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30.03.2009

Imagemo, un logiciel paramétrable d’aide à la lecture

Imagemo est un logiciel d’aide à la lecture à destination des 4 à 7 ans, qui leur propose de jouer avec les images et les mots.

Il s’articule autour de 4 activités :
- Associer un mot à une image
- Classer des mots commençant par une lettre tirée aléatoirement
- Recomposer un mot à l’aide de lettres proposées au départ
- Jouer au Memory avec des images, avec des images et du texte ou du texte seulement.

Tout au long du parcours, une petite voix charmante guide l’utilisateur.
Ce dernier peut choisir différents niveaux de difficulté.

Plusieurs options sont disponibles :
- avec ou sans le son,
- avec ou sans modèle, en majuscule ou en minuscule.

Les résultats des activités de chaque utilisateur sont enregistrés et peuvent être consultés et imprimés par un administrateur.

Une interface de gestion permet de gérer les utilisateurs (création, modification, suppression, gestion des bilans) et de modifier ou d’enrichir les contenus des jeux.
Quelques thèmes graphiques sont livrés avec le logiciel (Premiers mots ; Chiffres, formes et couleurs ; Je joue, je dessine ; A la campagne ; A la plage ; A table). Il est possible de créer de nouveaux thèmes en important ses propres images depuis des banques d’images, un appareil photo-numérique, un scanner, etc…

À chaque image correspond le son enregistré du mot associé.
Pour associer des sons à de nouvelles images, il faut :
- créer les fichiers wav correspondants
- les renommer avec le nom que l’on va associer à l’image correspondante (ex : poisson.wav pour poisson … )
- copier le fichier dans le répertoire imagemosons

JPEG - 32.3 ko
Les 4 jeux : Associer, Classer, Ecrire, Memory
JPEG - 28.4 ko
Pour en savoir plus

29.03.2009

Les libertés numériques

crayon_004.GIFCet appel, lancé il y a une dizaine de jours par le Réseau des Pirates a recueilli 8000 signatures.

A l’origine de cet appel : des entrepreneurs, directeurs de journaux, blogueurs, activistes, journalistes, chercheurs, artistes, développeurs.

Ils s’adressent aux Parlementaires et aux têtes de listes aux prochaines élections européennes et leur demandent de prendre dix engagements.

"Il faut cesser de considérer l’Internet comme un espace où règne le non-droit, comme une zone de risques. Internet est le laboratoire où la jeunesse invente de nouvelles manières de faire. Le chantier où l’État et des collectivités publiques expérimentent de nouvelles relations avec les citoyens. L’espace où s’invente peut-être la société de demain, fondée sur la coopération et l’échange : celle de "l’après-crise".
Les responsables politiques doivent reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.
Nous appelons les parlementaires français à signer ce pacte et à défendre les libertés numériques à l’occasion du débat sur l’Hadopi." (extrait du préambule du pacte).

 

Cet appel, lancé il y a une dizaine de jours par le Réseau des Pirates a recueilli 8000 signatures.

A l’origine de cet appel : des entrepreneurs, directeurs de journaux, blogueurs, activistes, journalistes, chercheurs, artistes, développeurs.

Ils s’adressent aux Parlementaires et aux têtes de listes aux prochaines élections européennes et leur demandent de prendre dix engagements.

"Il faut cesser de considérer l’Internet comme un espace où règne le non-droit, comme une zone de risques. Internet est le laboratoire où la jeunesse invente de nouvelles manières de faire. Le chantier où l’État et des collectivités publiques expérimentent de nouvelles relations avec les citoyens. L’espace où s’invente peut-être la société de demain, fondée sur la coopération et l’échange : celle de "l’après-crise".
Les responsables politiques doivent reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.
Nous appelons les parlementaires français à signer ce pacte et à défendre les libertés numériques à l’occasion du débat sur l’Hadopi." (extrait du préambule du pacte).

