03/02/2013

Fête de l’Internet 2013

Fête de l’Internet 2013 : Emploi et mobilité

La Fête de l’Internet 2013 aura lieu du lundi 18 mars au dimanche 31 mars 2013 et la thématique retenue pour 2013 est « EMPLOI et MOBILITE ».

Comme pour chaque édition, cette thématique est fédératrice et généraliste : toutes les déclinaisons sont les bienvenues, notamment pour les plus jeunes et les plus âgés. Les visuels de la fête (logo, affiches…) seront bientôt mis en ligne sur NetPublic.fr.

Pour échanger sur la Fête de l’Internet (animations et activités à monter, idées à partager…), le groupe LinkedIn NetPublic est à la disposition de toutes et tous : http://www.linkedin.com/groups?gid=4730972

Fête de l’Internet 2013 : Emploi et mobilité

 

Pour sa 14e  édition, la Fête de l’Internet se tiendra cette année du 18 au 31 mars, soit 2 semaines comme en 2012,  afin de pouvoir inclure deux Week End et s’associer aux autres temps événementiels nationaux et européens consacrés au numérique dans le cadre de la stratégie numérique pour l’Europe : « Renforcer la culture numérique, les compétences et l’inclusion » :

La Fête de l’Internet 2013 est une initiative de la Délégation aux usages de l’Internet et de l’association Villes Internet, en partenariat avec le collectif de réseaux d’EPN CREATIF et le réseau européenTelecentre Europe. Cette année le partenariat est étendu au CLEMI.

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16/01/2013

La place des photos dans la vie numérique

Étude réalisée online du 13 au 20 novembre 2012 pour la CNIL auprès d'un échantillon de 1554 personnes âgés de 13 ans et plus. Interrogation d’un sur-échantillon de 300 adolescents âgés de 13 à 17 ans et de 200 jeunes âgés de 18 à 24 ans. Représentativité de l’échantillon assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, région, PCS du chef de famille). Questionnaire testé via trois focus group (13-17 ans, 18-24 ans, 25-50 ans) en amont de l’enquête.

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(Source : TNS Sofres) Pour en savoir plus : cliquez ici

09/07/2011

Revivez les Rencontres des acteurs publics

Ministres, parlementaires, représentants de la haute fonction publique, experts… Durant trois jours, tous les acteurs concernés sont venus faire le point sur la politique gouvernementale menée pour réformer l’État et la fonction publique.

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08/07/2011

Des propositions des députés pour une généralisation de la e-démocratie

Assemblée nationale

Dans un rapport sur les droits de l’individu dans la révolution numérique, adopté le 22 juin, les députés formulent des propositions pour une meilleure mise en place des outils numériques pour la démocratie et l’administration en zones rurales.

C’est un rapport somme: plus de 350 pages, et 54 propositions, pour orienter l’action publique, et garantir les droits des individus dans la révolution numérique. Fruit du travail de la mission d’information commune sur le droit de l’individu dans la révolution du numérique, et présenté par ses rapporteurs les députés Patrick Bloche (PS) et Patrice Verchère (UMP), le rapport a été adopté en commission le 23 juin. Transpartisant, il fait le point sur une très grande variété de sujets ayant trait au numérique: la presse, l’économie, le droit d’auteur, la vie privée, etc. Mais il fait aussi la part belle au secteur public, avec une série de propositions sur l’e-démocratie et l’e-administration.

Ne pas oublier les petites communes

Les députés constatent par exemple que si la Direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME) affirme entrer régulièrement en contact avec les communes pour les informer et leur fournir les outils leur permettant de mettre en place un site Internet, aucune évaluation du nombre de commune bénéficiant de cette aide n’existe. Ils préconisent donc « que l’ensemble des administrations centrales chargées du développement des services Internet de l’État fassent un plus grand effort d’information envers les élus locaux et partagent leur expérience. » Ils visent ici clairement la DGME, la direction de l’information légale et administrative (DILA), et la délégation aux usages de l’Internet (DUI).

Une proposition similaire est faite concernant les outils permettant le débat démocratique en ligne. Il est impératif selon le rapport, de « formuler des recommandations sur l’organisation de ces débats, leurs méthodes, leurs audits, la formation des organisateurs, lesquelles pourraient servir de référentiel pour les initiatives de e-démocratie prises par les institutions publiques. » Une tâche qui pourrait être assurée par la Commission nationale du débat public.

De manière générale, les propositions du rapport sont simplement l’état des lieux des débats actuels sur les questions du numérique. Mais dans les 54 propositions, nombreuses sont celles qui touchent juste, et permettraient d’améliorer les garanties des droits des individus sur Internet.

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06/07/2011

L'Internet des objets favorise la mutation des modèles économiques”

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Avec l'apparition des cyberobjets qui caractérisent la dualité bien/service des objets, en octroyant à ceux inertes des intelligences logicielles associées sur Internet, les modèles économiques en vigueur vont indubitablement muter.

Sur le marché actuel de la grande distribution, l’offre (des fabricants) rencontre la demande (des consommateurs) par le biais de la publicité et surtout de la grande distribution. La logique inhérente à ce modèle est aujourd’hui celle du "push", où des produits sont "poussés" vers un marché de masse : une entité fabricante s’adresse à plusieurs entités consommatrices, ce qu'on appelle le One-to-Many. La première conçoit et industrialise des produits avec l’aide des sociétés d’études de marché, puis les diffuse ensuite dans le circuit de la grande distribution à destination des seconds. Dans ce modèle, publicité mise à part, les distributeurs monopolisent les conditions d’accès aux consommateurs ainsi que leur partage (zones de chalandise). Avec des techniques permettant d’octroyer aux objets des capacités logicielles d’auto-organisation individuelles ou collectives, l’Internet des Objets va favoriser leur émergence en tant qu’acteurs à part entière des processus, faisant d’eux des "agents économiques".

Changements possibles

Il s’agit donc d’une opportunité historique pour mettre en œuvre de nouveaux modèles économiques, stimuler la demande solvable et transformer ainsi le marché de la grande consommation par le biais de nouveaux services. En l’occurrence les cyberobjets vont permettre d’inverser le modèle existant en permettant le passage d’une logique de "push" à une logique de "pull". Dans cette dernière, le consommateur pourra, selon ses besoins, interopérer (s’informer, négocier, comparer, acheter…) avec plusieurs objets. Et donc autant de fabricants. Ce modèle que nous pourrions qualifier de "Many-to-One" par opposition au précédent mais qui s’apparente plutôt à du "One-to-One", pourrait remettre en cause l’écosystème de la grande distribution tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Les raisons du changement

En effet, pour assurer cette interopérabilité contextuelle entre un consommateur et un fabricant ou producteur, ni ce dernier, ni les distributeurs ne seront en mesure de gérer l’unicité de la relation puisqu’ils sont actuellement organisés selon une logique de marché de masse. Ainsi, les "objets acteurs" (ou agents économiques) seront les seuls susceptibles de prendre en charge au niveau le plus subsidiaire qui soit- cet échange ou partage et d’instaurer le dialogue nécessaire, de façon située. Ce changement de paradigme permettra de passer d’une logique de distribution de masse à une logique tournée vers l’approvisionnement au détail, plus propice à des modèles de consommation consciente et éco responsable (connaissance des conditions de production, saisonnalité, bilan carbone), permettant la restauration du lien entre le consommateur et le producteur.

