11.02.2009
Fête du libre
En 2009, et pour la neuvième année consécutive, la seconde quinzaine de mars sera sous le signe du libre en France, grâce à l’opération nationale "Libre en fête". En 2008, 18 régions françaises avaient participé à cet événement, qui permet de mettre en relation les utilisateurs du libre avec ceux qui souhaitent le découvrir. Cette année, la région Rhône-Alpes se mobilise à nouveau.
Le programme en cours d’élaboration : http://spreadsheets.google.com.
Le site : http://rhone.libre-en-fete.net.
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Wikimini
Wikimini est une encyclopédie collaborative destinée aux enfants et adolescents… et alimentée par eux. Les jeunes et écoliers du monde entier sont invités à compléter les articles et en créer de nouveaux. Un projet d’activité qui peut séduire tous les enseignants et éducateurs, et servir de support à un atelier dans un espace public multimédia.
Wikimini compte actuellement 676 articles et 1 218 rédacteurs (les "Wikiminautes"). Pour y collaborer, c’est aussi facile qu’avec Wikipédia. Nul besoin de logiciel spécifique ou de connaissances techniques particulières. Juste l’envie de partager ses savoirs avec ceux des autres.
Quelques arguments pour collaborer à Wikimini :
c’est un moyen pour valoriser les connaissances d’enfants ou de jeunes,
les savoirs informels (acquis hors de l’école) y sont autant de place que les acquis scolaires,
Wikimini recouvrant tous les domaines, chacun peut y retrouver ses centres d’intérêt tout en en découvrant de nouveaux,
contribuer à Wikimini demande de faire un effort de structuration, d’écriture, de précision et de synthèse,
cela demande aussi d’accepter de partager ses savoirs avec ceux des autres, d’accepter que son écrit soit modifié par d’autres,
c’est un apprentissage d’éducation à l’information. Wikimini exerce l’esprit critique de l’enfant qui évalue les contributions d’autres Wikiminautes pour éventuellement les modifier ou les compléter. Il incite le rédacteur à parfaire ses connaissances, se remettre en cause, chercher des informations et se documenter. Le Wikiminaute comprend peu à peu comment produire de l’information "de qualité" sur Internet.
Le site : http://fr.wikimini.org
12:37 Publié dans Communication, Education, Information, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, reseau, wiki, education
Les jeunes à l'honneur dans le 17e appel à projets du Fonds francophone des inforoutes
Les soumissions de projets pour le Fonds francophone des inforoutes dont la mission est de favoriser l’appropriation et l’usage des technologies dans les pays du Sud et d’Europe centrale et orientale peuvent être déposées jusqu’au 17 avril 2009.
Les projets portés par ou au bénéfice des femmes et/ou des jeunes sont encouragés et recevront une attention particulière.
Ayant pour objet la production multilatérale de contenus et/ou d’applications numériques francophones, les projets soumis au Fonds des inforoutes doivent impérativement s’inscrire dans l’un des domaines suivants :
promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ;
promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme ;
appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ;
développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.
Conformément à la Déclaration du Sommet de Québec et à sa résolution sur la promotion de la langue française, le Fonds francophone des inforoutes accordera une place importante aux projets qui favorisent l’accessibilité et la visibilité des ressources numériques valorisant la langue française et son rayonnement.
Le choix des projets qui recevront une subvention à l’issue de ce 17e appel interviendra au cours de la seconde quinzaine du mois de septembre 2009.
L’appel a pour objet la création de contenus et/ou d’applications numériques francophones.
Malgré l’intérêt de ce type d’initiatives, la mise en place de cybercafés, de centres informatiques ou bien encore le soutien à l’organisation d’événements nationaux ou internationaux ne relèvent pas de la mission du Fonds.
Le projet doit associer :
au moins 3 principaux partenaires issus d’Etats et de gouvernements distincts (en d’autre terme, au moins 3 pays distincts de l’Organisation Internationale de la Francophonie doivent être représentés par les organismes partenaires de réalisation du projet),
dont au moins deux sont établis dans un ou des pays francophones du Sud et/ou d’Europe centrale et orientale.
Dans le cas où le projet génère des revenus, celui-ci respecte les critères suivants :
activités à but non lucratif : Les revenus générés par le projet sont réinvestis dans celui-ci afin de couvrir les coûts de production des produits et services fournis, le renouvellement des équipements et un éventuel accroissement des activités du projet.
au bénéfice des utilisateurs finaux du projet : Les principaux produits et services du projet sont mis à la disposition de la population bénéficiaire gratuitement ou moyennant une participation financière acceptable pour cette population.
pérennisation des acquis du projet : Les revenus générés par le projet doivent permettre de poursuivre ces activités au-delà de la période de soutien financier apporté par le Fonds.
