31.01.2009
Stratégies éditoriales à l'heure du livre électronique
Table-ronde à Boulogne-Billancourt, le 9 février 2009
Nouveaux acteurs, nouveaux supports de lecture, nouveau format ; après la période des pionniers qui court de la fin des années 90 à 2007 et à la faveur de Gallica 2 l'édition numérique semble être entrée désormais dans une phase d'industrialisation.
Afin d'analyser les mutations en cours la bibliothèque Landowski (Boulogne-Billancourt - Hauts-de-Seine) a invité à débattre des acteurs majeurs de ce secteur
- Jimmy Barens : Directeur Technique Europe de l'Ouest d'Adobe Systems France
- Alban Cerisier : Responsable des développements numériques chez Gallimard
- Pierre-Henri Colin : Responsable de l'offre E-paper chez 4D Concept
- Patrick Gambache : Responsable numérique chez Flammarion
- Laurent Picard : Cofondateur de la société Bookeen
- Denis Zwirn : Président directeur général de la société Numilog
Table ronde organisée le lundi 9 février 2009 à 15 heures à la bibliothèque Landowski Accès métro ligne 9 Marcel Sembat ou ligne 12 Boulogne Jean-JaurèS
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Source : Liste de diffusion [BIBLIO.FR]
22:17 Publié dans TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, livre électronique
"Technologies en campagne : l'accès public aux TIC en milieu rural"
Dans la collection des Guides Creatif, réalisée en collaboration avec la Caisse des Dépôts et Consignations voici le Guide n° 5 "Technologies en campagne : l’accès public aux TIC en milieu rural".
Comme pour les précédents guides, celui-ci sera progressivement mis en ligne sur le site et diffusé sur les réseaux adhérents à Créatif.
Sur le même sujet
Les textes sont publiés en licence creative commons by sa qui en permet une réutilisation (sites web, réseaux d’animateurs ..).
Ces guides sont généralement diffusés gratuitement aux animateurs par les réseaux de l’accès public adhérents à Créatif.
Ils sont aussi disponibles en brochure auprès de l’association (4 € pour les membres, 5 € pour les autres, commande minimale 50 à Landais at artesi-idf.com).
Sommaire
Accéder aux technologies : la fracture d’accès n’est pas aussi tranchée que par le passé mais il reste des écarts entre les zones bien servies et celles où un débit raisonnable n’est pas disponible. En outre, l’histoire des accès et les mobilisations locales qui ont été nécessaires pour amener l’internet ont pu marquer certains territoires et créer des dynamiques citoyennes locales qui perdurent.
Se former pour vivre en milieu rural : être initié aux TIC est une étape nécessaire pour être capable de les utiliser pour se former de manière informelle en accédant à des sources d’information et à des réseaux mais aussi pour participer à des dispositifs formels de formation à distance.
Les caractères de la ruralité : nous n’avons pas voulu donner de définition de la ruralité. Aucune n’est complètement satisfaisante et l’on tend à parler de ruralités pour en souligner la diversité des conditions d’existence. L’espace rural peut être opposé à l’espace urbain, il peut aussi être caractérisé par sa densité de population, ses activités, traditionnellement à dominante agricole ou par l’importance de la notion de paysage. Mais l’espace rural est peut-être davantage associé aux représentations que peut en avoir sa population, notamment en relation avec l’offre des services qu’elle y trouve.
Faciliter l’accès aux services publics : les TIC sont un moyen de continuer à proposer certains services aux personnes habitant loin des centres urbains. Elles permettraient de gommer la distance entre fournisseurs de services et usagers. Les TIC peuvent être un moteur d’innovation pour la mise en place de nouvelles relations entre les administrations (au sens large) et les citoyens.
Connaître et faire connaître son territoire grâce aux TIC : les TIC offrent de nouvelles possibilités pour mettre en valeur un territoire et la culture de ses habitants, pour le faire connaître à l’extérieur mais aussi pour mieux le découvrir de l’intérieur. Enfin, par sa nature et par certaines de ses dimensions, notamment, naturelles et paysagères, c’est un support approprié au développement d’activités éducatives enrichies par les TIC.
Les technologies pour maintenir et développer l’activité : les technologies permettent de continuer à exercer certaines activités. Elles peuvent en générer de nouvelles. Enfin certaines activités sont des moteurs du développement des TIC et de leur diffusion dans les espaces ruraux. Le tourisme notamment, joue un rôle moteur pour développer l’accès, que ce soit sous l’impulsion des créateurs d’activités de tourisme qui ont besoin d’internet pour leur promotion, ou à la demande des touristes qui veulent accéder à internet depuis leur lieu de vacances (courrier, opérations bancaires, réservations, etc.). Les agriculteurs aussi utilisent des ressources et des services informatiques ; ils peuvent trouver dans certains lieux d’accès publics un appui et des conseils spécifiques.
