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23.08.2010

Pour ceux qui rentrent en IUT (institut universitaire de technologie)

mouspad1.gifVous trouverez sur le site de "IUT en ligne" des ressources e-learning dans tous les domaines et pour tous les DUT : cours,exercices...
http://www.iutenligne.net


Beaucoup de ressources sont en libre accès, d'autres réservées aux étudiants d'IUT qui doivent se connecter avec leur identifiant.

Le site est bien fait, les ressources faites par des enseignants d'IUT sont bien adaptées aux cursus DUT, un seul bémol : le moteur de recherche qui n'est pas très efficace.

De la part de : MartineArrou-vignod

20.08.2010

Pour tous ceux qui rentrent en classes préparatoires

livre_011.gifSur le site des classes préparatoires http://www.prepas.org/pagesperso/ vous trouverez des exercices, des cours et des conseils rédigés par les enseignants de classes préparatoires.
Si vous entrez en MPSI (ou PCSI) je vous conseille en maths le site de David Delaunay. vous y trouverez en plus des cours et des problèmes tous les exercices corrigés classiques de maths niveau prépa : http://mpsiddl.free.fr/index.php

De la part de : MartineArrou-vignod

25.07.2010

Intégrer des enfants sourds dans une classe

 

Un coup d’œil aux vainqueurs d’Imagine Cup 2010 : un avant-goût du futur ?

Dans quelques années, ils seront créateurs de start-ups innovantes, chercheurs reconnus, voire, pourquoi pas, à la tête des nouveaux géants de l’informatique. En attendant, et avec leurs compétences respectives, quatre cents étudiants ont planché dur à Varsovie, mi-juillet, lors de la compétition Imagine Cup, organisée par Microsoft (voir tous nos articles sur cette compétition).

Leur feuille de route était simple : mobiliser toutes leurs compétences en informatique pour relever l'un des « objectifs du millénaire » fixé par les Nations-Unies, et ce dans plusieurs catégories - « développement embarqué » (la création d'objets intelligents), « conception logicielle », « création animée », « challenge IT », « médias numériques ».

A ce petit jeu, les Français n'ont pas démérité (voir la news du 12 juillet) : avec son tapis permettant de détecter les chutes, par exemple, l'équipe Geras s'est classée à la troisième place mondiale dans la catégorie – nous vous les avions présenté ici. Même médaille de bronze pour  l'équipe Green Gears, inscrite dans la catégorie « création animée » … qui devrait d’ailleurs faire parler d’elle dans les mois à venir.

>> En attendant une prochaine victoire française, nous vous présentons en quelques lignes les projets qui ont remporté les cinq catégories :

Intégrer des enfants sourds dans une classe

thailande

Permettre à des enfants souffrant d’un déficit auditif, voire de surdité, de suivre les cours d'une classe tout ce qu’il y a de plus ordinaire, grâce à un logiciel utilisant à la fois de la reconnaissance vocale et faciale, un système de traduction en langage des signes, …

Le projet eyeFeel est le grand gagnant de la compétition dans la catégorie « création logicielle », l’une des deux catégories reine de la compétition. Développé par quatre étudiants de l’université Kasetsart, il fonctionne pour l’instant uniquement en anglais … mais devrait très prochainement bénéficier d’une version thaïe. « On veut rendre égaux tous les étudiants dans une classe … », explique Pichai Sodsai, l’un des membres de l’équipe.

Surveiller ses conso d’énergies … et économiser !

smarterme

Dépassé, le bon vieux compteur électrique. Le projet « SmarterME », vainqueur de la catégorie « développement embarqué », propose de visualiser, en un coup d’œil, outre les kilowatt-heure qui défilent, les différentes sources de consommation d’électricité dans votre maison.

Développé par une équipe taïwanaise de la National Chiao Tung University, le projet s’adresse pour l’instant aux familles … mais l’équipe a la ferme intention d’en développer une version capable de surveiller les consommations électriques d’un immeuble de bureau.

Ah oui, et si vous leur demandez comment ils en ont eu l’idée, les trois étudiants ont une réponse … déroutante : « Nous avons reçu un jour une facture astronomique … ». Tiens donc.

Recruter des volontaires via un jeu vidéo

Combattre la pauvreté, lutter contre les inégalités hommes-femmes, ou le réchauffement climatique. Dans Wildfire, jugé meilleur jeu vidéo de sa catégorie, vous ne vous battez pas contre des monstres, ou pour gagner des dollars, mais bien pour des causes « nobles », pour lesquelles vous devez recruter un maximum de volontaires.