10:36 Publié dans Communication, Education, Information, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, europe
07.02.2009
TECHNOROMANTISME
ART et ECOLOGIE et ARTS ET TECHNOLOGIES, ces deux problématiques sont reliées au seins de mon concept de TECHNOROMANTISME.
Nous devrions aussi créer un WIKI sur ces deux sujets.
Les documents visuels (DVD, films surtout) sur les créations récentes liées aux nouvelles technologies sont très difficiles à trouver.
Le site web de mon cours est visité par 250 000 personnes chaque année. http://stephan.barron.free.fr
Nous remercions les Artistes (arts technologiques, théatre, danse, musique...), ou institution (ECM...) qui souhaitent nous aider et nous informer en nous envoyant des DVD avec un descriptif
ou tout autre documentation (catalogue, imprimés, etc...).
Stéphan BARRON http://www.technoromanticism.com
Article critique à lire :
Evelyne Rogue, Compost de S. Barron ou le miroir de la communication
Evelyne Rogue, Technoromantisme (récension)
15:58 Publié dans Art-média, Communication, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stéphane barrion, technoromantisme
Evelyne Rogue, Le wiki ou l'avenir de l'encyclopédie
L’internet tisse entre tous les êtres humains une cotte hypermédiatique susceptible – à terme de conduire au-delà de lui-même, et de lui donner par suite une portée inédite. Réitération, en somme, de l’exploit effectué par l’écrit, puis par l’imprimerie, mais à une échelle tout autre dont la finalité n’en semble pas moins proche du projet encyclopédique dont on sait que l’origine du terme remonte au 16ème siècle. Apparaît immédiatement l’idée d’une totalisation du savoir, d’une appréhension générale et ordonnée des différents domaines de connaissance ; mais également le caractère irréaliste d’une telle ambition. Autrement dit, l’encyclopédie (egkuklios païdeia) en tant qu’« instruction circulaire, embrassant le cercle entier des connaissances[1] » serait condamnée à n’être qu’un projet, et à le rester par définition. Cependant, puisque ce projet existe réellement, même si l’encyclopédie réalisée n’est encore qu’un espoir, c’est non seulement la question de son sens, mais aussi celle de sa finalité qui se posent. Pourquoi des hommes se sont-ils efforcés de construire ce « grand œuvre » durant des vies entières ? Le wiki serait-il l’avenir de l’encyclopédie ?
Comme l’érudition, l’esprit encyclopédique est souvent devenu une expression péjorative, et l’encyclopédisme, qui a d’abord désigné de façon neutre le système ainsi que les principes des encyclopédistes, est le plus souvent employé pour stigmatiser les programmes trop ambitieux dans le cadre scolaire, ou plus généralement la tendance à l’accumulation passive et désordonnée des connaissances. Il n’en demeure pas moins vrai que l’horizon de l’institution scolaire est celui de l’encyclopédie de tous les savoirs, la définition principielle de l’école étant qu’aucune ignorance n’est utile. Une tête bien faite n’est jamais vide ! Si en fait nul ne peut prétendre maîtriser les savoirs ; en droit, ils sont accessibles à tous. Les limites de l’intelligence, et plus prosaïquement de la vie humaine interdisent évidemment l’accès de chacun à la totalité des savoirs disponibles. En effet, force est de reconnaître que « le savoir de la communauté pensante n'est plus un savoir commun, car il est désormais impossible qu'un seul humain, ou même un groupe, maîtrise toutes les connaissances, toutes les compétences, c'est un savoir collectif par essence, impossible à ramasser dans une seule chair. Cependant, tous les savoirs de l'intellectuel collectif expriment des devenirs singuliers, et ces devenirs composent des mondes[2]. » Certes, depuis Diderot le rêve d’une maîtrise par un seul homme de l’ensemble des connaissances a été définitivement abandonné, non seulement parce que leur abondance submerge l’esprit, mais aussi parce que le rapport au monde a changé à partir de la Renaissance. Longtemps, on a réfléchi l’organisation et l’unité du savoir dans la linéarité du discours. De ce point de vue, il y a une continuité évidente entre les cosmogonies antiques et les sommes médiévales. L’objet du savoir s’appréhendait comme finitude, son mode d’être global était le cosmos dont on pouvait songer à achever de dire son essence. Ce principe de clôture donnait d’emblée un principe d’organisation : l’ordre du savoir décalquant l’ordre du monde. De là, l’uniformité de style des encyclopédies médiévales et le peu d’originalité dans le choix des titres : De natura rerum, De proprietatibus rerum, De Universo, Speculum naturae. Le principe de totalisation repose dans l’additivité pure et simple, mais il va être rendu impossible par le passage d’un monde clos à un univers infini et par la mathématisation de la nature qui exige que l’on suive un ordre des raisons dans l’exposé de sa connaissance.