A noter que cette chronique a été rédigée en collaboration avec Muriel Lecomte, spécialisée dans les études de marché.

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05/07/2011

Les Français jugent l'e-administration pratique mais regrettent le contact direct

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Harris Interactive a mené une enquête sur le sujet de la perception de la e-administration. S'ils sont demandeurs, les Français n'en restent pas moins attachés aux traditions.

De nombreux Français regrettent que la e-administration soit le prétexte de supprimer des contacts directs avec les membres des services publics : 47% sont de cet avis contre 25% de satisfaits et 25% souhaitant un accroissement de la dématérialisation. L'hostilité est un peu plus marquée chez les femmes (50%) que chez les hommes (44%). Elle l'est davantage chez les personnes de 50 ans et plus (entre 57% et 59%) et parmi les répondants qui sont peu diplômés (63%). C'est le premier enseignement de l'étude menée par l'institut de sondage Harris Interactive à la demande de l'éditeur Berger Levrault.

Le principal regret des personnes interrogées est l'inadaptation d'Internet à toute la population (73% des répondants), ce qui est cohérent avec les différences notables de perception de la e-administration selon les catégories, même si la conscience d'un tel problème est assez largement partagée.

58% apprécient le côté pratique

Par contre, le côté pratique de la e-administration est bien souligné (58% des répondants), surtout par la catégorie des 18-34 ans (de 74 à 75% d'entre eux le soulignent) et par les diplômés du supérieur (64 à 65%). Il reste malgré tout une importante minorité à estimer les services actuels comme peu pratiques : 47% contre 49% d'un avis contraire.

L'usage d'Internet permet de couvrir des besoins courants. 62% des répondants regrettent qu'il soit plus compliqué de poser des questions précises. 57% estiment que la e-administration ne délivre pas un meilleur service que l'administration classique. Les Français sont donc certes séduits par la e-administration qui permet de faire aisément ses démarches de chez soi n'importe quand mais restent attachés à la qualité d'un service humain disponible en cas de difficulté.

 

Fiche technique de l'étude


Harris Interactive a menée une enquête par téléphone du 29 au 31 mai 2011 sponsorisée par l'éditeur de logiciels dédiés au secteur public Berger Levrault. L'étude a été menée selon la méthode des quotas et avec redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e). L'échantillon comportait 984 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.

Télécharger l'étude complète

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02/07/2011

Les appareils médicaux connectés devront rester simples, et abordables

Les individus cherchent de plus en plus des outils veillant à leur santé et bien être. Pour l'industrie, il faudra penser ces dispositifs tel un écosystème communiquant, offrant tant de l'expertise, que de la simplicité.

Un large segment de consommateurs est demandeur d'informations dans le domaine des dispositifs médicaux connectés. Ce ne sont pas pour autant les plus malades, mais davantage ceux cherchant des informations pouvant leur permettre une meilleure maîtrise de leur santé. Une étude d'IBM nommée "L'avenir des appareils médicaux connectés" indique que ces derniers souhaiteront communiquer à distance avec leurs médecins via ces outils. Ils espèrent d'ailleurs que le prix des outils actuellement utilisés contribuera à en produire de plus intelligents, ou souhaitent sinon pouvoir les louer. Mais reste que les principaux attributs recherchés sont la simplicité d'usage, la connexion en temps réel et un prix raisonnable, par exemple en dessous de 100 dollars.

Opportunité à saisir

Si le marché semble large, encore faut-il que les fabricants sachent l'appréhender. Ils devront ainsi renforcer leur collaboration avec leurs partenaires, puisque aujourd'hui, aucune société n'est capable de fournir un service complet. De plus, ils devront être acteurs de la standardisation future de ce type de données, pour intégrer leurs produits dans un écosystème communiquant. Pour IBM, les trois clefs du succès résideront également dans la capacité des appareils à prendre des mesures de manière automatique, à être interconnectés et surtout à être "intelligents". Cela afin qu'ils puissent par exemple donner des recommandations aux utilisateurs des données collectées.

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09:15 Publié dans E-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médecine

01/07/2011

Une proposition de loi pour la carte d’identité électronique

Carte d'identité estonnienne

Après le Sénat fin mai, c’est au tour de l’Assemblée nationale d’adopter la proposition de loi UMP visant à instaurer une nouvelle carte d’identité électronique. C’est chose faite le 30 juin. Le texte doit encore être débattu en séance publique à l’Assemblée. D’après la proposition de loi, cette nouvelle carte intégrera deux puces. La première contiendra les informations d’identité de son propriétaire (état civil, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales, photographie). Une seconde puce, facultative, permettra au titulaire de s’identifier sur internet et « de mettre en oeuvre sa signature électronique ». Le propriétaire de la carte pourra décider quelles informations il communique sur internet. Le projet de loi précise en outre que cette fonction de signature électronique ne pourra pas être exclusive d’un service commercial ou administratif: le refus de la deuxième puce ne sera donc pas discriminatoire.

Le rapporteur à l’Assemblée, Philippe Goujon (UMP) a fait adopter un amendement pour sécuriser la carte nationale d’identité (CNI) de la même manière que les passeports biométriques en prévoyant d’utiliser une seule et même base de données biométriques. Les deux titres sont pour l’instant émis à partir de deux bases différentes, et celle des CNI ne comporte aucune donnée biométrique.

L’Assemblée a aussi ajouté à la version du Sénat la précision explicite que les données personnelles contenues dans la base ne pourront être conservées que sur une durée limitée, conformément à la législation en vigueur.

Serge Blisko (PS) a dénoncé « la création d’une immense base de données concernant plusieurs dizaines de millions de Français » qui ne peut « pas passer par le biais d’une PPL sans étude d’impact ni avis du Conseil d’Etat ». Delphine Batho, également PS, a elle évoqué une « logique du fichage généralisé ».

Illustration: une carte d’identité électronique estonienne, Licence Creative Commons par Robert Gaal

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25/06/2011

E-administration : les Français à la fois demandeurs et conservateurs

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Harris Interactive a menée une enquête sur le sujet de la perception de la e-administration par les Français. S'ils sont demandeurs, les Français n'en restent pas moins attachés aux traditions.