Pacte pour les Libertés Numériques

- 1) Préserver les libertés numériques

Soutenir, en commission et en plénière, les résolutions et les amendements qui étendent le champ des libertés numériques, a fortiori, à écarter les dispositions qui les restreignent. Maintenir le régime de responsabilité aménagé des intermédiaires techniques.

- 2) Protéger le droit à la vie privée

Renforcer les pouvoirs et les moyens du Groupe article 29 ( ), refuser toute disposition qui aboutirait à transmettre l’exécution pratique de pouvoirs de police ou de caractère judiciaire à des acteurs privés, ou qui induirait des transferts de données personnelles à ces acteurs avant une décision judiciaire au fond. Donner un coup d’arrêt aux projets sécuritaires, qui, sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou la pédophilie, ouvrent la voie à la surveillance généralisée. Pour l’examen de tout projet de directive risquant de conduire à un affaiblissement de l’état actuel de protection des données personnelles au nom d’exigences sécuritaires, demander l’avis conforme des organismes chargés de la protection des données et des associations de défense des droits de l’homme.

- 3) Encourager la libre circulation des connaissances scientifiques

Encourager la libre diffusion des résultats de la recherche recevant des financements publics. Soutenir les publications scientifiques ouvertes.

- 4) Préserver et étendre le domaine public des créations de l’esprit

Encourager l’accès libre aux contenus culturels européens, favoriser l’émergence de mécanismes de rémunération équitable pour les créateurs, promouvoir les licences favorables a la réutilisation des oeuvres, encourager la mise à disposition des données publiques, et refuser toute disposition ayant pour effet de restreindre le champ du domaine public.

- 5) Donner un coup d’arrêt à l’extension de la propriété intellectuelle et au renforcement de ses mécanismes d’exécution

Réviser et rééquilibrer la directive 2001/29/CE (Directive sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteurs et des droits voisins dans la société de l’information). Ecarter toute nouvelle disposition visant à étendre la durée des droits d’auteur et droits voisins. Exiger la plus grande transparence sur l’élaboration du traité ACTA, actuellement discuté dans la plus grande confidentialité.

Pour en savoir plus

27.03.2009

Rencontres sur les pratiques numériques des jeunes

bird15.gifOrganisées par Le Ministère de la culture et de la communication (Délégation au développement et aux affaires internationales) Le Haut commissaire à la jeunesse (Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative) et la Délégation aux usages de l’internet (DUI). en partenariat avec le CLEMI, le CIDJ, le CREPS Ile de France et la Cité des sciences et de l’industrie

Les technologies de l’information et de la communication ont profondément transformé les conditions de création, de diffusion, et de consommation des œuvres et des produits culturels. Elles modifient de ce fait les pratiques de loisir. Elles influencent également les relations et les modes de transmission entre individus, notamment au sein de la famille, et font apparaître de nouvelles formes de sociabilité analysées dans des travaux récents.

Portées au premier chef par les jeunes, ces évolutions nous signalent les mutations de notre société de demain. Elles ne peuvent être ignorées car elles appellent des adaptations et des novations dans les politiques publiques, qu’il s’agisse d’éducation, de socialisation ou de culture. Le Haut commissaire à la jeunesse, le Ministère de la culture et de la communication, et la Délégation aux usages de l’internet invitent l’ensemble des acteurs concernés à se rencontrer pour réfléchir à ces enjeux les 2 et 3 juin à la Cité des sciences.

Ces rencontres ont pour objectifs :
de mieux connaître les pratiques des jeunes et de mettre en relief les compétences développées à travers leurs pratiques numériques.
de valoriser et de mutualiser les expériences d’éducation au multimédia.
d’informer sur les enjeux de ces pratiques et de questionner les politiques publiques.
de sensibiliser les acteurs, décideurs et élus à ces enjeux.

La première journée se déroulera en séance plénière et réunira des chercheurs pour proposer un état des lieux et un regard prospectif sur les usages et les pratiques numériques des jeunes.