19:15 Publié dans TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic
« Liberté, Création et Internet »
Deux conceptions du rapport d’internet à la culture s’opposent. Selon la première, il faudrait imposer à internet des règles favorables aux modèles commerciaux d’édition centralisée pour qu’il devienne "un nouveau canal de distribution des oeuvres culturelles". Selon la seconde, Internet est un espace de libertés, de diversité culturelle et d’échanges entre individus susceptible de rémunérer les artistes par de nouveaux mécanismes. Pour que chacun y voit plus clair, Libre Accès organise le 12 février 2009 des assises « Liberté, Création et Internet »
Une première table ronde « Europe : état des lieux de la culture et des libertés sur Internet » traitera des problématiques liées aux échanges sur Internet dans la Communauté Européenne.
La deuxième table « Création et Internet, le partage de la culture est-il incompatible avec la rémunération la création artistique ? » confrontera diverses approches des droits des usagers et des créateurs, en comparant les propositions de la loi HADOPI, les pratiques émergentes et diverses propositions de sortie par le haut du débat actuel.
Avec la présence de Daniel Cohn-Bendit, député européen, Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne (sous réserve), un représentant du PS, Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris.
Seront également présents Eric Aouanès président et fondateur de Dogmazic, Philippe Aigrain auteur du livre « internet & création », Jérémie Zimmermann co-fondateur de la Quadrature du Net, Mathieu Pasquini gérant et fondateur de la maison d’édition InLibroVeritas, Gérald Guibot président du label CC We are unique records et Imagho nommé aux Qwartz 2009, guitariste et ancien sociétaire de la Sacem, ainsi que de nombreux intervenants acteurs d’Internet et de la création.
Inscription souhaitée : inscription@libreacces.org
Lieu : salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris Métro Sentier
Date : 12 février 2009 18h45
Contact presse : Pauline Valaize 06.32.07.08.02 / presse@libreacces.org
15:08 Publié dans TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, éducation numérique
Evelyne Rogue, III : Viral Counter Attack : une œuvre de « génie »?
Je répondrai à la question en disant que m’en fais une idée en termes d’œuvre de « génie » et/ou de « prophète ». Si je parle de Génie à propos de Viral Counter Attack c’est parce que je considère les artistes comme étant des êtres « divins », non pas au sens où Platon parle de la « divine folie », mais au sens que Batteux lui donnait en 1747 dans son Traité des beaux-arts réduits à un même principe, le définissant comme une faculté d’inventer, une faculté d’apercevoir dans la nature des aspects nouveaux, d’y découvrir de nouvelles parentés, de voir les choses sous un côté nouveau qui avait échappé jusque là à tout le monde. Or justement, il nous faut reconnaître que le « génie » de Music2eye, repose essentiellement dans le fait de réussir à faire entendre ce qui ne peut être entendu, de rendre sonore ce qui est silencieux. Simultanément le « génie » de Joseph Nechvatal consiste à donner à voir l’invisible, à rendre visible ce qui est imperceptible.
D’ailleurs les huit vidéos, présentées au sous-sol de l’Espace Landowski nous proposent de découvrir une partie de ce parcours qui consiste pour les artistes à donner à voir et à entendre ce que nous refusons souvent d’admettre consciemment, à savoir que « nous sommes en rhizome avec nos virus ». Les images des vidéos donnent à voir comment l’introduction d’un embryon de vie artificielle en tant qu’agent autonome, c'est-à-dire un Virus, peut « vivre » en se nourrissant de son support jusqu’à l’absorber totalement, alors même que cette attaque virale se donne à entendre, telle qu’elle a été conçue par Music2eye, jusque dans la Nef. Et si les tirages photographique de ces moments de vie en quelque sorte figés, en tout cas fixés pour une durée indéterminée sur le papier, sont comme autant d’invitation à la contemplation d’une image qui se voudrait romantique de la Nature, bien qu’emportés sur les rivages de l’hyper-réalité, qui constituent désormais notre point focal de visibilité du corps propre, il ne faut jamais oublier que chaque tableau animé nous propose de faire l’expérience esthétique de la volupté de l’Éternel Retour du même à l’autre, plus que de l’identique au semblable, tel un rêve réalisé.