De nombreux Français regrettent que la e-administration soit le prétexte de supprimer des contacts directs avec les membres des services publics : 47% sont de cet avis contre 25% de satisfaits et 25% souhaitant un accroissement de la dématérialisation. L'hostilité est particulièrement marquée chez les femmes, les peu diplômés et les personnes âgées. C'est le premier enseignement de l'étude menée par l'institut de sondage Harris Interactive à la demande de l'éditeur Berger Levrault.

Le principal regret des personnes interrogées est l'inadaptation d'Internet à toute la population (73% des répondants), ce qui est cohérent avec les différences notables de perception de la e-administration selon les catégories même si la conscience d'un tel problème est assez largement partagée.

Par contre, le côté pratique de la e-administration est bien souligné (58% des répondants), surtout par les hommes, les jeunes et les diplômés du supérieur. Il reste malgré tout une importante minorité à estimer les services actuels comme peu pratiques : 47% contre 49% d'un avis contraire. Encore une fois, il y a prédominance de cet avis négatif chez les personnes âgées, les femmes et les peu diplômés.

L'usage d'Internet permet de couvrir des besoins courants. 62% des répondants regrettent qu'il soit plus compliqué de poser des questions précises. 57% estiment que la e-administration ne délivre pas un meilleur service que l'administration classique.

Les Français sont donc certes séduits par la e-administration qui permet de faire aisément ses démarches de chez soi n'importe quand mais restent attachés à la qualité d'un service humain disponible en cas de difficulté.


Fiche technique de l'étude
Harris Interactive a menée une enquête par téléphone du 29 au 31 mai 2011 sponsorisée par l'éditeur de logiciels dédiés au secteur public Berger Levrault.

L'étude a été menée selon la méthode des quotas et avec redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e). L'échantillon comportait 984 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.

Télécharger l'étude complète

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22/06/2011

“Le développement des services en ligne permet d’améliorer le service aux non-internautes”

Franck Riester

Le député UMP Franck Riester, qui doit présenter de nouvelles propositions pour améliorer l’administration numérique, réagit à un sondage qui met en évidence un certain scepticisme des Français face aux services publics en ligne.

Les Français se plaignent d’une dématérialisation trop importante des services publics. A-t-on supprimé trop de guichets ou de permanences téléphoniques ?
Il m’apparaît étonnant d’opposer dématérialisation des services publics (développement des services en ligne) et services fournis par les autres canaux de l’administration (guichet, téléphone, etc.). Avec Internet, nous sommes résolument dans une logique de services complémentaires, en permettant un accès élargi aux services. Cette offre en ligne répond à des attentes fortes des usagers, comme la possibilité d’effectuer des démarches à tout moment ou à distance, par exemple. C’est l’une des conditions pour bâtir une administration moderne et innovante au service des usagers. D’ailleurs, l’utilisation de ces services par la grande majorité des Français internautes ne cesse de progresser.

Les Français apprécient le contact direct, au guichet ou au téléphone. Des alternatives de ce type sont-elles systématiquement mises en place, ou existe-t-il certains services publics 100 % numériques ?
À ma connaissance, aucun service en ligne ne s’est substitué pour les usagers à toute autre forme de canal. Bien au contraire, le développement des services en ligne permet indirectement d’améliorer le service aux non-internautes ; en effet, les transactions automatiques permettent de concentrer les ressources humaines sur l’accompagnement de ceux qui en ont besoin, pour répondre à des situations particulières ou répondre à ceux qui n’utilisent pas encore Internet pour réaliser leurs démarches.

La dématérialisation pose le problème de la fracture numérique, qui est générationnelle, sociale et culturelle. Y a-t-il un manque de formation des catégories défavorisées face au numérique (comme les seniors ou les personnes aux faibles revenus) ?
C’est un objectif : il faut permettre au maximum de Français d’accéder aux services qu’apportent le numérique et qui dépassent largement la sphère des démarches administratives. Ainsi, de nombreuses initiatives des collectivités territoriales ont été engagées pour accompagner les publics les plus éloignés du numérique vers ces outils, comme par exemple la création des cyberbases. Par ailleurs, le développement de l’Internet mobile représente une nouvelle opportunité, puisque la quasi-totalité des Français sont aujourd’hui équipés en terminaux mobiles.

Face à ces critiques de la dématérialisation, quelles nouvelles technologies pourraient permettre de simplifier les rapports usagers-administration, sans déshumaniser ?
Ce qu’il faut viser, c’est la possibilité pour toute personne engagée sur une démarche en ligne qui souhaite être accompagnée d’être orientée vers un accompagnement humain lorsqu’il est nécessaire. On peut penser aux technologies qui permettent de contacter un conseiller qui aide à la réalisation de la démarche en ligne ou répond à un point particulier (par exemple “clic to call” ou “clic to chat”). Là encore, on voit qu’Internet et contact humain ne s’opposent pas, mais se complètent pour offrir un service optimal à l’usager.

Quelles sont les avancées de votre groupe de travail ?
Les propositions que nous avions formulées il y a un an (téléchargez le rapport en PDF) ont été prises en compte par le gouvernement. Nous suivons attentivement leur mise en œuvre, jusqu’ici très satisfaisante. D’ailleurs, de premiers résultats encourageants ont été obtenus, notamment afin de rendre l’administration plus lisible et accessible sur Internet. Le ministre en charge de la Réforme de l’État, François Baroin, nous a demandé de formuler de nouvelles propositions. Ces dernières pourraient porter en particulier sur les enjeux d’innovation au sein de l’administration liés au développement des réseaux sociaux. L’objectif de ces propositions est de faire de la France le leader de l’administration électronique en Europe.

Ce type de signaux d’alarme sur la “déshumanisation” de l’administration est-il pris en compte par vos travaux ?
Tout à fait, les avancées technologiques permettant d’améliorer l’articulation entre les différents canaux nourrissent les propositions sur lesquelles le groupe d’experts du numérique et moi-même travaillons, et que nous présenterons au ministre en septembre prochain.

Propos recueillis par Antoine Laurent

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20/04/2011

Jérôme Filippini est le DSI de l’Etat

Jerome Filippini

Jérôme FILIPPINI, 42 ans, directeur, adjoint au secrétaire général du gouvernement, Serge Lasvignes, voit ses attributions élargies : il dirigera également la nouvelle direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’État.