La seconde journée proposera d’approfondir six thèmes, sous forme de tables-rondes et d’ateliers, qui porteront notamment sur l’expression, la création, l’apprentissage et les jeux vidéo. Elle permettra de présenter un certain nombre d’expériences et de réalisations, de confronter les pratiques et de favoriser les transferts de savoir-faire. Elle sera aussi l’occasion de rendre compte d’actions et de programmes mis en œuvre par les partenaires de la manifestation, comme le Plan d’éducation au multimédia (PEM) du Haut commissaire à la jeunesse.

Pour en savoir plus

26.03.2009

Politiques publiques

Les élections au Parlement Européen se tiendront le 6 et 7 juin. Un "Pacte pour les libertés numériques" invite les candidats à ces élections (ainsi que les députés français, alors que la discussion sur le projet de loi HADOPI va reprendre à l’Assemblée) à se positionner sur les droits, devoirs et libertés numériques.

Sur le même sujet


Politiques publiques

- Sites internet des Creps

- La Charte NET-PUBLIC - Internet pour tous

- Les p@t, EPN de la téléformation


Cet appel, lancé il y a une dizaine de jours par le Réseau des Pirates a recueilli 8000 signatures.

A l’origine de cet appel : des entrepreneurs, directeurs de journaux, blogueurs, activistes, journalistes, chercheurs, artistes, développeurs.

Ils s’adressent aux Parlementaires et aux têtes de listes aux prochaines élections européennes et leur demandent de prendre dix engagements.

"Il faut cesser de considérer l’Internet comme un espace où règne le non-droit, comme une zone de risques. Internet est le laboratoire où la jeunesse invente de nouvelles manières de faire. Le chantier où l’État et des collectivités publiques expérimentent de nouvelles relations avec les citoyens. L’espace où s’invente peut-être la société de demain, fondée sur la coopération et l’échange : celle de "l’après-crise".
Les responsables politiques doivent reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.
Nous appelons les parlementaires français à signer ce pacte et à défendre les libertés numériques à l’occasion du débat sur l’Hadopi." (extrait du préambule du pacte).

Pacte pour les Libertés Numériques

- 1) Préserver les libertés numériques

Soutenir, en commission et en plénière, les résolutions et les amendements qui étendent le champ des libertés numériques, a fortiori, à écarter les dispositions qui les restreignent. Maintenir le régime de responsabilité aménagé des intermédiaires techniques.

- 2) Protéger le droit à la vie privée

Renforcer les pouvoirs et les moyens du Groupe article 29 ( ), refuser toute disposition qui aboutirait à transmettre l’exécution pratique de pouvoirs de police ou de caractère judiciaire à des acteurs privés, ou qui induirait des transferts de données personnelles à ces acteurs avant une décision judiciaire au fond. Donner un coup d’arrêt aux projets sécuritaires, qui, sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou la pédophilie, ouvrent la voie à la surveillance généralisée. Pour l’examen de tout projet de directive risquant de conduire à un affaiblissement de l’état actuel de protection des données personnelles au nom d’exigences sécuritaires, demander l’avis conforme des organismes chargés de la protection des données et des associations de défense des droits de l’homme.

- 3) Encourager la libre circulation des connaissances scientifiques

Encourager la libre diffusion des résultats de la recherche recevant des financements publics. Soutenir les publications scientifiques ouvertes.

Pour en savoir plus

Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc de cultures ?

livre_010.gifSylvie OCTOBRE (8 p., janvier 2009)
Programme TRANSMISSION ET LEGITIMATION

Avec la révolution numérique, les usages culturels évoluent, particulièrement dans les générations des digital natives, jeunes familiers des technologies de l’information et de la communication. Pour autant, les nouveaux usages culturels des jeunes (10-24 ans) ne sont pas exclusifs : les pratiques artistiques amateurs, la fréquentation des équipements culturels et la consommation médiatique se maintiennent auprès des jeunes générations où l’usage de l’internet apparaît lié à un intérêt plus global pour la culture et l’information. Le genre, l’âge et l’appartenance à une catégorie socioprofessionnelle demeurent des variables significatives. C’est du côté des instances de transmission – la famille, l’école et les institutions culturelles – que les évolutions sont les plus notables...