Or si l’important est que le Génie fait date dans l’histoire des idées ; Helvétius définissant, dans De l’Esprit, le Génie comme la faculté de trouver de l’inconnu, et même d’inventer, nous rappelle à quel point Viral Counter Attack est une création de « génie » Ce qu’invente en effet cette installation entre connexionnisme et connectivisme, c’est l’abolition des frontières entre Nature/Culture, Esprit/matière, Objectif/subjectif, préférant le concept d’« omnijectivité » à tout autre, nous proposant par là même de faire l’expérience de la limite, voire de la transgression. Se situant au point de rencontre plus que de rupture de la Vie et de la Mort, cette installation interactive en donnant à expérimenter des « virus » en acte dans des images les détruisant aussi lentement que sûrement, ne nous propose pourtant pas de faire l’expérience négative de l’irrémédiable destruction du corps par le temps, ni du passage de la vie à la mort qui telle une peau de chagrin s’amenuise un peu plus chaque jour. Au-delà de tout désir d’éternité, se jouant à chaque instant qui passe des principes de la Vie Artificielle, c’est à la prise de conscience, que la nature est en soi génération et corruption sans cesse renouvelée qu’en appelle Viral Counter Attack. Certes, en partant de l’affirmation selon laquelle « nous sommes en rhizome avec nos virus », J. Nechvatal n’invente pas réellement tout ; il ne réinvente pas la roue! Il connaît parfaitement les textes de G. Deleuze et F. Guattari, notamment Mille Plateaux. Il a rencontré Roy Ascott, et, c’est en ce sens qu’il nous faut dire que le véritable « génie » est celui qui fait époque.
Comprenons par là que le Génie est comme diffus dans l’univers, et que quelques personnes seulement en prennent conscience. Comme le note Helvétius dans son Discours « le hasard remplit auprès du Génie l’office de ces vents qui, dispersés aux quatre coins du monde, s’y chargent de matière inflammables qui composent les météores ; ces matières formées vaguement dans les airs, n’y produisent aucun effet jusqu’au moment où, par des souffles contraires, portées impétueusement les unes contre les autres, elles se choquent en un point ; alors l’éclair s’allume, brille, et l’horizon est éclairé »12. En nous permettant d’une part de diriger directement le déplacement des virus sur l’écran et d’influencer d’autre part leur évolution et leur survie, les artistes ne nous donnent pas seulement la possibilité de jouer avec des « limites», mais nous propose aussi de faire l’expérience de la transgression dans un univers qui se veut au point de rencontre du Virtuel et du Réel, que J. Nechvatal nomme le « viractuel ». Une telle attitude répond bien à la définition du Génie, préromantique, en un certain sens, selon laquelle le génie est une force complexe mêlant la force de l’imagination, la vivacité des sensations, et le fait que tout chez lui contribue à la créativité.
Et Diderot de stipuler dans son article de l’Encyclopédie qui lui est consacré que : « l’homme de génie est celui dont l’âme plus étendue, frappée des sensations de tous les êtres, intéressée à tout ce qui dans la nature, ne reçoit pas une idée qu’elle n’éveille un sentiment, tout l’anime et tout s’y conserve ». Idée que l’on retrouve lorsque J. Nechvatal nous dit qu’il a été influencé par les travaux de L. Pasteur, lesquels se trouvent à l’origine de Virus Project développé de 1991 à 1993 alors que l’artiste était en résidence dans le Jura en France. Arrivant de Chicago, on peut dire que le contraste entre les deux cultures fut aussi saisissant que positif en termes de réflexion et de création. Si c’est à la suite de cette expérience que l’artiste eut l’idée de réaliser ses « tableaux animés » destinés à l’exposition Computer Virus Project, née du souhait de la Fondation Claude-Nicolas Ledoux & Senans, dans le cadre de quelques actions manifestes dans le domaine de l’art contemporain, alors il faut dire que le Génie est bien ce qui a « une force de l’enthousiasme » qui rend capable de faire la synthèse de tout ce qui vient des observations, des connaissances et de l’imagination. Observer le monde qui les entourent, J. Nechvatal et Music2eeye ne cessent de le faire, de connaissances de ce monde qui les entoure ils n’en manquent pas ; quant à leur imagination, elle est une incessante force créatrice.