Cette nouvelle direction, créée par décret le 22 février, “oriente, anime et coordonne les actions des administrations de l’État visant à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu par les systèmes d’information et de communication”. En tant qu’entité interministérielle, elle est rattachée au secrétariat général du gouvernement. Son objet est d’assurer la cohérence des travaux des différentes DSI des diverses administrations et établissements publics d’Etat ainsi que de mettre en oeuvre, le cas échéant, des mutualisations qui pourraient être ouvertes aux collectivités locales. La DISIC aura aussi un rôle de représentation de l’Etat dans les organisations internationales, notamment pour les travaux de normalisation. La création de réseaux ou de centres de calculs mutualisés (pour créer une « informatique en nuage » inter-administrative par exemple) relèvera de sa compétence.

Formé à l’IEP de Paris et à l’ENA, Jérôme Filippini a commencé sa carrière comme auditeur à la Cour des comptes en 1996. Secrétaire général adjoint de cette institution trois ans plus tard, il intègre la préfectorale en 2001 : il est, cette année-là, secrétaire général de la préfecture du Tarn-et-Garonne. En 2003, il se voit chargé de mission pour l’administration auprès du directeur de la logistique à la préfecture de police de Paris. Deux ans plus tard, il est nommé sous-directeur de l’administration et de la modernisation (direction de la logistique) à cette même préfecture puis, en 2006, sous-directeur de l’organisation et du fonctionnement des services déconcentrés à la direction de l’administration pénitentiaire, au ministère de la Justice. Avocat général à la Cour des comptes pendant deux ans, de septembre 2007 à juillet 2009, Jérôme Filippini avait ensuite été nommé directeur des systèmes d’information et de communication au ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales.

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14/04/2011

Un coffre fort numérique pour les profession libérales

Un coffre fort numérique pour les profession libérales

14 avril 2011
Coffre-Fort Numérique

Nicolas Sarkozy devance les assises de la simplification, qui débuteront le 29 avril à Bercy en proposant la création d’un « coffre-fort numérique », pour simplifier les déclarations administratives des professions libérales. Il contiendra les 70 documents nécessaires aux administrations.

Simplifier les démarches administratives des PME. C’est le but du « coffre-fort numérique », annoncé par Nicolas Sarkozy le 12 avril a Versailles, lors d’une table ronde sur le rôle économique des professions libérales. Les PME doivent effectuer chaque année plus de 70 déclarations à l’administration. L’effort consenti pour cela est considérable, et le Président de la République souhaite en inverser la charge, en donnant un point unique en ligne où consigner les documents. « Les entreprises libérales déposeraient leurs déclarations une fois pour toute sur un site sécurisé, qu’on appellerait coffre-fort numérique, et ce sont les administrations qui viendraient chercher dans ce coffre-fort numérique les informations dont elles ont besoin« , a-t-il expliqué.  »C’est aux administrations de gérer la complexité de la loi et non pas aux professionnels de la subir« , a estimé le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a proposé d’entamer le travail afin de mettre en place cet outil, et de le tester auprès des professions libérales, avant une éventuelle généralisation à toutes les entreprises.

 

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02/02/2009

« mon.service-public.fr »

«

Le compte personnel des démarches en ligne

Avec Mon.service-public.fr, accessible depuis le portail de l’administration française www.service-public.fr, les internautes peuvent aujourd’hui bénéficier d’un compte unique sécurisé et effectuer en toute confiance leurs démarches administratives en ligne. Depuis son ouverture le 15 décembre 2008 avec un premier bouquet de services, plus de 10.000 usagers ont déjà créé leur compte personnel administratif en ligne.

Créer son compte pour gérer facilement ses démarches administratives sur Internet

Mon.service-public.fr offre aux usagers la possibilité de créer leur compte sur Internet pour pouvoir effectuer en toute confiance leurs démarches administratives en ligne. Avec ce compte, ils disposent d’un espace confidentiel de stockage. Il est possible d’enregistrer une fois pour toutes l’ensemble des données usuelles (nom, prénom, adresse, etc.) et ainsi simplifier la saisie des formulaires administratifs en ligne.

C’est aussi l’endroit où les usagers pourront conserver en toute confiance les pièces justificatives dématérialisées échangées avec l’administration, avoir une vision d’ensemble de leurs démarches administratives en cours et gérer de façon individualisée leurs relations avec les administrations partenaires. Afin de faciliter le suivi des démarches, les utilisateurs de Mon.service-public.fr auront ainsi la possibilité de recevoir des alertes les informant sur l’état de traitement d’une démarche ou d’un dossier.

Conçu pour garantir la confidentialité des informations personnelles, respectueux des libertés individuelles, Mon.service-public.fr propose également aux utilisateurs des informations sur mesure en offrant la possibilité de mémoriser des fiches pratiques sur les droits et démarches et de sélectionner des contacts administratifs spécifiques à leurs besoins.

Le 15 décembre 2008, un premier cap a été franchi avec l’ouverture du service autour d’un premier bouquet de services. L’offre va ensuite progressivement s’étoffer au fil des mois.

Pour en savoir plus

26/01/2009

E-administration

Les référentiels de l'administration
Ouverture d’un espace de publication pour les références de l’administration électronique

La direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME)ouvre un espace dédié à la publication des documents de référence de l’administration électronique : references.modernisation.gouv.fr.

Le développement de l’administration électronique mobilise un réseau étendu d’acteurs : services centraux et déconcentrés de l’Etat, collectivités publiques, éditeurs de logiciel, prestataires de services, etc. Pour accroître la cohérence des systèmes d’information que conçoivent, développent et opèrent tous ces acteurs, le partage de standards et de normes est indispensable.

En ouvrant references.modernisation.gouv.fr, la DGME a souhaité faciliter l’accès aux documents de référence qui présentent l’état de l’art dans ces domaines.

Rassembler les documents de référence sur un site unique

Les documents de référence publiés sur cet espace étaient jusqu’à présent disséminés ou bien n’avaient pas encore été rendus publics. Dans un premier temps, on trouvera sur references.modernisation.gouv.fr dans leur version projet ou dès leur publication officielle :

  • Le référentiel général d’accessibilité dans les administrations (RGAA)
  • Le référentiel général de sécurité (RGS)
  • La charte ergonomique des sites Internet publics
  • Pour en savoir plus

e-démocratie

bird15.gif7ème Rencontres Démocr@tics
Les Vendredi 30 et Samedi 31 Janvier 2009 à Vandœuvre-lès-Nancy

La Ville de Vandœuvre-lès-Nancy organise les 7ème Rencontres Démocr@tics les Vendredi 30 et Samedi 31 Janvier 2009.