(...)
Comment se contenter de cette juxtaposition de savoirs et de cette poussière de connaissances ? Certes, le philosophe ne proclamera plus la Vérité et n'énoncera plus le Savoir. Il ne sera plus le Prince de la Science, il ne fera plus l'ultime synthèse. Il tentera cependant, dans l'éclatement des vérités et l'enchevêtrement des sciences, de réaliser une communication des savoirs parcellaires et une articulation des vérités. Travail démocratique, car articuler et relier, c'est mettre fin à la terreur et au pouvoir des discours séparés. Sans rechercher une théorie unitaire, le philosophe et l'épistémologue s'efforceront de trouver une Méthode : Il s'agit d'en-cyclo-péder, c'est-à-dire d'apprendre à articuler les points de vue disjoints du savoir en un cycle actif... L'encyclopédisme ici requis vise à articuler ce qui est fondamentalement disjoint et qui devrait être fondamentalement joint. L'effort portera donc, non pas sur la totalité des connaissances de chaque sphère, mais sur les connaissances cruciales, les points stratégiques, les nœuds de communication, les articulations organisationnelles entre les sphères disjointes[1]. » L'articulation des connaissances brise les secrets et les pouvoirs des sciences séparées. Philosopher prend donc un nouveau sens de nos jours. Le philosophe a fait son deuil de l'Absolu, il tente simplement, hic et nunc, ici et maintenant, à une époque historique donnée, de mettre fin à la terreur des discours et des appropriations privés. Le philosophe brise les secrets et met en évidence les articulations des savoirs. Travail essentiellement démocratique où la voix, qu'on disait muette, de la philosophie se fait de nouveau entendre.
Lire l'intégralité de l'article publié sur France 2025
[2] P. Lévy, L’intelligence collective : Pour une anthropologie du cyberespace, Ed. de la Découverte, 1995.
Conférence sur Wikipédia et projets frères
Julien Fayolle parlera d’abord de la genèse de Wikipédia, de ses objectifs, de son fonctionnement et présentera les premiers stades de son développement.
Il soulignera ensuite les « projets-frères », des projets hébergés par la Wikimedia Foundation et dont le contenu est aussi sous licence libre.
À chaque étape de son développement Wikipédia a rencontré des problèmes d’un genre nouveau, que ce soit au niveau de l’écriture collaborative, de la politique des licences ou de la crédibilité du contenu. Julien Fayolle essaiera de faire un panorama de ces défis actuels et dessinera les prochains chantiers qui peuvent attendre Wikipédia.
Le conférencier : Julien Fayolle est secrétaire de l’association Wikimédia France depuis février 2008. Il contribue à Wikipédia depuis 2003 et est membre de l’association depuis 2005. Il travaille comme enseignant-chercheur en informatique après avoir été pigiste dans le domaine sportif.
L’association Wikimédia France a pour objectif la diffusion de la connaissance libre ainsi que la promotion et le soutien des projets hébergés par Wikimedia Foundation (Wikipédia, Commons, Wikisource, etc).
La conférence se déroulera à l’Espace Loisirs et Multimédia, 105 avenue de La Bourdonnais, 75007 Paris (Métro : École Militaire) le mardi 10 février de 19h15 à 20h45.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles. S’inscrire à www.parinux.org
12:40 Publié dans Communication, Développement économique, Education, Information, TIC | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, tic, wiki, education numerique, internet, reseau, intelligence collective
Evelyne Rogue, 2025, les Tic et l'avenir de l'enseignement
Notons tout d'abord que s'il est vrai que « les TIC ont envahi le quotidien des adolescents, le défaut d'accompagnement de leur utilisation porte aujourd'hui à conséquence » ; à tel point que les enseignants doivent guider les élèves dans leurs divers usages. D'ailleurs, « les adolescents expriment [eux-mêmes] une attente envers l'institution scolaire portant sur leur besoin d'accompagnement dans l'utilisation des connaissances et informations qu'ils vont puiser sur Internet ». Attente on ne peut plus légitime si l'on se souvient que l'Education Nationale, dans ces termes mêmes recouvre au moins deux réalités que sont d'une part l'enseignement, et d'autre part l'éducation proprement dite. Du point de vue de l'enseignement, elle renvoie à l'apprentissage d'un savoir scientifique ou technique, c'est-à-dire pour l'enseigné à l'acquisition et la domination progressive de connaissances. Du point de vue de l'éducation proprement dite, elle renvoie à l'apprentissage des gestes, des conduites, et normes morales qui permettent l'intégration de l'enseigné à un groupe social déterminé. Les problèmes posés par l'éducation tiennent du reste à la multiplicité de ses déterminations, lesquelles entraînent une confusion dans leur solution même, si on s'en tient à l'éducation institutionnalisée, c'est-à-dire aux établissements scolaires et universitaires.