Message subliminal diffusé par l’équipe By Implication, de l’Ateneo de Manila University, aux Philippines, auteur du jeu : oui, ces maux peuvent être éradiqués, pour peu que l’on travaille un peu ensemble … .

Regardez une démonstration de leur projet :

« On adore le game design, et on ne va pas s’arrêter là », promet déjà Philip Cheang, l’un des étudiants impliqués.

Des réseaux plus intelligents ?

La catégorie des réseaux est un peu particulière : contrairement aux autres, les concurrents sont jugés sur une performance live, et n’ont pas présenté un projet particulier. A ce petit jeu – narré en live ici - , c’est Weiqiu Wen, de la Huazhong University of Science and Technology. Quel rapport entre des réseaux et les objectifs du millénaire ? Simple : chacun des candidats devait réaliser un système capable de consommer le moins d’énergie possible.

L’imagination au pouvoir ?

30 heures pour penser, créer et réaliser un film animé : voilà, concrètement, le défi à relever dans la catégorie « création animée ». L’équipe taïwanaise Mirror Vita - 100% féminine ! - de la National Taipei University of Technology, a été jugée la meilleure dans ce défi.

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

22.07.2010

Lancement de la seconde édition du Prix de la Croissance Verte Numérique

dimanche 18 juillet 2010

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 12 juillet 2010.
Les innovations techniques et notamment l’internet et les nouvelles technologies numériques dites vertes représentent un gisement de croissance pour notre économie. Cette réflexion est à l’origine de la création en 2009 du « Prix de la croissance verte numérique ». Fait remarquable, le prix est la fruit de la collaboration entre les entreprises, leurs syndicats et associations professionnelles les chercheurs et l’Etat.

Ces acteurs ont en effet souhaité valoriser les initiatives innovantes : le MEDEF et la Fédération Française des Télécoms – en collaboration avec ACIDD* - ont ainsi proposé la création d’un prix national qui a trouvé toute sa place dans le « Plan France Numérique 2012** » et dont le succès de la première édition justifie déjà l’organisation de la seconde.
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont essentielles pour conjuguer croissance économique et développement durable : organiser le télétravail, optimiser les transports, le e-commerce, dématérialiser les procédures administratives, réduire la consommation énergétique des bâtiments, développer une économie qui émet peu de carbone…

L’Etat (ministère du Développement durable, secrétariat d’Etat à la Prospective et au développement de l’économie numérique, l’ADEME et OSEO), les entreprises (MEDEF, Alliance TICS, Fédération Française des Télécommunications, FIEEC-Fédération des industries électriques, électroniques et de communication et Syntec informatique), les chercheurs
(Institut Télécom), les acteurs de l’innovation (Caisse des Dépôts, Cap Digital) et ACIDD** se sont ainsi associés pour l’organiser.

Ce partenariat exceptionnel est l’illustration que l’innovation technique et économique est l’un des enjeux clés du développement durable et que les entreprises peuvent jouer pleinement leur rôle et engager leurs responsabilités.


*ACIDD : Association communication et information pour le développement durable.
**Plan France Numérique 2012 : plan de développement de l’économie numérique destiné à préparer la «France numérique» à l’horizon 2012.
***COSEI : Comité stratégique des éco-industries.

Les objectifs
• Récompenser l’invention, la création, le développement de technologies numériques au service du développement durable.
• Diffuser les bonnes pratiques et les nouvelles technologies grâce à l’exemple.
• Faciliter le démarrage de nouveaux marchés dans les domaines « TIC / DD ».
• Remettre un prix honorifique à 5 acteurs qui, dans leurs catégories, ont atteint de façon exemplaire un des objectifs visés : inventer, créer, expérimenter, développer des technologies numériques au service du développement durable (économie bas carbone, bâtiment intelligent, mobilités durables, économie localisée, diminutions de l’empreinte des TIC, réseaux intelligents de gestion d’énergie-smart grids, innovation…).
La participation est réservée aux entreprises ayant leur siège social en France, ou filiale française d’un groupe étranger.


Cinq catégories pour 5 lauréats
1. Le prix Numérique et développement durable de l’entreprise qui aura fait progresser nettement ses objectifs en matière d’environnement grâce aux TIC (efficacité énergétique, ou climat, ou bâtiment, ou mobilité durable…). Cette catégorie est ouverte à tous les secteurs d’activités sauf les entreprises du secteur du numérique (fabricants, éditeurs, opérateurs de télécommunication, prestataires de service).