Cette édition abordera le thème des "Libertés Informatiques", en deux volets :

Nos libertés et Internet : Le Droit, les Pratiques, les Enjeux

  • Libertés logicielles et migration vers le Libre
  • Ces journées gratuites sont ouvertes à tous.
La journée du Vendredi, plus institutionnelle, se déroulera dans les locaux de l'INIST et s'articulera autour de deux tables rondes, l'une sur internet, l'autre sur la migration vers des Logiciels Libres.Une large place sera faite aux échanges avec la salle. Le nombre de places étant limité, nous vous demandons de vous inscrire afin de gérer au mieux votre accueil. Les débats seront retransmis en webvidéo en direct depuis le site par le Centre de Calcul de l'Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particule.

La journée du Samedi proposera un ensemble d'animations et de débats à la Médiathèque Jules Verne

Plus d’informations : www.lesdemocratics.net

Evelyne Rogue, Avenir de la démocratie ou Démocraties à-venir ? à lire sur le site France 2025

25/01/2009

L'e-mission 4 : Spéciale « LeWeb’08 Paris »

Quand les acteurs du web se préparent pour la crise, bilans 2008 et perspectives 2009

Présentée par Yannick Lejeune, l’e-mission propose tous les 15 jours de décrypter quelques thèmes informatiques entre « experts ». Au-delà des discours commerciaux, l’e-mission vise avant tout à faire découvrir l’innovation informatique pour l’entreprise de manière accessible, sans langue de bois.

Pour ce quatrième volet, l'équipe de l’e-mission est partie à la rencontre des acteurs du marché lors de la conférence LeWeb’08 afin de faire le point avec eux sur le bilan 2008 et de voir de quelle manière ils aborderont 2009.

Au programme des interviews

  • Jérome Bouteiller, créateur de Neteco.com : « La crise vue par un journaliste high-tech »
  • Olivier Ezratty, consultant en stratégie d’innovation : « Quelques tendances de la high-tech grand public en 2008 »
  • Jeff Clavier, fondateur et manager associé de SoftTech VC : « Quelques conseils pour faire financer son projet en temps de crise »
  • Loïc Le Meur, fondateur de Seesmic et créateur de la conférence LeWeb’08 : « Le management et le développement d’une start-up innovante par temps houleux »
  • Olivier Ruffin, créateur du Top des Blogs, fondateur et CTO de Ziki.com : « Le top des blogs, un outil statistique à base de mashup et d’API ouvertes »
  • Emery Doligé, blogueur influent : « Qu’apportent les nouvelles technologies à l’univers du marketing ? »
  • Igor Smirnoff, directeur du développement stratégique de Newspaperdirect,inc. : « Newspaperdirect, un service de dématérialisation de la presse sur e-book »

A noter : Dans le classement BusinessWeek des 100 personnalités les plus influentes du Web en 2008, deux Français que l’on retrouve dans l’e-mission 4 se placent dans le top 25. Jeff Clavier arrive en 4ème position juste derrière les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, ex-aequo avec Eric Schmidt, le PDG du moteur de recherche. Loïc Le Meur 11ème du classement, devance, quant à lui, des personnalités comme Rupert Murdoch, magnat des médias ou Jerry Yang, co-fondateur de Yahoo!

Pour en savoir plus

14:44 Publié dans E-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tic, e-mission

23/01/2009

France 2025, préparons demain à la cité des sciences

 

Outre la présentation de technologies spectaculaires et éco-efficientes, cette exposition invite à une réflexion sur l’enjeu de l’innovation pour les sociétés contemporaines.
France 2025, préparons demain accompagne les travaux du rapport France 2025 confiés par le Premier ministre au secrétaire d’Etat en charge de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique.

France 2025 et les TIC

20/01/2009

Exposition France 2025

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L'exposition France 2025, Préparons demain présente une sélection d'objets qui feront notre quotidien dans quinze ans.

L'exposition met en scène la France de 2025, en présentant les innovations qui auront un impact sur notre façon de travailler, de se déplacer, de se loger, de se nourrir, de se soigner et de vivre ensemble.

La scénographie futuriste permet de partir à la découverte d'objets éco-efficients et spectaculaires, présentés par des entreprises de renom. Elle s'adresse directement au visiteur, en l'invitant à se projeter dans le futur et ainsi contribuer à préparer demain.

Pour en savoir plus

11:32 Publié dans E-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france 2025

19/01/2009

Sondage Ifop sur le succès des réseaux sociaux

interro_003.GIFL’année 2008 a été marquée par un essor des réseaux sociaux en ligne au sein du grand public internaute français. Ceci se vérifie notamment par la mesure du score de notoriété des principaux réseaux sociaux : la proportion d’internautes connaissant au moins un de ceux testés dans le cadre de cette enquête annuelle a très fortement progressé cette année (+16 points). Parmi eux, Facebook, qui enregistre la plus forte progression et Myspace.

Lire les résultats du sondage d’Ifop : www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/reseauxsociaux2008....

12/01/2009

Evelyne Rogue, Avenir de la démocratie ou Démocraties à-venir ?

interro_003.GIFEtymologiquement parlant « démocratie » signifie uniquement « gouvernement du peuple ». En effet, ce terme composé d'une part de « démos », terme d'origine grecque signifiant peuple et « cratein » désignant « gouverner », ne peut que renvoyer au pouvoir ou gouvernement du peuple.

* Mais jusqu'à quel point est-il possible d'affirmer que le peuple gouverne ?
* Dans quelle mesure, est-il légitime de dire que le pouvoir appartient au peuple ?
* L'exercice du pouvoir par le peuple est-il possible ?

Chacun le sait, la démocratie désigne une forme de gouvernance parmi d'autres, étant elle-même entendue au sens de règne du peuple, dans son ensemble ou par ses représentants. Dans tous les cas, elle renvoie à l'idée du pouvoir légitime garantissant les droits individuels. Si nous ne pouvons nier que le pouvoir actuellement appartient aux représentants du peuple, est-ce une raison nécessaire et suffisante pour en conclure que nous sommes en démocratie au sens fort du terme ?*

La démocratie est en effet intrinsèquement liée à l'idée de liberté. Mais la liberté de chacun et de tous ne pourrait-elle pas conduire à l'anarchie ? Toute démocratie est alors liée aux lois. Aussi, dans quelle mesure les lois - en tant qu'elles nous sont imposées par une instance suprême (elle même pourtant élue par le peuple.. mais ne représentant au final que son humble et unique avis) - peuvent nous apparaître sous une autre forme que celle de la tyrannie ?

Pour Hobbes, la solution se trouve dans la non-confusion entre liberté et licence (i.e. absence de lois) ou liberté et empire. Et si Rousseau ne visait d'autre but que de concilier l'existence de la liberté et celle de la société, il n'en faut pas moins nous demander comment la société peut être solide alors qu'elle est composée d'individus culturellement dépendants ?

* Comment l'existence de la société, des lois et du pouvoir, peut être légitime ? La réponse se trouve - une fois de plus - dans le PACTE d'association qui fonde la société comme communauté juridique et politique. Or, si la politique concerne le bien et la liberté du peuple,
* qui mieux que le peuple peut savoir ce qui lui est profitable ?