D’imagination, il ne faut en effet pas en manquer pour penser une structure immersive de 7 mètres de large, 5 mètres de profondeur, et 3,5 mètres de haut dans le seul but d'exhorter le visiteur spec-acteur à un dialogue sensitif et pictural entre des organismes humains et des entités artificielles. Les peintures de l’artiste constituent en effet à la fois l'environnement des virus et le champ de bataille des joueurs. Ces images sont produites d'une manière similaire à la série de peintures intitulée « OvOidism ». Dans « OvOidism » des paysages créés à partir de la combinaison de la représentation d'organes intimes humains et d'éléments naturels sont attaqués par une population de virus artificiels. Ces derniers se nourrissent des images pour survivre et se reproduire, ce qui se traduit visuellement par une lente dégradation des peintures initiales. Recourant à la couleur pour rendre compte de cette immuable instabilité, l’artiste la fait apparaître dans toute sa richesse, dans toutes ses nuances, telle une force vive, qui n’est pas sans rappeler le mot de Cézanne « la couleur n’est-elle pas ce lieu où notre cerveau et l’univers se rencontrent? ». Utilisant la couleur et le son comme des vecteurs biologiques de séduction, Viral Counter Attack se veut être aujourd'hui une incitation pour le spec-acteur à pénétrer l’univers secret de la Vie et de la Mort, à tenter de sonder les mystères impénétrables du Vivant, à tester aussi sa capacité à s’adapter en toutes circonstances, à trouver des règles du jeu qui ne sont pas données, mais à inventer, voire à ré-inventer à chaque instant.
En nous immergeant dans un univers spatio-temporellement déterminé et connoté, dont la dimension sonore elle-même participe à cette expérience esthétique magique, presque surnaturelle, Viral Counter Attack nous propose rien de moins que de transgresser les limites, de plonger dans des espaces infinis dont chacun pourra à loisir explorer tant la dimension ontologique que phénoménale et/ou épistémologique. J. Nechvatal et Music2eye nous convient par là même à explorer tous les aspects du jeu, qu’ils soient philologiques, mythologiques, anthropologiques et/ou psychologiques. Un jeu qui se donne à expérimenter tel un espace dans lequel il n’y a rien à perdre, rien à gagner, mais seulement, en mettant en compétition plusieurs participants auxquels le pouvoir est donné de contrôler avec les mouvements de leur corps des colonnes virales artificielles antagonistes, à promouvoir l’amitié et la coopération entre les individus destinés à vivre longtemps ensemble. Au-delà et en deçà de toute contemplation, dans sa confrontation à l’œuvre, le spec-acteur est alors convié, sur le mode de l’esthétique de l’interactivité dévoilante, à inventer de nouveaux jeux de langage ainsi que les formes de vie qui y correspondent, à se jouer des principes de la Vie Artificielle, en un mot, à participer au jeu de la vie et du hasard….
11:05 Publié dans Art-média, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, art, joseph nechvatal, tic
30.01.2009
Evelyne Rogue, "Les pissenlits" ou l'esthétique du numérique

Si nul n'ignore à quel point le jugement esthétique est déterminé par le contexte socioculturel dans lequel il s'insère, il semble nécessaire de s'intéresser à ce type d'art tout à fait particulier qu'est l'art numérique, lequel procure au spectateur une expérience esthétique singulière. Expérience esthétique qui peut se trouver dépassée par l'art utilisant autant l'électricité que la vidéo pour se réaliser. Ou pour le dire autrement, "l'attitude esthétique" ne connaît pas de repos. Sans cesse elle effectue des recherches et met à l'épreuve. Il s'agit d'ailleurs moins d'une attitude que d'une action: "création et recréation". L'expérience esthétique s'en trouve ainsi entièrement renouvelée, tentant de faire du regardeur un acteur plutôt qu'un spectateur. C'est en ce sens qu'il nous semble légitime de parler de l'art en termes d'expérience esthétique, car de plus en plus, le spectateur-acteur joue un rôle primordial dans les œuvres d'art, qu'il vient apprécier recourant de plus en plus à un art du dévoilement sous-tendu par une esthétique de l'implémentation.
25 novembre 2008 - 22 février 2009 : Exposition « O »
Centre d’Art Rurart. Rouillé (Poitiers)
Présentation des Pissenlits
de Edmond Couchot & Michel Bret.