2. Le prix PME de l’innovation numérique pour le développement durable de l’entreprise qui aura inventé, crée ou développé des solutions ou des services à base de technologies numériques. Ce prix vise notamment la mise en exergue des « start up » engagées dans la mise au point de technologies au service du développement durable.

3. Le prix Entreprise du numérique éco engagées de l’entreprise des TIC, tant matériel que réseaux que services et usages, pour sa démarche qui vise la réduction de l’empreinte environnementale de ses produits et services.

4. Le Prix « Enseignement supérieur et recherche »
Il s’agit de récompenser des initiatives issues du monde la recherche et de l’enseignement. Ce sont des projets et des réalisations de laboratoires de recherche, de juniors entreprises… toute sorte d’innovation : étudiants, jeunes chercheurs, entreprises incubées

5. Le Prix coup de cœur
Il récompense une initiative originale, curieuse, passionnante. Le jury a toute liberté pour ses règles d’attribution

Le calendrier du Prix 2010
• Juin 2010 : lancement de la 2ème édition et ouverture des candidatures
• 1er octobre : clôture des candidatures (à minuit)
• Mardi 23 novembre à 18h00 : Remise des prix à l’auditorium du MEDEF

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

20.07.2010

Kaptitude : Plateforme d’e-learning pour les laboratoires

La société Kaptitude est dédiée à l’édition de formations en ligne pour le monde du laboratoire. © Tanguy Cadieu /Naja

La société Kaptitude développe et commercialise des solutions d’e-learning pour la gestion des programmes de formation interne pour les laboratoires sur la prévention des risques, le management de la qualité et la diffusion des bonnes pratiques.
« Les laboratoires sont sans cesse soumis à de nouveaux risques ou de nouvelles contraintes réglementaires pour lesquels les professionnels doivent être formés » raconte Laurence Baron. Pour répondre à ces besoins de formation, elle a créé, en décembre 2008, la société Kaptitude dédiée à l’édition de formations en ligne pour le monde du laboratoire. « Nous développons et diffusons des solutions d’e-learning pour la gestion des programmes de formation interne sur la prévention des risques, le management de la qualité et la diffusion des bonnes pratiques » explique la fondatrice et Pdg de la société.

Des contenus élaborés avec des experts

Kaptitude propose donc des solutions complètes, de l’organisation des formations internes à leur évaluation. Ces solutions reposent sur une plateforme, accessible en ligne par plusieurs entreprises, offrant des modules de 20 minutes adaptables aux besoins des laboratoires et assurant l’autonomie des professionnels en formation, en même temps qu’une gestion du suivi. Pour l’élaboration des contenus, la Kaptitude a recours à des compétences externes dans le cadre de partenariats. « Les parcours de formation sur les contenus concernant les risques chimiques et biologiques sont développés avec l’Institut Pasteur. Nous collaborons également avec l’Inserm sur les thématiques du management de la qualité en laboratoire » précise Laurence Baron. Quatre modules sont déjà diffusés par Kaptitude. D’autres, notamment sur l’intoxication et sur les équipements de protection, seront mis sur le marché dans le courant de l’année.

18.07.2010

Programme SANKORE

PARIS, July 13, 2010 /PRNewswire/ -- Le mariage de l'éducation avec les technologies numériques s'annonce prometteur. Si, comme de nombreux pays, la France s'engage aujourd'hui dans cette révolution de l'éducation numérique, elle ...

PARIS, July 13, 2010 /PRNewswire/ -- Le mariage de l'éducation avec les technologies numériques s'annonce prometteur.

Si, comme de nombreux pays, la France s'engage aujourd'hui dans cette révolution de l'éducation numérique, elle entend, au travers du programme SANKORÉ, partager avec l'Afrique les bénéfices de cette révolution.

Le nom de SANKORÉ - qui est celui de l'une des plus anciennes universités du monde créée à Tombouctou au Mali - a été symboliquement donné à ce programme conçu avec les africains pour les africains.

Ce programme élaboré dans le cadre de la mission confiée par le Président de la République à Alain Madelin, ancien Ministre, sur la réalisation des objectifs du Millenium en matière d'éducation sur le continent africain, a été présenté lors du sommet Afrique-France de Nice les 31 mai et 1er juin 2010. Il est mis en oeuvre par la délégation Interministérielle à l'Education Numérique en Afrique (DIENA), créée à cet effet.