-AkoZ-: L'élaboration groupée et synthétique de ce profit pour tous… Car ce n'est pas le fait d'un peuple ou d'une démocratie, termes quasi-usés à force de dérives réelles qui rapporte ce que sont tous ces individus pris comme une foule vivante et incorporée. Nous rejoignons là les notions passéiste de description des groupes humains, de typologie ou de classes qui sont bien éloignées parfois d'une réalité de terrain, mais plutôt permettent la description simplifiée de phénomènes de regroupement spontané et d'intérêts qui se rendent visibles par leurs similarités d'actions… ce ne sont en aucun cas les portraits de ces individus, mais une mise en "corps" facilitant une hiérarchisation dirigée par une autorité externe (le tyran ou l'élu abusif...): la comptabilisation statistique élabore alors des scénarii prompt à justifier des mouvements dits sociaux en rapport direct avec la gouvernance...

* Une solution se trouve-t-elle dans la politique 2.0, comme semble le laisser penser la présentation du projet « Socracy », selon laquelle « aujourd'hui les nouvelles idées politiques sont générées soit à l'intérieur des partis, soit par des associations. Ces organisations rassemblent des individus fortement intéressés par la politique en général; et prêts à y consacrer beaucoup de temps. Malheureusement, beaucoup de gens n'ont pas beaucoup de temps à leur disposition, et souvent ne souhaitent contribuer qu'aux domaines qui les touchent directement ou dans lesquels ils ont une compétence particulière. Nous nous privons ainsi de beaucoup d'avis et d'idées, pourtant émanant souvent de personnes très proches du terrain et parfois de véritables experts. » et le site d'insister sur le fait que « les outils collaboratifs de type Web 2.0 offrent à chacun un accès rapide et aisé à l'information, adapté à ses centres d'intérêt immédiats. Nous pouvons tous contribuer efficacement et bénéficier immédiatement des avis et retours d'autres internautes. Avec un minimum d'organisation, c'est toute la société civile qui peut être mobilisée pour résoudre les grandes problématiques de notre vie politique. »

D'aucuns se souviendront sans doute cependant de cette remarque de G. Bernanos : « la démocratie est l'état naturel des citoyens aptes à tout. Dès qu'ils sont en nombre, ils s'agglomèrent et forment une démocratie. Le mécanisme du suffrage universel leur convient à merveille, parce qu'il est logique que ces citoyens interchangeables finissent par s'en remettre au vote pour décider ce qu'ils seront chacun. Ils pourraient aussi bien employer le procédé de la courte paille. Il n'y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L'homme du peuple, n'étant pas apte à tout, ne saurait parler que de ce qu'il connaît, il comprend parfaitement que l'élection favorise les bavards. Qui bavarde sur le chantier est un fainéant. Laissé à lui-même, l'homme du peuple aurait la même conception du pouvoir que l'aristocrate - auquel il ressemble d'ailleurs par tant de traits - , le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre » (Georges Bernanos, « Les Grands Cimetières sous la lune », 1938). -AkoZ-: cela est tiré directement d'une époque ou l'imitation sociale, la dénomination des rôles étant pratiquement fermée (bourgeois-maitre/ouvriers...); et que les théories de classes faisaient refléter comme des groupes naturels d'humains: ce sont de fait des abus de langage qui loin d'ouvrir l'étendue des possibles d'une société, l'a pratiquement sclérosée dans l'oeuf: l'analyse ne faisait que justifier l'état de fait, voire jusqu'à le renforcer … E R: Sans doute, est-ce la raison pour laquelle certains penseurs de notre temps n'hésitent pas à affirmer que « jusqu'à présent, la démocratie ne fut qu'une illusion ». Selon eux, en effet, avec « le triomphe du simulacre, commence réellement la démocratie virtuelle » .

Qu'est-ce à dire alors ? Le cybermonde serait-il seul apte à engendrer la démocratie ? Quant à D. Nora, il ne cesse de tenter de démontrer, persuader et convaincre que la démocratie ne pourra trouver sa pleine réalisation que dans les nouvelles technologies appliquées au fonctionnement des réseaux tant locaux que nationaux… Telle est du reste l'utilisation qui est faite de « Public Electronic Network » (PEN) aux USA par exemple. Est-ce à dire alors que la démocratie en puissance hic et nunc ne pourra devenir démocratie en acte, c'est-à-dire effective que grâce à l'Internet ? La réponse ne saurait qu'être affirmative, si l'on en croit E. Besson, qui affirme qu' « Internet n'aime rien tant que la démocratie la plus absolue. Il aide à son évènement dans les Républiques qui s'en prévalent abusivement, comme dans les régimes qui la redoutent. De part et d'autre, le processus est le même : éveiller les consciences par l'accès à la connaissance et à l'information, relier les individus et leur révéler tout ce qu'ils peuvent partager, préparer les masses à concevoir un discours construit et les inviter à dialoguer avec le pouvoir en place. Insidieusement, Internet prépare le monde à un stade nouveau de la vie en communauté et du partage des pouvoirs. » (E. Besson, La République numérique) J. Attali, quant à lui, nous prédit certes que la démocratie « sera renforcée par l'apparition de nouvelles formes de participation des citoyens, notamment la multiplication des associations exprimant des exigences nouvelles » . Et notre auteur d'insister sur le fait que les nouvelles technologies de communication permettront d'inventer de nouvelles formes d'exercice de la citoyenneté : forums permanents, choix directs, téléréférendums, etc.

Rien ne semble donc pouvoir arrêter les progrès de la démocratie. Et si effectivement à Washington, Al Gore a lancé l'opération "réinventer le gouvernement", incitant les fonctionnaires fédéraux à utiliser les nouvelles technologies pour améliorer et simplifier les taches dont ils ont la charge, il n'en demeure pas moins que nous devons restés réservés quant à l'avènement prétendu de la démocratie par ce moyen. Certes, on peut d'ores et déjà consulter 10 000 documents administratifs sur Internet. Certaines municipalités américaines n'avaient d'ailleurs pas attendu le vice-président Gore pour établir des réseaux locaux. A Santa Monica, petite ville côtière à l'ouest de Los Angeles, le réseau électronique public PEN date de l'an 1988 ! L'accès à PEN est gratuit et démocratisé ; les écoles, lycées, collèges et bibliothèques de la ville sont tous dotés de terminaux accessibles au public. Le principe du libre accès a même si bien fonctionné que les sans-abri de Santa Monica ont obtenu par ce biais la création d'un programme mettant douches, casiers fermés et refuges nocturnes à leur disposition. Quant « aux discussions en ligne, elles ont servi de catalyseur à une initiative qui n'aurait probablement pas eu lieu sans elles », constate Keith Kurtz, responsable de PEN.

