi. Mais si autrui est autre que moi, c’est aussi un autre « moi ». C’est « le moi qui n’est pas moi », nous dit Sartre, car comme moi autrui est une conscience. Par là, je le saisis non comme une chose mondaine parmi les autres, mais comme une personne. Etre raisonnable comme moi, autrui est, comme une personne libre qui doit être respectée comme une fin en soi, une valeur non relative mais inconditionnelle ; un être qui tient sa dignité de son autonomie, du pouvoir qu’il a d’obéir à sa propre loi.
Se pose donc la question de savoir comment "je" considère cet « autre » dont je ne peux que supposer, imaginer, la présence. Autrui est-il connaissable ? Si chacun est différent, il semble difficile de dire qu'autrui est un autre moi-même. Il faut donc dire que cet autrui est simplement, mais c'est déjà beaucoup, comme moi un être doué de raison et capable d'accéder à l'universel. Alors que P. Virilio prédisait que « les technosciences seront et sont déjà responsables d'une sorte d'abandon de l'être et de solitude générale»; et que « le 21è (…) fige l'être et la société dans des comportements isolés, insulaires », Y. Arthus-Bertrand dans un « appel silencieux », mais non moins tonitruant, privilégiant la signification éthique d’autrui préfère inviter le spectateur de son exposition, dans une perspective nietzschéenne, à « Aimer son lointain ».

14:32 Publié dans Action humanitaire, Art-média, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, yann arthus-bertrand
27.01.2009
Investissement responsable
L’ISR est l’intégration de critères extra-financiers à la gestion sous toutes ses formes. Il connaît une nette progression depuis les années 2000, même s’il reste encore marginal au vu de la globalité des encours financiers. L’Europe constitue la région du monde la plus dynamique en matière d’innovation et de création de fonds ISR. Par rapport aux données de 2003, le marché européen de l’ISR en 2006 a augmenté en moyenne de 36% (étude Eurosif). Les pratiques les plus exigeantes ne représentent cependant que 100 milliards d’euros d’encours, soit 1% des actifs globaux européens. Le premier fonds socialement responsable a été créé aux États-Unis en 1971; fin 2005, les investissements s'élevaient à 2.290 milliards de dollars, soit 12% des actifs nationaux, selon une définition très large de l’ISR. [Débat] Certaines économies émergentes comme la Corée du Sud, la Malaisie ou l’Afrique du Sud commencent à investir dans des fonds éthiques. En Europe, au 1er janvier 2006, le marché de l’ISR est dominé à 96% par les investisseurs institutionnels. La part des investisseurs privés est en augmentation. Une étude européenne (IFOP, juin 2007) sur «les actionnaires individuels et l’ISR» révèle que la terminologie «investissement socialement responsable» n’est connue que par 33% des investisseurs. [Débat]
Plusieurs approches pour un même fonds… éthique
L'investissement socialement responsable recouvre l'ensemble des approches qui intègrent, dans les décisions de placement et la gestion d'un portefeuille de titres, des critères sociaux, environnementaux ou plus largement de responsabilité vis-à-vis de la société, en complément des critères financiers. Qualifiés de fonds éthiques, ces produits financiers relèvent d’approches diverses:
- Les fonds Développement durable s’appuient sur les performances économiques, sociales et environnementales de l’entreprise. Ils identifient les meilleurs acteurs (sélection positive), établissant référentiels et méthodologies spécifiques pour comparer les entreprises, privilégient certains critères dans le choix des sociétés.
- Les fonds d’exclusion refusent d’être actionnaires des entreprises exerçant certaines activités ou pratiques jugées contraires aux convictions de l’investisseur: tabac, alcool, armement, jeux, pornographie, travail des enfants, expérimentation sur les animaux, etc. Les entreprises implantées dans un pays dirigé par une dictature ou celles menant des activités dangereuses pour l’environnement (nucléaire, trafic de ressources naturelles…) peuvent également être exclues. Ces fonds sont très répandus dans les pays anglo-saxons.
- Les fonds de partage rétrocèdent une part des bénéfices à des associations caritatives ou des ONG et sont, en règle générale, investis en obligations, dont la sélection peut faire l’objet de critères de responsabilité sociale.
- Les produits financiers solidaires financent des activités d’économie solidaire (entreprises d’insertion, de micro-crédit…).
L’ISR peut aussi prendre la forme d’un engagement actionnarial pour les investisseurs qui vont s’efforcer d’influencer l’entreprise sur des sujets sociaux ou environnementaux, d’abord par un dialogue discret et, s’il échoue, en portant le débat en assemblée générale. Cette exigence de certains actionnaires internationaux est un des facteurs qui poussent les entreprises à mettre en place une politique de responsabilité sociale, d’amélioration des pratiques, de transparence sur les impacts sociaux et environnementaux de leurs investissements, etc.
15:55 Publié dans Action humanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : investissement responsable, développement solidaire