En transformant le bon vieux tableau noir en écran interactif, grâce à un équipement léger à faible coût (autour de 1 000 euros), les enseignants et les élèves des écoles africaines vont pouvoir accéder à toutes les richesses du patrimoine numérique éducatif.

Avec SANKORÉ, l'éducation numérique n'est plus réservée aux pays riches. Elle se partage. Elle devient une chance pour le développement en Afrique.

Une valise-pack contenant tout le matériel nécessaire à l'équipement d'une Classe Numérique a été remise aux Chefs d'Etat africains présents à Paris à l'occasion de la célébration du 14 juillet et du Cinquantenaire des Indépendances.

Les premiers programmes d'équipement de classes engagés au Sénégal, au Mali et au Burkina-Faso seront étendus à bref délai à l'ensemble des pays africains francophones. Ils sont complétés par un ambitieux programme de création de ressources éducatives numériques africaines et de formation des enseignants.

Le programme SANKORÉ entend contribuer à la création de nouvelles écoles et à la formation de nouveaux maîtres pour répondre aux défis de l'éducation de masse en Afrique.

Le programme sera accompagné par les collectivités locales françaises, dans le cadre de leur jumelage avec des villes africaines et de la coopération décentralisée.

Tous ces moyens font de SANKORÉ un programme exceptionnel, indispensable pour relever les défis de l'éducation de masse sur le continent africain et donner les meilleures chances à tous les enfants d'Afrique.

Télécharger la plaquette de présentation du programme Sankoré (http://www.educationnumeriquepourto...ankore.pdf)

Télécharger le Pack classe numérique Sankoré ( http://www.educationnumeriquepourto...ankore.htm)

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

15.07.2010

J’ai rêvé le cartable numérique

Et je m’en suis vite remis… Entre un espace numérique et un ordinateur portable, la notion de cartable numérique n’en finit pas depuis plus de 10 ans de servir de bannière à l’innovation en matière de TIC à l’école, dans le système scolaire. Nous avons déjà eu l’occasion de batailler sur l’utilisation abusive du terme « cartable » en tant qu’analogie porteuse de sens alors qu’en réalité elle est porteuse d’illusions.

Le cartable numérique, notion contradictoire et vide de sens

En effet le mot cartable emporte avec lui le mythe de l’école d’antan, alors que de plus en plus souvent les sacs à dos, besaces et autres sacs de transports ont rangé le terme cartable au rang des objets qui sentent bon l’ancien. Le paradoxe du cartable numérique est donc porteur et rencontre un écho auprès de tous les responsables éducatifs en mal de modernité (qu’ils appellent souvent innovation).

Le fait que de nombreux projets de « cartables numériques » (ou appelés ainsi) se développent en ce moment doit nous interroger, au delà de l’effet de mythe et de mode. Militant depuis longtemps pour un usage pertinent des TIC en éducation, mais d’un usage pensé au sens large du terme, je m’aperçois que cette expression comme d’autres anglicismes récents, e-learning, rapid-learning etc…, sert surtout à l’image de marque de ceux qui le promeuvent.

Autrement dit il s’agit d’abord d’opérations publicitaires. Quand un chef d’établissement déclare qu’avec telle ou telle technologie il a réussi à maintenir son effectif (TIC, visualiseur, TBI, cartables numériques etc…) on se pose la question du mode d’instrumentalisation de la machine.

En effet s’agit-il réellement d’un questionnement sur la place à donner aux TIC dans l’enseignement ou plutôt d’une intuition aux contours parfois mal définis ? L’observation de plusieurs projets d’introduction soit d’ordinateurs portables soit de portails numériques n’ayant pas eu de suite amène à réfléchir. D’autant plus que dans le même temps des initiatives qui ont duré ont pu permettre de comprendre ce qui se passe. Ce sont ces connaissances qu’il faut tenter de mettre à jour et de partager et de mettre en débat.

Les TIC dans l’éducation

La pertinence des TIC en éducation peut s’analyser sous plusieurs angles : amélioration de l’efficacité de l’enseignement ou de l’apprentissage, adaptation du système scolaire au monde environnant, finalité d’insertion professionnelle et sociale, développement d’un esprit critique dans une culture élargie. Chacun de ces quatre axes d’analyse peut servir d’entrée privilégiée. Mais il me semble qu’il faut plutôt après avoir analysé chaque axe les mettre en lien, en système, pour envisager tout projet d’usage des TIC en éducation.