L'existence de réseaux similaires - à Berkeley, à Kleverland tentent donc de démontrer qu'administration ne rime pas forcément avec bureaucratie. De plus, un service de ce type peut être efficace à moindre coût : l'entretien du PEN de Santa Monica ne coûte que 120 000 dollars par an, plus le salaire de deux employés - sur un budget municipal de 200 millions de dollars. Aujourd'hui, ce réseau compte 6 500 usagers réguliers et 87 000 résistants. Les citoyens peuvent cependant trouver en ligne les informations concernant autant les transports publics, que les parcs, les jardins, les activités culturelles locales ; ils peuvent même suivre en détail les débats du conseil municipal et surtout… donner leur avis sur les projets de planning urbain ou tout sujet d'intérêt collectif.

Autrement dit, si l'on peut se permettre de poser que la démocratie trouvera sa réalisation effective dans le réseau des réseaux c'est sans doute parce qu'on définit ce dernier en faisant essentiellement appel à ses aspects positifs, tels que: liberté d'expression , audience mondiale , échange de compétences ; le tout se réfléchissant dans ce que certains se plaisent à nommer « intelligence collective » . Est-ce à dire alors qu'AgoraVox à ouvert la voie, une voie qu'il ne reste plus qu'à suivre et poursuivre ?

16/12/2008

"Communication", le deuxième atelier de l’innovention du web2territorial


Programmé le 16 décembre 2008 dans les locaux d’ARTESI Ile-de-France

Pour accompagner et outiller la transformation des pratiques des collectivités locales ou des associations vers un modèle d’information et de communication plus performant et ouvert, où les préoccupations des publics occupent une place centrale, les services du web 2.0 offrent de nombreuses opportunités. Ils permettent d’enrichir ou de renouveler les médias déjà existants au travers de la collecte et de l’agrégation d’informations, mais aussi d’introduire plus de réactivité et d’interactivité. Ils facilitent la création, la reprise et la diffusion virale des contenus. Ils favorisent les complémentarités entre les supports de communication. Ils permettent de développer des dynamiques communautaires d’écoute et d’échange inédites au sein des territoires.

"Communication", le deuxième atelier de l’innovention du web2territorial se tiendra le 16 décembre 2008 dans les locaux d’ARTESI Ile-de-France

Les Ateliers de l’innovention du web2territorial s’adressent aux acteurs publics (administrations, associations,…) d’Ile-de-France motivés et pro-actifs ayant ou non assisté au Forum de lancement.

Les Ateliers s’organisent autour d’une réunion d’une demi-journée en présentiel et d’un travail continu sur une plate-forme collaborative utilisant la « boiîte à outil du Web 2 Territorial » et visant à un forum de restitution qui se tiendra au mois de juin 2009 ;

Information et inscription : web2territorial.jimdo.com

09/12/2008

"Organisation" le premier atelier de l’innovention du web2territorial


Programmé le 12 décembre 2008 dans les locaux d’ARTESI Ile-de-France

Vers des organisations horizontales, décloisonnées et collaboratives …

L’intégration dans les pratiques quotidiennes d’outils et services du web 2.0 peut permettre d’améliorer les processus de fonctionnement interne des organisations publiques ou associatives. Le management des hommes et des projets peuvent gagner en souplesse et en efficacité en s’appuyant sur plus de participation, de transparence et de transversalité. Les activités de veille, de gestion documentaire, ou encore les dispositifs de formation peuvent être renforcés et augmentés. La circulation des informations, les échanges internes, ou encore les modes de réunion peuvent être fluidifiés et rendus plus conviviaux. De nouvelles briques d’intranet, simples à utiliser et faciles à partager, peuvent rendre les systèmes d’information plus agiles et faciliter la production collaborative.

Les Ateliers de l’innovention du web2territorial s’adressent aux acteurs publics (administrations, associations,…) d’Ile-de-France motivés et pro-actifs ayant ou non assisté au Forum de lancement.

Les Ateliers s’organisent autour d’une réunion d’une demi-journée en présentiel et d’un travail continu sur une plate-forme collaborative utilisant la « boiîte à outil du Web 2 Territorial » et visant à un forum de restitution qui se tiendra au mois de juin 2009 ;

Information et inscription : web2territorial.jimdo.com

08/12/2008

Journée nationale OTeN 2008

Le 9 décembre 2008 à la Caisse des Dépôts et Consignation

La Journée nationale OTeN 2008 se déroulera le 9 décembre 2008 à la Caisse des Dépôts et Consignation -72, avenue Pierre Mendes France – 75013 Paris

Au programme

10 h : Accueil – Café

10h15 : Introduction par Serge Bergamelli - Directeur du Département Equipement Numérique des Territoires de la CDC

  • La CDC et le numérique : un mandat, des actions, des partenaires
  • La CDC : plan « Elan 2020 », une vision à long terme

10h45 : L’OTeN et IRIS

  • Guy Jarnac, Président d’honneur de l’OTeN : l’Observatoire, un outil d’aide au développement du numérique, une démarche d’expertise
  • Emmanuel Vandamme et Philippe Ourliac : l’intelligence collective au service de l’analyse des projets, l’accompagnement et « l’assistance à la maîtrise d’usage »

11h15 : Table Ronde 1.0 : L’action des collectivités territoriales en faveur des filières numériques

  • Point de vue d’expert : intelligence économique et stratégies de développement, Philippe Clerc, Directeur de l’intelligence économique, de l’innovation et des TIC, Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie
  • Point de vue d’expert TIC : l’action des collectivités locales pour le soutien des filières, Véronique Kleck, Déléguée aux T.I.C., à l’enseignement supérieur, à la recherche, à l’éducation et à la démocratie participative – Association des régions de France
  • Pilote : Christophe Pannetier pour l’OTeN

12h30 : Déjeuner (salle B041)

Pour en savoir plus

Sondage « Associations, informatique et logiciels libres » jusqu’au 20 décembre 2008.

pencil2.gifLe questionnaire « Associations, informatique et logiciels libres » est une initiative conjointe de la CPCA, la Conférence Permanente des Coordinations Associatives et de l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Son but est d’étudier les usages informatiques des associations et leurs connaissances des logiciels libres.

Ce questionnaire à destination de toutes les associations, quelle que soit leur taille, vient de passer le cap des 300 réponses. Plus les réponses seront nombreuses et diversifiées, plus les résultats seront pertinents. N’hésitez pas à diffuser l’adresse du questionnaire : www.libreassociation.info/questionnaire.