On peut en effet définir l'éducation par rapport à l'objet d'enseignement ; se pose alors la question de sa valeur scientifique, mais aussi de sa valeur pédagogique au sens strict aussi. Les difficultés se réfléchissent notamment au niveau des programmes qui doivent être adaptés aux possibilités d'acquisitions réelles de l'enseigné au regard de la maturation psychologique et sociale de l'enseigné. Et s'il est vrai que l'on n'utilise pas la même pédagogie avec des élèves de classes technologiques, éventuellement en difficultés scolaires, voire en voie de déscolarisation parfois, qu'avec des élèves mal entendants ou mal voyants, ou encore avec des élèves impétrants aux classes préparatoires au grandes écoles, dont le niveau est très proche de l'excellence, il nous faut admettre que la prise en compte de la diversité des élèves est un enjeu majeur de l'enseignement. Comment dès lors s'organiser, dans le cadre ordinaire de la classe, pour proposer une différenciation qui permette de construire les connaissances et compétences du socle commun pour les élèves non seulement les plus en difficulté, mais aussi en situation d'échec scolaire ou de handicap tout en donnant la possibilité aux autres d'aller plus loin ? En philosophie, le recours aux TIC est nécessaire, dès lors que l'on veut travailler avec des élèves dont le niveau delangue est déficient, qui plus est ont perdu confiance en eux. Il s'agit d'un outil incontournable pour l'enseignant qui veut relever le défi de l'individualisation.
Il faut bien évidemment en faire en cours un usage pertinent, lequel peut permettre aux élèves en difficulté, voire en situation d'échec scolaire et/ou de déscolarisation de reprendre confiance en eux, et par suite de progresser.
On remarque en effet que globalement, l'ordinateur et l'informatique bénéficient d'un a priori favorable chez les jeunes. Soit ils ne possèdent pas de matériel et sont alors très envieux de leurs camarades qui en utilisent, soit ils disposent déjà d'un ordinateur et pratiquent surtout les jeux et les programmes ludo-éducatifs. Cette situation apparaît donc très favorable à l'utilisation de l'ordinateur en classe puisqu'elle suscite surtout de l'enthousiasme et peu de rejet. De plus, si l'on ne peut nier que ce qui séduit l'enfant, c'est la convivialité de nombreux programmes, d'une part, et de l'utilisation en groupe, d'autre part, en tant que tenants de la maïeutique on ne peut que se réjouir aussi de ce que l'ordinateur et les contenus pédagogiquement conçus permettent à l'élève une autonomie dans l'apprentissage selon une problématique essai/erreur. Quant à ceux qui prônent davantage le modèle socio-cognitiviste, ils apprécient essentiellement et avant tout la valeur du travail de groupe, en tant que modalité d'acquisition des connaissances et champ symbolique de leur partage. Mais nous aurons l'occasion de revenir sur ce point ultérieurement.
Pour en savoir plus : lire l'intégralité de l'article sur France 2025
09:30 Publié dans Communication, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, 2025, tic, education numerique
03.02.2009
TECHNOROMANTISME
ART et ECOLOGIE et ARTS ET TECHNOLOGIES, ces deux problématiques sont reliées au seins de mon concept de TECHNOROMANTISME.
Nous devrions aussi créer un WIKI sur ces deux sujets.
Les documents visuels (DVD, films surtout) sur les créations récentes liées aux nouvelles technologies sont très difficiles à trouver.
Le site web de mon cours est visité par 250 000 personnes chaque année. http://stephan.barron.free.fr
Nous remercions les Artistes (arts technologiques, théatre, danse, musique...), ou institution (ECM...) qui souhaitent nous aider et nous informer en nous envoyant des DVD avec un descriptif
ou tout autre documentation (catalogue, imprimés, etc...).