21:51 Publié dans Art-média | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, tic, art numérique, edmondcouchot, michel bret
"EPN et action sociale"
La collection Valoriser mon EPN sur mon territoire et son kit de fiches pratiques à destination des animateurs des EPN touche à sa fin avec la parution de la dernière : EPN et action sociale. Les 10 autres fiches sont également accessibles gratuitement en ligne :
Comprendre les collectivités territoriales
Comment entretenir une relation privilégiée avec ma collectivité
Comment améliorer la visibilité des actions de mon EPN au sein de ma collectivité
Comment présenter le rôle et les missions de l’EPN à mon interlocuteur
Comment présenter les activités et les publics de mon EPN
Comment développer de nouvelles actions avec la collectivité
Administration et Citoyenneté
Emploi
Développement économique et formation
Education et enfance
12:53 Publié dans TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, e-démocratie
Evelyne Rogue, 2025, les Tic et l'avenir de l'enseignement
Notons tout d'abord que s'il est vrai que « les TIC ont envahi le quotidien des adolescents, le défaut d'accompagnement de leur utilisation porte aujourd'hui à conséquence » ; à tel point que les enseignants doivent guider les élèves dans leurs divers usages. D'ailleurs, « les adolescents expriment [eux-mêmes] une attente envers l'institution scolaire portant sur leur besoin d'accompagnement dans l'utilisation des connaissances et informations qu'ils vont puiser sur Internet ». Attente on ne peut plus légitime si l'on se souvient que l'Education Nationale, dans ces termes mêmes recouvre au moins deux réalités que sont d'une part l'enseignement, et d'autre part l'éducation proprement dite. Du point de vue de l'enseignement, elle renvoie à l'apprentissage d'un savoir scientifique ou technique, c'est-à-dire pour l'enseigné à l'acquisition et la domination progressive de connaissances. Du point de vue de l'éducation proprement dite, elle renvoie à l'apprentissage des gestes, des conduites, et normes morales qui permettent l'intégration de l'enseigné à un groupe social déterminé. Les problèmes posés par l'éducation tiennent du reste à la multiplicité de ses déterminations, lesquelles entraînent une confusion dans leur solution même, si on s'en tient à l'éducation institutionnalisée, c'est-à-dire aux établissements scolaires et universitaires.
On peut en effet définir l'éducation par rapport à l'objet d'enseignement ; se pose alors la question de sa valeur scientifique, mais aussi de sa valeur pédagogique au sens strict aussi. Les difficultés se réfléchissent notamment au niveau des programmes qui doivent être adaptés aux possibilités d'acquisitions réelles de l'enseigné au regard de la maturation psychologique et sociale de l'enseigné. Et s'il est vrai que l'on n'utilise pas la même pédagogie avec des élèves de classes technologiques, éventuellement en difficultés scolaires, voire en voie de déscolarisation parfois, qu'avec des élèves mal entendants ou mal voyants, ou encore avec des élèves impétrants aux classes préparatoires au grandes écoles, dont le niveau est très proche de l'excellence, il nous faut admettre que la prise en compte de la diversité des élèves est un enjeu majeur de l'enseignement. Comment dès lors s'organiser, dans le cadre ordinaire de la classe, pour proposer une différenciation qui permette de construire les connaissances et compétences du socle commun pour les élèves non seulement les plus en difficulté, mais aussi en situation d'échec scolaire ou de handicap tout en donnant la possibilité aux autres d'aller plus loin ? En philosophie, le recours aux TIC est nécessaire, dès lors que l'on veut travailler avec des élèves dont le niveau delangue est déficient, qui plus est ont perdu confiance en eux. Il s'agit d'un outil incontournable pour l'enseignant qui veut relever le défi de l'individualisation.
Il faut bien évidemment en faire en cours un usage pertinent, lequel peut permettre aux élèves en difficulté, voire en situation d'échec scolaire et/ou de déscolarisation de reprendre confiance en eux, et par suite de progresser.
On remarque en effet que globalement, l'ordinateur et l'informatique bénéficient d'un a priori favorable chez les jeunes. Soit ils ne possèdent pas de matériel et sont alors très envieux de leurs camarades qui en utilisent, soit ils disposent déjà d'un ordinateur et pratiquent surtout les jeux et les programmes ludo-éducatifs. Cette situation apparaît donc très favorable à l'utilisation de l'ordinateur en classe puisqu'elle suscite surtout de l'enthousiasme et peu de rejet. De plus, si l'on ne peut nier que ce qui séduit l'enfant, c'est la convivialité de nombreux programmes, d'une part, et de l'utilisation en groupe, d'autre part, en tant que tenants de la maïeutique on ne peut que se réjouir aussi de ce que l'ordinateur et les contenus pédagogiquement conçus permettent à l'élève une autonomie dans l'apprentissage selon une problématique essai/erreur. Quant à ceux qui prônent davantage le modèle socio-cognitiviste, ils apprécient essentiellement et avant tout la valeur du travail de groupe, en tant que modalité d'acquisition des connaissances et champ symbolique de leur partage. Mais nous aurons l'occasion de revenir sur ce point ultérieurement.