Amélioration de l’apprentissage

Le discours d’évidence sur l’amélioration de l’apprentissage et/ou de l’enseignement doit toujours être interrogé. Entre la perception subjective de celui qui met en oeuvre, l’étude comparative des résultats avec et sans les TIC, l’observation de la motivation des élèves, ou encore l’effet de nouveauté qui attire, on s’aperçoit que de nombreux argumentaires oublient de préciser les repères réels de l’évaluation de cette amélioration. Quant aux recherches (dites) scientifiques sur l’efficacité de l’introduction des TIC en éducation il faut à chaque fois les resituer afin d’éviter le passage fatal de l’expérimentation contextualisée à la généralisation décontextualisée. On s’aperçoit que le passage d’une analyse micro à une synthèse macro reste très délicat.

La généralisation de l’innovation, ou encore des bonnes pratiques, reste un leurre que l’on n’a pas fini d’épuiser, tant l’amnésie est grande (et si l’on en croit Jacques Ellul, il s’agit de l’environnement « normal » du développement des technologies toujours considérées comme un « progrès » et donc « sans histoire »). La recherche de l’amélioration de l’efficacité de l’enseignement demande une très grande honnêteté en amont du projet lui-même.

Les ethnométhodologues nous rappelleraient que l’implication des acteurs et des chercheurs dans ce genre de dispositif est un des facteurs de trouble du résultat parmi les plus importants si elle n’est pas explicitée, et c’est souvent le cas…. quand il ne s’agit pas purement et simplement de trouble lié à une posture idéologique (cf. Bruno Latour) identifiable dans certains travaux scientifiques comme orientant les résultats. Quel chercheur parviendrait à se distancer clairement du commanditaire de la recherche, s’il ne commence pas par expliquer son lien avec ce commanditaire ? Et même dans ce cas, toute croyance de pureté doit être questionnée…. Analyser cette possible efficacité suppose donc de poser un cadre précis et d’être en particulier en mesurer d’articuler ce qui relève du pédagogique, du didactique, du psychosociologique et de l’économique.


Adapter le système scolaire

Le discours d’adaptation du système scolaire au monde environnant est tantôt celui de la modernité, tantôt celui du décalage. L’évidence de la modernité fait écho à l’évidence du progrès technique. Ce discours d’évidence s’appuie sur une croyance au progrès comme inéluctable et en évitant de se poser la question de l’apport réel de ces technologies.

Le discours du décalage est celui d’un questionnement fondamental de l’école que l’on peut aborder en se référent aux fondateurs du système scolaire actuel pour lesquels l’école avait pour mission d’éloigner l’enfant des risques de l’environnement familial pour le soumettre à un milieu encadré par la nation (ou par la religion) qui a charge de lui donner les moyens d’”être dans la société”. Mais cet être est vu de plusieurs façons : soit c’est un être docile, applicateur, soit c’est un être critique et distant, soit c’est un être constructeur ou dominateur de cette société…

Avec les TIC ces deux types de discours s’appliquent et peuvent même être des analyseurs. D’une part il y a la centration sur l’objet TIC (et sa modernité), d’autre par il y a la centration sur le Politique et la place de l’école dans la construction de la société, les TIC étant alors un des outils au service de ce projet. L’analyse des articles sur les TIC en éducation peut souvent s’appuyer sur cette classification. C’est ainsi que pour le cartable numérique on observe ces discours : ils sont tantôt inconscients, tantôt manipulateurs. S’ils sont inconscients ils mettent en évidence la force des représentations sociales et de leur construit sur les individus. S’ils sont manipulateurs alors ils révèlent l’instrumentalisation de l’outil.

Ainsi derrière des idéaux politiquement corrects se cachent parfois des ambitions plus pragmatiques : séduire les élèves, s’assurer une image de marque etc… Le cartable numérique se trouve donc pris lui aussi dans ces discours et demande donc une vigilance importante quand on veut mettre en place ce type de projet.

Insertion professionnelle

La finalité d’insertion professionnelle de l’école rejoint partiellement le discours du décalage. La puissance de ce discours augmente d’autant plus que la finalité de l’école renvoie celle-ci à son adéquation aux besoins de la société. Comme pour le décalage, elle peut se vêtir de plusieurs formes de discours plus ou moins explicités. Mais au delà, l’appel à la finalité professionnelle que l’on trouve fortement dans le discours sur l’orientation scolaire actuel invite celui qui veut faire un projet TIC à projeter la situation actuelle sur un avenir hypothétique.