04/12/2008

Entretiens territoriaux de Strasbourg 2008

interro_003.GIF1500 cadres supérieurs des fonctions publiques attendus à la 11ème édition, les 3 et 4 décembre 2008

Les mercredi 3 et jeudi 4 décembre prochains, le CNFPT - Centre national de la fonction publique territoriale - organisera, sous l'égide de l'Institut national des études territoriales, la 11è édition des Entretiens territoriaux de Strasbourg. L'événement national devenu incontournable pour les cadres supérieurs des fonctions publiques attend plus de 1500 acteurs des territoires (villes, régions, départements, services déconcentrés de l'Etat) au palais des congrès de Strasbourg.

Pour 2008, 45 débats seront proposés, avec en ligne de mire, le fil rouge « Elargir les frontières de l'action territoriale ». Place ainsi aux initiatives et réflexions extra nationales, transfrontalières, à la coopération décentralisée et Etat-collectivités. L'INET, la ville de Strasbourg et la CUS, l'Institut de la gouvernance territoriale basé à Kehl, le Conseil de l'Europe, l'ENA, le programme des Nations Unies pour le développement de Genève font partie, entre autres, des organisateurs des débats présentés par des associations professionnelles, collectivités et organismes d'Etat.

Egalement en ligne de mire, les problématiques liées au handicap : le CNFPT et la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie - la CNSA - proposent le jeudi 4 décembre, deux débats : « Comment ouvrir la fonction publique aux personnes handicapées ? » et « Handicap : comment la formation accompagne-t-elle l'évolution des pratiques ? ». A noter que cette 2ème conférence est ouverte gratuitement aux acteurs du Grand Est concernés par ce sujet.

Pour en savoir plus

02/12/2008

Collectivités territoriales et e-démocratie

Dans le cadre d’un Master II "web éditorial", Anne Le Bot a choisi comme sujet de mémoire les dispositifs de démocratie participative locale utilisant Internet. Elle a mis en place le blog www.memoire-e-democratie-locale.net/blog afin de recueillir des témoignages d’internautes, d’élus et d’animateurs de sites de collectivités locales sur ces dispositifs.

Son blog est déjà en lui-même un très bon exemple de "démocratie participative" sur Internet !


Comme en leur temps la radio puis la télévision, et même davantage que ces dernières, Internet a suscité de grands espoirs "démocratiques". Il est vrai que c’est un système décentralisé et fondé sur les échanges et la collaboration : de là à l’utopie démocratique, il n’y avait qu’un pas. En ces temps de "désenchantement démocratique" (Pascal Perrineau), Internet est souvent vu comme un moyen de rapprocher élus et habitants, notamment au niveau local (de la commune à la région).

De très nombreuses collectivités locales se sont dotées d’un site Internet afin d’informer les habitants, mais …
- Combien d’entre elles utilisent également ce site pour solliciter leur avis et débattre avec eux ?
- Et pour celles qui ont mis en place un tel dispositif, est-ce que les habitants et les élus s’y rencontrent ?
- Comment débattre quand chacun est chez soi, devant un écran d’ordinateur, et pas forcément au même moment ?
- Dans un débat "en vrai", beaucoup ne prennent pas la parole par timidité. Sur Internet, qui s’exprime ?
- Comment font ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’écrit ?
- Faut-il animer les débats sur Internet, ou au contraire laisser les internautes faire comme ils veulent ?
- Est-ce que les élus s’impliquent directement dans ce type de dispositif ? Est-ce une condition de l’intérêt des habitants, d’ailleurs ?

18:50 Publié dans E-démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie, ecjs

30/11/2008

Avenir de la démocratie et Web 2.0

democratie-8eadf.jpgEtymologiquement parlant « démocratie » ne signifie rien d’autre que gouvernement du peuple. En effet, ce terme composé d’une part de « démos », terme d’origine grecque signifiant peuple et « cratein » désignant « gouverner », ne peut que renvoyer au pouvoir ou gouvernement du peuple. Mais jusqu’à quel point est-il possible d’affirmer que le peuple gouverne ? Dans quelle mesure, est-il légitime de dire que le pouvoir appartient au peuple ? L’exercice du pouvoir par le peuple est-il possible ? Chacun le sait, la démocratie désigne une forme de gouvernement parmi d’autres, étant elle-même entendue au sens de règne du peuple, dans son ensemble ou par ses représentants. Dans tous les cas, elle renvoie à l’idée du pouvoir légitime qui garantissant les droits individuels. Si nous ne pouvons nier que le pouvoir actuellement appartient aux représentants du peuple, est-ce une raison nécessaire et suffisante pour en conclure que nous sommes en démocratie au sens fort du terme ?


La démocratie est en effet intrinsèquement liée à l’idée de liberté. Mais la liberté de chacun et de tous ne pourrait-elle pas conduire à l’anarchie ? Toute démocratie doit donc être subordonnée aux lois. Mais alors dans quelle mesure les lois - en tant qu’elles nous sont imposées par une instance suprême - peuvent nous apparaître sous une autre forme que celle de la tyrannie ? Pour Hobbes, la solution se trouve dans la non-confusion entre liberté et licence (i.e. absence de lois) ou liberté et empire. Et si Rousseau ne visait d’autre but que de concilier l’existence de la liberté et celle de la société, il n’en faut pas moins nous demander comment la société peut être solide alors qu’elle est composée d’individus attachés à leur indépendance ? Comment l’existence de la société, des lois et du pouvoir, peut être légitime ? La réponse se trouve - une fois de plus - dans le pacte d’association qui fonde la société comme communauté juridique et politique. Or, si la politique concerne le bien du peuple, qui mieux que le peuple peut savoir ce qui lui est profitable ? Alors la solution se trouve-t-elle dans la politique 2.0, comme semble le laisser penser la présentation du projet « Socracy », selon laquelle « aujourd'hui les nouvelles idées politiques sont générées soit à l'intérieur des partis, soit par des associations. Ces organisations rassemblent des individus fortement intéressés par la politique en général; et prêts à y consacrer beaucoup de temps. Malheureusement, beaucoup de gens n'ont pas beaucoup de temps à leur disposition, et souvent ne souhaitent contribuer qu'aux domaines qui les touchent directement ou dans lesquels ils ont une compétence particulière. Nous nous privons ainsi de beaucoup d'avis et d'idées, pourtant émanant souvent de personnes très proches du terrain et parfois de véritables experts. » et le site d’insister sur le fait que « les outils collaboratifs de type Web 2.0 offrent à chacun un accès rapide et aisé à l'information, adapté à ses centres d'intérêt immédiats. Nous pouvons tous contribuer efficacement et bénéficier immédiatement des avis et retours d'autres internautes. Avec un minimum d'organisation, c'est toute la société civile qui peut être mobilisée pour résoudre les grandes problématiques de notre vie politique"?