Pour en savoir plus : lire l'intégralité de l'article sur France 2025
12:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, 2025
29.01.2009
Fred Cavazza, Vers un Web 3

Une contribution de Fred Cavazza* (2/2)

NB : Fred Cavazza nous a aimablement autorisé à publier l'article qui suit et qui est déjà paru sur son site www.fredcavazza.net en 2006 mais qui demeure... d'actualité
A peine le web 2.0 et ses concepts disruptifs commence-t-il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0.
Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ? Non, pas du tout. Est-il opportun d’en parler dès maintenant ? Oui, car les fondements d’une ère nouvelle pour les services en ligne sont en train d’être façonnés.
Pour mieux comprendre et appréhender les enjeux de cet (hypothétique) web 3.0, il me semble important de revenir sur les anciens modèles, de les comparer avec les modèles actuels et de se projeter dans un avenir proche.
Web 1.0 : une expérience intégrée
La première version moderne du web, celle que nous avons connu à la fin des années 90 (je fais abstraction des débuts laborieux de l’internet), correspond schématiquement à une expérience intégrée de bout en bout par de gros acteurs.
Si nous prenons comme exemple le choix et l’achat d’un produit culturel (livre ou CD), une des expériences les plus complexe en ligne, nous constatons que des acteurs comme Amazon étaient présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur :
- La découverte dans les têtes de rubriques et sous-rubriques ;
- La validation avec les notes et avis des autres utilisateurs ;
- L’achat avec la liste de souhaits ou le panier ;
- Le paiement qui est intégré au site.
Web 2.0 : une expérience collaborative et déstructurée
Si l’on se place maintenant dans la peau d’un internaute averti (les fameux power user), il dispose d’une palette bien plus large de sources d‘informations et de services marchands. Ces derniers sont autant de nouveaux maillons de la chaîne de valeur qui viennent se substituer aux précédents.
L’expérience de l’utilisateur tout au long de son achat sera complètement déstructurée :
- La découverte d’un produit peut se faire sur des blogs ou des réseaux sociaux affilié, sur des moteurs de recommandations comme Pandora ou au sein de communautés d’achat comme ShopWiki ;
- La validation d’un choix peur se faire sur des portails de social shopping comme Crowdstorm ou sur des sites spécialisés comme LibraryThing (pou les livres) ou Yahoo! Tech (pour les gadgets technologiques) ;
- L’achat peut se faire sur des boutiques en marques blanches comme celles que propose Amazon ( aStore), eBay ( eBay Stores) ou encore Zlio ;
- Le paiement peut enfin être déporté sur des systèmes d’encaissement comme ceux de PayPal ou de Google Checkout.
Web 3.0 : une expérience immersive et étendue
En anticipant une montée en puissance de services innovants qui commencent à voir le jour, il est possible d’identifier encore de nouveaux maillons pour une chaîne de valeur qui ne se limitera plus au web.
L’expérience d’achat de l’internaute sera d’une part plus immersive mais surtout plus étendue à d’autres domaines que le web :
- La découverte de produits pourra se faire dans des univers virtuels (comme ceux d’ Habbo Hotel ou de Second Life), dans des jeux en ligne (comme dans World of Warcraft ou le Xbox Live) ou à l’aide de widgets (comme ceux proposés par le Dashboard d’Apple ou Yahoo! Widget) ;
- La validation des produits serait fondée sur des services indépendants qui s’appuieraient sur des systèmes de gestion universelle de la réputation des prescripteurs (comme ceux de BazaarVoice, iKarma ou Rapleaf) ;
- L’achat pourrait se faire à l’aide d’un mashup marchand comme celui de Cooqy ou à l’aide d’applications marchandes connectées comme le Mozilla Amazon Browser) ;
- Le paiement pourrait enfin se faire directement au sein du système d’exploitation (en exploitant le futur CardSpace de Vista), sur d’autres terminaux (comme les mobiles à l’aide de PayPal Mobile) ou à l’aide de moyens de paiement qui sont utilisés dans les univers virtuels (en Linden Dollars par exemple puisque des banques vont prochainement proposer des services bancaires dans Second Life).
Et le web sémantique ?