Rappelons ici l’histoire de l’enseignement du langage Basic pour les élèves des classes de BEP tertiaire au début des années 80. On a pu observer à la même époque des mouvements variés : d’une part des contenus scolaires (même dans l’enseignement professionnel) qui n’avaient aucun rapport avec les véritables usages professionnels mais plutôt avec une représentation technicienne de ces usages (basée sur la pensée non pas de l’ensemble des professionnels mais de celle des seuls informaticiens); d’autre part des pratiques d’enseignement qui lorsque les élèves allaient en stage en milieu professionnel étaient largement en avance sur les pratiques professionnelles en vigueur (la projection ainsi faite s’appuyait alors sur la dynamique des milieux scolaires peu en phase avec le monde extérieur).

L’adéquation contenu de formation/besoins professionnels concordant est un mythe. Cela n’autorise pourtant pas n’importe quel discours, mais au contraire impose une vigilance très grande. Ainsi développer des cartables numériques (sous les deux définitions d’environnement et d’ordinateur portable) ne peut se targuer de cet argument. Tout au plus peut-elle envisager de mettre les élèves dans des situations d’adaptation et non pas de conformation ; mais encore faut-il que l’on ait réellement ce projet de développer la capacité d’adaptation à un environnement inconnu. Or le monde scolaire est particulièrement en difficulté face à cette compétence (du fait même de l’idée de programme et de programmation). Il est même davantage centré sur l’adéquation au modèle si l’on s’en tient à observer outre les programmes les modalités des dispositifs d’évaluation et de certification.

Éducation à l’esprit critique

La finalité d’éducation à l’esprit critique est ancienne dans le monde de l’éducation. Il faut revenir à Condorcet entre autres pour envisager le sens de cette approche en posant que l’éducation est à la base de l’égalité entre les hommes en permettant aux plus démunis d’accéder au savoir des plus riches et de ne plus rester enfermés dans l’ignorance. Autrement dit à la base de l’esprit critique il y a la connaissance. Mais dans le même temps Condorcet hésitait sur la question de la forme plus ou moins ouverte de cette instruction. Cette ambivalence est en réalité au fondement de toute éducation. La volonté de libérer et la volonté d’asservir peuvent être proches, et l’éducation à l’esprit critique être menacé par ceux-là même qui la revendique un plus tôt.

Développer un usage des TIC et des cartables numériques dans les écoles rentre donc bien dans le premier temps cher à Condorcet. On ne peut laisser dans l’ignorance au risque de l’inégalité. Mais dans quelle direction aller une fois le premier temps passé : certain veulent aller dans la maîtrise technique, arguant à l’instar de certains de la nécessité de connaître pour agir avec ces moyens. Ils trouvent parfois des alliés dans le développement de machines qui sont d’autant plus faciles pour l’usager qu’elles sont opaques et enfermantes. C’est le reproche fait à certaines approches actuelles qui consistent à proposer des outils qui sont directement utilisables.

Mais c’est oublier une autre donnée au moins aussi importante, mais dans un registre différent. La maîtrise technique ne peut faire oublier l’information et la communication qui sont véhiculés par ces techniques. Ainsi lorsque l’on met des ordinateurs portables dans la classe, reliés à Internet, on se trouve directement confrontés à cette question d’une autre nature : comment développer la connaissance et la maîtrise de l’information et de la communication ? Tout comme avec l’informatique se pose la question du niveau de connaissance « suffisant » pour accéder à une maîtrise mais qui ne mène pas à un sens critique qui irait jusqu’à la mise à mal de l’outil lui même et de ses potentialités.

Comme l’indique Jacques Ellul dans « le bluff technologique », les promoteurs des techniques n’ont pas intérêt à ce que la maîtrise en soit trop grande par les usagers, car ils risqueraient soit de détourner (s’ils le peuvent) les techniques qu’on leur propose, soit même les détruire (on se rappellera dans un autre genre la révolte des canuts contre les métiers mécaniques »…) Le monde de l’éducation parle souvent de l’esprit critique comme un fondement de son action, mais une observation fine des modes actuels de scolarisation montre qu’au sein de la relation maître-élève le vécu de cet esprit critique est beaucoup plus délicat.