Stéphan BARRON http://www.technoromanticism.com
10:58 Publié dans Art-média, Communication, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stéphane barrion, technoromantisme
25.01.2009
Evelyne Rogue, 6 milliards d'autres ou un problème de reconnaissance des consciences
« JE est un autre[1] ». Mais de quel autre s'agit-il ? S'agit-il de l'autre en moi ou de l'autre pour moi ? Est-ce à dire que je suis un étranger à moi-même au sens ou lorsque je dis "JE", ce "Je" est toujours un autre, autre que le moi auquel je me réfère, ou bien s'agit-il d'insister sur le fait que "JE est un autre" au sens où il y a de l'autre en moi, parce qu'avant tout, il y a de l'autre en soi et pour soi pour moi ? Sans doute est-ce à cette dernière interrogation que nous invite à réfléchir « 6 milliards d’autres[2] » de Yann Arthus-Bertrand. Loin du tumulte et de l'agitation du monde contemporain, loin de l'étourdissement, de l'excitation, voire de la surexcitation qui faisait dire à Pascal que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre[3] », Y. Arthus-Bertrand avec ces 5000 témoignages consultables sur le web, mais aussi son exposition présentée dans la nef du Grand Palais[4] nous invite à prendre le temps, mais n'importe quel temps.
La question se pose donc en termes de rapports entretenus par nos consciences ; autrement dit : ma conscience est-elle tributaire de celle d’autrui ? N’oublions donc jamais que la conscience n’est conscience de soi que parce qu’elle est conscience de soi pour une autre conscience de soi. De plus, sachant depuis longtemps que l'œuvre d'art est un symbole ou un système symbolique rigoureux, en tant qu'elle est sensée, sa vocation première, résidant dans le fait d’être une proposition de sens singulière ; il n'y a rien d'étonnant à ce que l'artiste interpelle l'internaute de la sorte. Etant conscient aussi du fait que l'expérience esthétique ne repose plus sur notre aptitude à apprécier le Beau, concept tombé en désuétude - du moins en ce qui concerne l’art à l’ère du numérique, et plus spécifiquement l'art en réseau - mais à dévoiler le sens - ou les sens cachés - de l’œuvre considérée, Y. Arthus-Bertrand sollicite toutes les facultés intellectuelles de l'homo significans : l'homme fabricateur de signes qui, à n'en pas douter, ne manquera pas de donner un sens à l'œuvre qu'il lui appartient plus ou moins de faire naître, sinon faire grandir sous ses yeux, en y participant lui-même. En effet, « lors de l’exposition, des studios de tournages permettront aux visiteurs d’être interviewés pour le projet dans les mêmes conditions que tous les reportages effectués pour « 6 milliards d’Autres ». » Et l’artiste d’ajouter : « Sur internet, les tournages de « 6 milliards d’Autres » auraient pu être sans fin : les rencontres avec les Autres guident toute une vie ! » Ainsi, Y. Arthus-Bertrand postule la participation du public, bien qu'il ne soit pas question de manipulation intensive de la souris, du clic, d'utilisation continue du trackball, comme cela est requis pour certaines autres créations de l'art en réseau.

[1] A. Rimbaud, Correspondance à Paul Memeny, 15 mai 1871
[3] Pascal, Pensées, Seuil, Paris, Trad. Lafuma, 1962, VIII, « Divertissement », 136 ( 139), p. 77.
[4] Exposition « 6 milliards d’Autres » du 10 janvier au 12 février 2009 ; Nef du Grand Palais, Avenue Winston Churchill, 75008 Paris. Ouvert de 12h à 20h du mercredi au lundi, jusqu'à 22h les vendredi et samedi. Fermé le mardi.
20:35 Publié dans Action humanitaire, Communication, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne rogue, yann arthus-bertrand, 6 milliards d'autres
21.01.2009
Publication de Miguel Chevalier 2000/2008.

Nouvelle publication de Miguel Chevalier 2000/2008.
Editions Monografik
Cette nouvelle monographie de 368 pages, avec une version en français et une version en anglais, présente le travail de Miguel Chevalier de ces huit dernières années (2000-2008). Elle témoigne de l’évolution de son œuvre qui aborde l’immatérialité dans l’art.
22:00 Publié dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art numérique, miguel chevalier
16.01.2009
Un distributeur de contenus libres à Bamako au Mali
Voici un petit reportage diffusé en juillet 2008 montrant ce qu’une association de jeunes informaticiens a créé dans une librairie-papeterie de Bamako, au Mali : un distributeur autonome de contenus numériques qu’ils ont nommé "La Source".
10:47 Publié dans Action humanitaire, Communication, Education, TIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, logiciel libre