25.03.2009

Comment internet participe aux enjeux des politiques publiques de nos villes

crayon_004.GIFEn partenariat avec ARTESI Ile-de-France, l’Association des Maires d’Ile-de-France organise dans le cadre de ses assises, le 8 avril 2009 à 10 h00, au Parc Floral de Vincennes, un colloque ayant pour thème : Comment internet participe aux enjeux des politiques publiques de nos villes


Cet atelier, organisé dans le cadre des Assises de l’AMIF, sera l’opportunité de mieux comprendre l’importance de l’usage des technologies de l¹information et de la communication dans le quotidien de nos actions et de nos missions.


Nous accueillerons des collectivités qui ont mis les TIC au cœur de leur stratégie de développement et qui ont su utiliser ces technologies pour améliorer les services aux citoyens et optimiser les politiques publiques de nos villes.


Aujourd’hui elles nous présenteront leur démarche avec un recul suffisant pour dégager les avantages et gains associés.


Les TIC au coeur de vos actions auprès de vos administrés, c’est aussi l’opportunité de lutter contre les fractures numérique, retour sur un ensemble de bonnes pratiques.


Deux heures pour comprendre l’importance des enjeux d’aujourd'hui et avoir une meilleure visibilité sur ce vecteur d’efficience.



Inscription gratuite mais obligatoire

Baladeur numérique : Commodore versus Ipod

Cinq designers appartenant à l’agence Elium Studio, basée à Paris, viennent de concevoir et de créer un baladeur numérique qui pourrait bien concurrencer le célèbre Ipod. De la forme d’un galet, très épuré, l’appareil baptisé « Gravel in Pocket » est connectable en Wi-Fi, il permet de lire du MP3, de la vidéo et d’écouter la radio. Autre atout : les détenteurs du baladeur pourront puiser dans les fichiers des autres possesseurs de l’objet. Le Gravel in Pocket devrait être commercialisé en France dès la rentrée.

Gravel_inpocket.jpg

24.03.2009

TIC : Faire de l’europe un leader

Une communication de la Commission européenne dresse la stratégie de l’Europe dans le domaine des TIC pour la période 2010-2020. © DR

Doublement des investissements en R&D d’ici 2020 et développement de la coopération entre partenaires publics et privés sont les deux principaux axes dégagés par la Commission européenne pour faire de l’Europe un leader mondial dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour montrer l’exemple, l’Europe augmentera, dans le septième programme-cadre (7e PC), les dépenses annuelles en R&D sur les TIC de 1,1 milliard d’euros en 2010 à 1,7 milliard en 2013.
« Si l’Europe veut se montrer ambitieuse et prendre l’initiative dans ce domaine, nous devrons doubler les investissements publics et privés dans la recherche sur les TIC d’ici à 2020 » a déclaré Viviane Reding, commissaire chargée de la société de l’information et des médias. Une communication de la Commission européenne, publiée la semaine dernière, établit une stratégie pour faire de l’Europe le leader mondial dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Alors le marché mondial des TIC évalué à 2000 milliards d’euros et une croissance annuelle moyenne de 4 %, la part de l’Europe sur ce marché n’est, selon la Commission, que de 34 %. L’ambition est donc de rattraper le retard, en prenant l’initiative de développer l’Internet du futur et en saisissant les opportunités liées aux nanotechnologies, à la photonique et à l’électronique organique.

Doubler les investissements de R&D d’ici 2020
Alors que les entreprises américaines investissent deux fois plus dans le secteur que les homologues européennes, la Commission souhaite voir les investissements de R&D doubler d’ici 2020. Ainsi, dans le septième programme-cadre (7e PC), les dépenses annuelles en R&D sur les TIC devraient passer de 1,1 milliard d’euros en 2010 à 1,7 milliard en 2013. La Commission invite les États membres à augmenter dans la même proportion leurs budgets nationaux de recherche. Par ailleurs, les Etats sont invités à inciter à l’innovation et à agir comme levier de développement en exploitant les TIC dans tous les services publics.