Voici donc quatre éléments de réflexion pour fonder une réflexion sur le développement de projets de cartables numériques et plus largement des TIC dans un établissement scolaire. Sortir des évidences de toutes sortes est un préalable indispensable. Se situer personnellement face à de tels projets est un travail préalable que tout membre de l’éducation devrait faire avec le plus de courage et d’honnêteté possible…

Malheureusement on assiste à nouveau comme il y a vingt cinq ans avec le plan IPT à des discours d’évidence de même nature. Ils sont pareillement voués à ne pas avoir de suite pertinente au sein du système éducatif parce qu’ils ne sont pas réfléchis en tant que tels (mais les dénis sont nombreux dans ce domaine), mais aussi parce que la question des TIC ne se pose le plus souvent qu’isolément de la problématique globale de la scolarisation. Il semblerait pertinent, lorsque l’on engage de tels projets que l’on interroge outre les finalités (voir plus haut), la pédagogie, la didactique, la relation éducative, le projet éducatif, la vision de l’être humain, l’organisation scolaire et humaine, le sujet et son identité. C’est seulement à cette condition qu’un projet de cartable numérique peut prendre forme et alors répondre aux questions des finalités.

« À portée de la main  » est un élément essentiel de ces projets. Cela signifie, et on en revient à la relation fondamental entre l’homme et les objets techniques qui l’entourent, que l’outil sera le réel prolongement de l’être humain. « Nous sommes condamnés à être inventifs » disait Michel Serres à propos de l’ordinateur portable métaphorisé comme un morceau de cerveau externalisé. On s’étonne alors de voir encore nombre de projets de déploiement des TIC se limiter à des opinions de surface. Il y a pourtant matière à réfléchir. À moins que, comme nous l’avions écrit il y a plusieurs années que les TIC aient décidé de se passer du système scolaire pour permettre de répondre à l’angoisse de Condorcet permette l’égalité par l’accès de  tous aux savoirs. Mais cette fois ce serait sans l’école ?

Source et pour en savoir plus : cliquez ici

10.07.2010

INTERNET - La génération des 18-24 ans...

Un adolescent se connecte à Internet pour jouer en ligne le 5 janvier 2009.

Un adolescent se connecte à Internet pour jouer en ligne le 5 janvier 2009. DURAND FLORENCE/SIPA

INTERNET - La génération des 18-24 ans, hyperconsommatrice et pragmatique, a adopté de nouveaux comportements en baignant en permanence dans un environnement informatisé...

En quoi l’omniprésence du Net a changé notre comportement au quotidien, dans la vie perso et au boulot?

L’institut BVA esquisse à son tour un portrait de la «génération numérique» («digital natives») des 18-24 ans dans une longue étude. Car contrairement à la génération des baby-boomers, qui arrive à l’âge de la retraite, cette génération de jeunes actifs a grandi dans un environnement omniprésent de jeux vidéos, d’ordinateurs, de téléphone mobiles. Ce qui crée un rapport au temps et à l'espace «qui casse toutes les règles des générations précédentes», résume l'institut BVA.

Etude très techno

Cette étude a été conduite auprès de 98 jeunes de 18 à 24 ans de fin novembre 2009 à mi-février 2010, comparés à un groupe témoin de 35 à 55 ans. Pour la première fois, l’institut a recouru à des moyens très high-tech: capture de leur activité PC sur une semaine grâce à des logiciels, utilisation de lunettes-caméras lors de leurs déplacements quotidiens, enregistrements vidéo de leurs dîners et soirées…

Hyperconsommateur averti

Côté conso, les membres du panel sont hyperconsommateurs mais pas dupes. Dans leur rapport à la consommation, ces jeunes ont intégré une forte capacité de décodage des approches marketing et une recherche permanente de la compétitivité. Ils maîtrisent donc la relation marchande considérée comme «ludique».

Autre nouveauté, leur habitude à zapper en permanence avec les outils numériques influe sur leurs comportements dans la vraie vie. «Il conforte cette habitude en cherchant à contourner les problèmes. Evitant au maximum l’affrontement, il présuppose que, comme sur Google, il y a toujours une solution au problème», qui passe par le contournement des problèmes.

Pragmatisme et donnant-donnant dans le monde du travail

Y compris dans le monde du travail. «L'individu numérique connaît les codes d'intégration au monde du travail», qui passe par une nécessité d'adaptation: mobilité géographique, flexibilité du statut, pratique linguistique multiple, souligne l'étude.

Pour autant, cette génération a adopté, dans le monde de l’entreprise,«un rapport de séduction réciproque mais dans une négociation plus concrète, plus pratique» basée sur le «donnant-donnant», comme sur les horaires ou les RTT.

D’ailleurs, «dans son environnement professionnel, il respecte la compétence mais pas l’autorité liée à la hiérarchie ou à l’âge et n’a que faire des dimensions statutaires», souligne BVA. Il adopte une attitude marquée par «beaucoup de détachement» vis-à-vis des promesses d'évolution de carrière.