A la base de ces réflexions sur le web 3.0, il y a un article publié sur le NY Times : Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense. Cet article nous décrit le web 3.0 comme un web sémantisé. Vision intéressante mais faussé : il est important de rappeler que les principes (et technologies) du web sémantique n’ont pas attendu le web 3.0 pour se développer et se perfectionner. Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information : pour la syndication, les formulaires, le reporting financier, l’ identité numérique ou encore les microformats.
Sémantiser le web est une entreprise titanesque et il faudra de nombreuses années (décennies ?) pour y arriver, d’autant plus qu’avec les progrès réalisés par les moteurs de recherche ou les bases de données, il est tout à fait possible d’apporter les mêmes bénéfices que ceux cités dans l’article.
Pour finir, rappelons que la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt.
19:44 Publié dans TIC | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : web 3.0, web 2.0, tic
Fred Cavazza, Hypothèse d'évolution pour le Web 2

Une contribution de Fred Cavazza* (1/2)

NB : Fred Cavazza nous a aimablement autorisé à publier l'article qui suit et qui est déjà paru sur son site www.fredcavazza.net en 2007 mais qui demeure... d'actualité
"Voilà maintenant plus de deux ans que je parle de web 2.0 sur ce blog. Il s’est passé beaucoup de choses en deux ans, aussi je vous propose de vous projeter dans l’avenir proche (pourquoi pas dans deux ans) et d’essayer d’anticiper quelles pourraient être les hypothèses d’évolution des services ayant fait le succès du web 2.0.
Ce billet ne parle pas du web 3.0 (quoi que…)
Nous pourrions appelez ça le web 3.0… mais cela risquerait de provoquer une autre polémique qui ferait de l’ombre aux services que je vais vous présenter dans ce billet. Je me suis déjà prêté l’année dernière à cet exercice délicat ( Vers un web 3.0 ?) mais c’est un billet publié sur How To Split An Atom qui m’a le plus inspiré : How To Define Web 3.0. Si vous voulez vous projeter encore plus loin, je peux également vous recommander ce billet qui s’intéresse aussi au web 4.0 et au web 5.0 : What is Web 3.0?.
Donc pour résumer : appelez-ça le “web 2.1“, le “nouveau web 2.0“, le “web 2.0+“… appelez-le comme vous voulez mais faites au moins l’effort de méditer sur les concepts qui sont présentés dans ce billet avant de vous écrier “mais… c’est ENCORE une connerie de marketeux en mal d’inspiration !“.
Blog 2.0 : Vous êtes votre propre marque
Qui se souvient de la première fois où il a entendu parler de “blog” ? Oui je sais ça date… et pourtant, si vous faites abstraction de ces infâmes sidebar qui pullulent de widgets à la con, le principe des blogs n’a quasiment pas évolué : billets, commentaires, catégories.
Et pourtant, la relève est déjà là sous la forme de services de micro-blogging comme Twitter. J’ai choisi ce service comme exemple car c’est le plus connu. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce type de services ne laissent pas indifférent : soit on déteste, soit on reste hypnotisé. Je serais tenté de me rallier à l’opinion de Nicolas Clairembault ( Twitter et les a-blogueurs : posons-nous 5 minutes pour en parler) mais je préfère plutôt m’intéresser à un service comme Jaiku qui est bien plus abouti (cf. Twitter + Plazes + Ziki = Jaiku).
En poussant un peu plus loin ce concept d’agrégation de l’activité quotidienne d’un individu, on en arrive à regarder d’un oeil moins méfiant les services de lifelogs comme LiFE-LiNE. Alimentée en permanence par nos actions quotidiennes, ces lignes de vie digitales sont le témoin et la mémoire de notre présence en ligne, de notre existence passée et présente.
Encore plus fort, puisqu’il est question de documenter notre quotidien, pourquoi ne pas en faire un documentaire filmé via une webcam allumée en permanence ? C’est ce que vous propose déjà de faire des services comme uStream : adapter aux individus le principe de lifecast.
Et là vous allez me dire : “mais pourquoi se donner autant de mal pour diffuser la banalité du quotidien d’inconnus ?“. Et je vous répondrais qu’il n’est pas ici question de trouver une audience qui sera intéressée par l’intégralité de vos publications, mais seulement par de petites portions. Les chaînes de télévision génèrent des dizaines de millions d’euros avec des émissions de télé-réalité, pourquoi ne pas laisser le principe de la longue traîne s’appliquer à ce type de contenu : excessivement banal mais tellement authentique. Souvenez-vous que sur le web tout le monde peut avoir son heure de gloire, alors autant prendre des précautions et ne pas rater sa chance !