Coopération public-privé

Le second axe de la stratégie définie par la Commission concerne le développement de la collaboration entre partenaires publics et privés, notamment par le biais de plate-formes de coopération et par une plus grande participation des PME. « L’Europe doit mieux coordonner ses politiques et concentrer et spécialiser ses ressources, notamment en vue de l’émergence de pôles d’excellence en matière de TIC en Europe » précise le document. Enfin, l’Europe doit être à même d’attirer davantage de personnel qualifié et d’éliminer les obstacles à la croissance des entreprises.
« Cette stratégie devrait ouvrir des marchés avec des demandes plus claires de la part des utilisateurs, raccourcir les cycles d’innovation et les réponses aux défis socio-économiques et ouvrir de nouvelles opportunités pour le secteur en Europe. Ceci devrait accélérer le retour sur investissements et faire de l’Europe un lieu plus attrayant pour les investisseurs, les entreprises et les chercheurs » conclut la communication de la Commission.

20.03.2009

L’alphabétisation numérique, ou l’évolution des alphabétisations au XXIe siècle

crayon_004.GIFeLearning Papers nº 12
L’alphabétisation numérique, ou l’évolution des alphabétisations au XXIe siècle
En ce début de XXIe siècle, nous assistons à une évolution intéressante de la demande d’apprentissage, aussi bien de la part des individus que des sociétés et des responsables de l’éducation. De toute évidence, la relation, déjà difficile auparavant, entre la prestation de l’éducation et les impératifs sociaux de croissance (obligation de performance) et d’inclusion sociale est en train de devenir extrêmement complexe. La mondialisation économique et l’émergence de ce qui a été identifié comme la « société de la connaissance » vont de pair avec un ensemble de compétences clés en évolution progressive. Elles ont alimenté le dialogue sur la mise en œuvre académique et politique de ce que certains penseurs et acteurs ont déjà appelé les « alphabétisations du XXIe siècle ».

Nous sommes apparemment confrontés à un exercice exigeant de redéfinition des alphabétisations dans une perspective d’éducation et de formation tout au long de la vie. Ce défi s’étend de leur définition originelle (voir les trois compétences de base : lecture, écriture et calcul), qui correspondait au modèle pédagogique global de masse de la société industrielle, jusqu’à la définition qui semble prévaloir aujourd’hui et pour les années à venir et qui les considère comme étant l’ensemble (et le niveau) nécessaire et largement accepté de compétences dans les mondes de la « vie » (développement personnel et culturel, citoyenneté, etc.) et du « travail » (connaissances et aptitudes spécifiques) des individus. Il doit s’agir d’un ensemble de compétences qui, à leur tour, correspondent aux structures sociétales et conceptuelles de la société de la connaissance émergente. Ces compétences – ou nouvelles alphabétisations –, qui, dans une certaine mesure, sont liées au codage technique du XXIe siècle, sont encore conçues comme les piliers de l’acquisition des connaissances et du développement des aptitudes, sans parler de leur impact sur la structuration du paradigme du système éducatif scolaire (école et collège).

Un travail colossal est déjà en cours pour définir et, surtout, pour intégrer efficacement les compétences susmentionnées dans l’enseignement primaire et secondaire. Récemment, un groupe d’experts nationaux de l’UE est également parvenu à un consensus sur un ensemble de compétences clés, plutôt arbitraire mais qui fera probablement ses preuves, qui inclut l’alphabétisation numérique parmi huit compétences au total. Toutefois, celle-ci présente un fort caractère « horizontal » par rapport aux sept autres, à l’exception peut-être de la compétence « apprendre à apprendre ».

Que nous ayons ou non affaire à un changement de paradigme, nous avons en tout cas besoin de faire face à l’interdépendance politique croissante entre l’éducation et l’inclusion sociale. En d’autres termes, le nouveau défi d’égalité implique que nous devons repenser nos modes d’apprentissage, de la prestation d’une éducation de masse à l’engagement de la population dans les expériences de connaissance de masse, en insistant sur la compétence « apprendre à apprendre », dans laquelle l’alphabétisation numérique joue un rôle essentiel.