Une génération rebelle? «Près des trois-quarts des jeunes numériques que nous avons interrogés nous ont déclaré vouloir être entrepreneurs. Non pas pour faire éclore un projet professionnel, mais simplement pour ne pas avoir de patron et être payés à la juste valeur de ce qu’ils produisent», souligne dans l’étude Edouard Le Maréchal, de BVA.

Capucine Cousin
Source et pour en savoir plus : cliquez ici

23.06.2010

Grands Prix de l'Innovation 2010

 

L’Appel à Projets de Paris Développement

Chercheurs, ingénieurs, étudiants … vous avez placé l’innovation au cœur de votre projet ? Alors concourrez en ligne aux Grands Prix de l’Innovation 2010 et accélérez le cycle de création de votre entreprise en gagnant l’un des 5 prix de 15 000 € et en intégrant (sous conditions) l’un des incubateurs ou pépinières de la Ville de Paris.

5 catégories de prix dans les domaines suivants :

  • Numérique
  • Santé / Biotech
  • Design
  • Eco-innovations
  • Services innovants

Soutenir l’innovation

La Ville de Paris souhaite, à travers les Grands Prix de l’Innovation 2010, soutenir la création d’entreprises innovantes et récompenser celles et ceux qui vont par leur créativité améliorer la vie de la cité et développer le tissu économique parisien. La Ville de Paris a confié à Paris Développement, son agence de développement ainsi qu’au Laboratoire Paris Région Innovation (PRIL), l’organisation de ces Grands Prix.

Une cérémonie prestigieuse

Jean-Louis Missika, adjoint au Maire chargé de l’Innovation, de la Recherche et des Universités remettra, le lundi 13 décembre 2010, ces cinq prix de 15 000 € aux gagnants des Grands Prix de l’Innovation 2010. La réception, donnée en l’honneur des lauréats, regroupera l'ensemble de la communauté scientifique et les principaux acteurs de la création d'entreprises. Une bonne occasion de développer la notoriété de son projet.

Comment participer :

Pour concourir à l’une ou l’autre des catégories de prix, il vous suffit de remplir en ligne un dossier de candidature avant le 2 juillet 2010 en cliquant ici.

Contact : grandsprixinnovation@parisdeveloppement.com

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18.06.2010

L'université s'enregistre et s'écoute en podcast en temps réel

L’université de Californie installe un système d’enregistrement et de diffusion dans ses classes. Celui-ci permet à ses étudiants de suivre les cours en podcast en quasi temps réel.

"Le podcasting et la diffusion web sont des outils d’apprentissage très efficaces", explique Daniel Bustos, coordinateur de la conception des technologies pédagogiques à l’université de l’UCLA à Los Angeles. Bonne élève, l’université a déployé au sein du campus un dispositif permettant aux étudiants de pouvoir accéder en podcast à un grand nombre de cours enregistrés sur place. Ce, en quasi temps réel. Elle a installé dans plus de quarante salles de cours des encodeurs audio sur IP Barix Instreamer. Ceux-ci, fournis par la société Barix spécialisée dans les systèmes de contrôle et de surveillance sur IP, envoient le contenu des leçons sous forme de flux MP3 à un centre d’enregistrement situé dans la bibliothèque principale du campus.

Rendre les cours accessibles à tous

Les cours, une fois uploadés sur l’un des six ordinateurs de la salle, sont ensuite envoyés au serveur podcast central de l’université, qui les rend disponibles sur un site spécial. Le tout, en quelques minutes, afin de permettre aux étudiants de profiter immédiatement - et gratuitement - du contenu de la leçon qu’ils ont suivie. « Le système est surtout avantageux pour les étudiants qui souffrent de troubles de l’apprentissage ou dont l’anglais n’est pas la langue maternelle », ajoute Daniel Bustos. Plusieurs disciplines peuvent être suivies de la sorte, de la chimie aux sciences politiques en passant par la psychologie et l’astronomie.

Vers un déploiement général du système

Au niveau des salles de classe, le dispositif est on ne peut plus simple. Il suffit aux chargés de cours de mettre en marche au bon moment un microphone sans fil, qui intercepte les contenus audio et les transmet aux encodeurs, via quelques systèmes de sonorisation intermédiaires. « L’enregistrement débute et se termine automatiquement dans chaque salle de classe participante, selon un horaire établi », rappelle Daniel Bustos. A terme, le système devrait être installé sur l’ensemble des salles de classe, au nombre de deux cents.*

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