Social Shopping 2.0 : Nous sommes tous des commerçants
Reparlons maintenant de micro-blogging mais dans un cadre de commerce en ligne : Tant qu’à documenter le quotidien d’un individu (ses actions, déplacements, rendez-vous…) pourquoi ne pas également documenter ses achats ? Nous pourrions ainsi imaginer un service à mi-chemin entre Shopalize et Zlio qui archiverait vos achats et vous rémunèrerais en fonction des ventes réalisées à partir de cette buylog via un système d’affiliation silencieuse (non-contraignant pour l’utilisateur).
De même, cela n’a pas encore été fait en France, mais de nombreux services de Team Buying existent déjà en Chine. Pourquoi ne pas envisager des agents intelligents capables d’identifier des groupes d’utilisateurs homogènes (ayant les mêmes besoins et fréquentant les même quartiers) et de leur proposer des rassemblements spontanés pour faire de l’achat groupé hors-ligne. Le tout orchestré par SMS, géolocalisation de votre téléphone portable et anticipation d’une baisse des prix à l’aide de services prédictifs comme Farecast (pour l’instant limité aux prix de billets d’avion et d’hôtels). Celui ou celle qui mènerait les négociations avec le marchand se verrait créditer des points de confiance par les autres acheteurs (l’utilisation de ces points reste à définir, si vous avez une idée, n’hésitez pas à la publier dans les commentaires).
Réseaux sociaux 2.0 : des millions d’amis (virtuels) à portée de clic
Oubliez MySpace et ces 200 millions de comptes, l’avenir des réseaux sociaux se trouve ailleurs. Peut-être dans la Facebook Platform, une sorte de système d’exploitation en ligne pouvant héberger une infinité de services au sein d’un écosystème ( Facebook se métamorphose en web OS). Le tout reposant bien évidement sur la gigantesque base de données d’utilisateurs sous le contrôle d’un éditeur tout puissant (ça ne vous rappelle pas un certain moteur de recherche qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années ?).
Puisque que l’on parle du loup, autant aborder le cas de SocialStream,un réseau social universel qui mise avant tout sur l’unification (unified social network) et l’interopérabilité. Une sorte de Facebook Platform à la sauce Google.
Evoquons ensuite le cas très intéressant de Skaaz, un service à mi-chemin entre avatar et agent conversationnel ( Créez votre double virtuel avec Skaaz). Le principe est redoutable : créer un avatar intelligent qui va apprendre à reproduire votre personnalité pour pouvoir converser à votre place.
A quand les agents intelligents qui vont parcourir les bases de données des services de rencontre pour trouver un “profil correspondant” du sexe opposé, faire les tour des sites d’opinions pour trouver le meilleur restaurant de la ville, choisir une date compatible avec les agendas publics de Mr et Mme, envoyer un SMS 5 minutes avant le rencard pour être sûr de ne pas être en retard…
Je rajouterais une dernière hypothèse d’évolution avec les réseaux sociaux en 2.5 D comme CyWorld qui propose un compromis très efficace alliant pages perso, avatars, micro-facturation et v-marketing. Chez nous on a le même, et ça s’appelle Habbo.
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28.01.2009
La bibliothèque numérique européenne
La bibliothèque numérique européenne «Europeana» est maintenant en ligneEuropeana, la bibliothèque multimédia européenne en ligne, est accessible au public dès aujourd'hui (enfin, elle le sera autour de la mi-décembre, la cause, 10 000 000 de tentatives par heure, le jour de son ouverture... les serveurs n'ont pas tenu).
En se rendant sur www.europeana.eu, les internautes du monde entier ont maintenant accès à plus de deux millions de livres, de cartes géographiques, d’enregistrements, de photographies, de documents d'archives, de tableaux et de films en provenance des bibliothèques nationales et d'institutions culturelles des 27 États membres de l’UE. Europeana offre de nouveaux moyens d'explorer le patrimoine européen: toute personne s'intéressant à la littérature, à l’art, aux sciences, à la politique, à l’Histoire, à l’architecture, à la musique ou au cinéma pourra accéder gratuitement et rapidement aux plus grandes collections et aux plus grands chefs-d'œuvre européens dans une bibliothèque virtuelle unique, en passant par un portail disponible dans toutes les langues de l’Union européenne. Ce n'est là toutefois qu'un début. En 2010, Europeana donnera accès à des millions d'œuvres représentant la grande diversité culturelle de l’Europe et comprendra des rubriques interactives telles que des communautés thématiques. De 2009 à 2011, environ 2 millions d'euros provenant de fonds communautaires y seront consacrés chaque année. |
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