Les articles publiés dans ce numéro abordent certains aspects de ce défi et des évolutions qui y sont liées. Ils contribuent à une meilleure compréhension du problème. Bonne lecture !

18.03.2009

Immédiateté, choix et interactivité, 3 priorités des jeunes pour l’info

Etude Médiamétrie - WSA « Quand les digital natives s’informent ! février 2009 »

Les digital natives, branchés sur les medias dès le plus jeune âge.

Nés à partir du milieu des années 80, les « Digital Natives » sont une génération ayant eu très tôt accès à un environnement « tout numérique » : généralisation de l’accès Internet et de la téléphonie mobile, offre foisonnante de contenus, accès multiples à l’ensemble des médias et des loisirs numériques.

Agés de 18 à 24 ans, ils sont 5,27 millions et représentent 8,7% de la population. Ils vivent encore, en grande majorité, chez leurs parents (71%) ; plus d’un tiers (36%) d’entre eux sont déjà dans la vie active.

Leur présence au foyer parental induit qu’ils sont généralement plus équipés que l’ensemble de la population, notamment pour les matériels innovants : 41% en wifi (30% pour les 4+), 99% en téléphone mobile (90%), 89% en micro-ordinateurs (72%), 17% en triple play (13%).

Les Digital Natives battent le record des contacts médias et multimédias sur une journée moyenne de la semaine.

L’information intime a travers les blogs, forums

L'appartenance à des groupes est une composante importante de la vie quotidienne des

"Digital Natives" : e-mails, sites communautaires, forums et blogs sont ainsi plébiscités par cette génération pour échanger de l'information – intime -, créer du lien et se rassurer par l'appartenance à des groupes et des réseaux. Les Digital Natives sont ainsi deux fois plus nombreux à consulter des blogs « intimistes » que l’ensemble des Internautes. Au sein de la génération « digital natives », un internaute sur quatre est inscrit à un réseau social, soit 1,6 fois plus que l’ensemble des internautes

Une information news adaptée aux attentes des jeunes

Plus de 8 Digital Natives sur 10 (83,4%) sont en contact avec les news au moins une fois par jour (plus de 9 personnes sur 10 pour l’ensemble de la population). Cette information leur est délivrée majoritairement par la télévision et la radio puis par la presse et l’Internet.

Les 18-24 ans sont une génération avide d'informations, adepte de l'image, de la mise à jour en temps réel et du mot-clef. Ils consomment les news principalement sous formats courts, avec un goût marqué pour l’immédiateté. Ils sont attachés à la gratuité de l’information.

Face aux multiples sources d’information, les 18-24 ans sont en quête de réassurance sur la fiabilité ; ils font confiance aux grandes marques médias, reconnues et légitimes, qu’ils considèrent de fait comme sérieuses et fiables.

Les Digital Natives vont chercher l’information via les nouveaux formats tels que les podcasts et la Catch up TV, qui correspondent bien à leurs attentes d’approfondissement tout en leur laissant le choix du moment de consommation. De même, ils consultent l’information mise à disposition sur les nouveaux écrans : ordinateur et téléphone mobile.

Les comportements vis-à-vis de l’information de ces « digital natives » évoluent significativement quand ils quittent le domicile parental, comme le démontrent les études de Médiamétrie : les étapes de la vie – émancipation, vie en couple, arrivée d’un enfant, maturité – font évoluer les pratiques médias et la consommation de l’information. Rendezvous dans quelques années !

Méthodologie de l’étude

L’étude « Quand les Digital Natives s’informent !» possède un volet quantitatif – conduit par Médiamétrie - qui analyse l’ensemble des données relatives à la consommation de l’information par les Digital Natives, tous médias confondus. Le volet qualitatif (4 groupes de Digital Natives, soit 40 personnes) – conduit par WSA - a consisté en l’exploration et le décryptage des manières de consommer l'information, leurs classifications, leurs choix de supports, leurs pratiques de circulation et de complémentarité, leurs attentes, leurs priorités.

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